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Dès qu'il a eu connaissance du dérapage de Benalla, Strzoda a dit devant la commission que c'était lui qui avait pris la décision de suspendre celui-ci pendant deux semaines, et de redéfinir (partiellement) ses missions. Décision approuvée par Macron, puisque à son retour d'Océanie il n'a rien changé à ces dispositions. Sanction très légère donc, d'autant que l'on a encore vu Benalla dans la proximité de Macron et de son épouse, et qui s'apparentait plus à une mesure conservatoire qu'à une sanction, comme le lui ont fait remarquer plusieurs députés.
La question qu'ont oublié de poser les députés à Strzoda est donc celle-ci : y a-t-il eu un fait nouveau entre le 3 mai et le moment où Macron a décidé de virer Benalla en même temps qu'il qualifiait "d'inacceptable" le comportement de ce dernier place de la Contrescarpe? La réponse étant immanquablement "non", la duplicité de Macron, seulement soucieux de limiter les dégâts après que les journaux et l'opinion publique se soient emparés de l'affaire éclatait au grand jour.
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