Organisation du référendum citoyen : ça sent l'arnaque

Moins de vingt-quatre heures après la mise en route du référendum ça bloque, ça bug, bref, c'est déjà le bordel. Incompétence ou sabotage larvé?

Pour voter au référendum il va falloir, outre un ordinateur, pas mal de patience. Passons sur le fait que, pour aller de la première à la seconde page, il faut, non seulement s'y reprendre à plusieurs fois quand on clique sur "suivant", mais recommencer à zéro, plusieurs fois également. Que l'on peut perdre du temps à trouver la France dans la liste des pays : les concepteurs du site ne l'ont pas mise à sa place alphabétique comme c'est toujours le cas lorsque l'on est obligé de passer par un menu déroulant, mais en tête de liste. Encore quelques instants de perdus et l'énervement qui point. Cerise sur le gâteau, ce 14 juin à 17 heures trente, une fois la première page remplie, on apprend que la procédure de vérification à bugué et qu'il faudra tout reprendre à zéro plus tard.

Il est impensable que ces mini contre temps qui, au final en font perdre pas mal, soient dus à l'incompétence des informaticiens qui ont conçu ce programme. Pourquoi d'ailleurs avoir choisi, pour la première fois dans l'histoire de notre pays cette procédure qui bien entendu laissera sur le bord du  chemin tous les électeurs qui n'ont pas d'ordinateur et/ou qui sont mal à l'aise avec internet, au lieu d'un vote classique? Pour faire des économies? Pour faire moderne? Allons donc! Pour que le nombre des citoyens qui va se lasser ou se désespérer soit le plus grand possible. C'est aussi simple que cela.

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