Il convient, nous dit-on, de ne point parler des dépravation sexuelles de Lanzmann, puisqu'il vient de mourir et qu'il ne peut se défendre, ou alors, à la grande rigueur, en employant le conditionnel. Soit. Mais du coup, on apprend aussi (en tout cas les gens comme moi qui ne font pas partie du sérail) que Lanzmann a vendu à la bibliothèque de Yale il y a quelques mois, les lettres d'amour que Simone de Beauvoir lui avait adressées.
Si ces lettres, et c'est probablement le cas, ont une valeur littéraire ou scientifique et quelles avaient par conséquent vocation à être mises à la disposition des chercheurs, alors Lanzmann devait les donner, à la BN en France de préférence (me semble-t-il) ou pourquoi pas, à Yale qui a, parait-il, un important fonds Beauvoir. Mais quelle petitesse doublée d'une faute morale que de les vendre!
Décidément, le personnage n'était pas très ragoûtant.