Le négationnisme, un mal répandu

Je souhaitais répondre ici aux questionnements qui ont suivi mon dernier article sur la série Black Earth Rising : « Mais pourquoi le négationnisme ? Quel en est le but ? Est-ce toujours de l’idéologie, ou bien de l’ignorance ?». À l’approche des 25èmes commémorations officielles du génocide contre les Tutsi, le 7 avril prochain, ces interrogations sont cruciales.

L’histoire du génocide contre les Tutsi est une histoire complexe. Il faut s’intéresser assez à la vérité pour choisir ses sources auprès des femmes et des hommes qui furent témoins – et non du côté des coupables s’il fallait le préciser – afin d’en comprendre les enjeux.

Pour la plupart des personnes qui font le travail de transmission de la mémoire du génocide, le plus difficile est de contrer le négationnisme, tant il est répandu et tant il prend diverses formes. À l’image du fléau qui touche les autres génocides du XXème siècle, le négationnisme et le révisionnisme du génocide contre les Tutsi ont de très nombreuses causes et l’on ne peut jamais être certains de la raison qui pousse les faussaires de l’histoire à produire tant de confusion.

Ce qui est certain, c’est que notre histoire est récente. Elle a 25 ans à peine. Autant dire qu’elle s’est déroulée hier. 

Celles et ceux qui ont pensé le génocide, qu’ils aient pris les machettes ou qu’ils aient dirigé les tueurs, sont encore en vie.

Présents en nombre au sein de nos communautés, notamment en France et en Belgique, ils sont actifs politiquement. Ils possèdent leurs associations, puissantes et bruyantes. Ils font des écrits, des conférences, ils et elles nouent des amitiés politiques, journalistiques et culturelles.

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