il y a 140 ans devant le mur des fédérés du Père Lachaise

Cela fait 140 ans ce samedi, 147 Communards étaient fusillés par les Versaillais, les collabos de l'époque.

Pendant quelques mois les Parisiens avaient rêvé d'un monde plus juste plus fraternel, las les Versaillais veillaient.

Depuis 140 ans nous n'en finissons pas de rêver qu'un autre monde eût été possible, mais les bourgeois qui nous avaient déjà confisqué la révolution de 1789 n'entendaient pas que le pouvoir revînt au peuple.

Aujourd'hui, une classe politique aidée par la presse officielle réécrit sans arrêt l'Histoire, se donnant le beau rôle tandis que le peuple continue de croire aux valeurs qui n'ont jamais été les siennes mais que l'école, la télé diffusent chaque jour pour travestir la vérité.

Cette classe politique, avec l'affaire DSK, montre enfin son vrai visage, celui d'une oligarchie uniquement préoccupée de son avenir et de celui de ses enfants. Avez-vous entendu le silence assourdissant des politiques de tous bords ? Ils ont tellement de casseroles que le mot d'ordre est à la discrétion.

Du côté de Madrid, de Tunisie, de Syrie, de Lybie nous parviennent les clameurs de tous ceux qui souffrent, sommes-nous en état de les entendre et surtout de les écouter ?

La grande peur du pouvoir, actuellement, est que cette soif de liberté soit contagieuse. La France, patrie des droits de l'Homme, ne saurait être comparée à toutes ces dictatures où la liberté est confisqué, et pourtant, pourtant comme chantait Aznavour, il se trouve que bien des Français s'identifient à ces gueux, cette impression de se faire baiser finit par devenir certitude et alors la peur commence à changer de camp.

Je ne songe pas à blâmer la droite, elle fait son boulot : exploiter, toujours exploiter, sans état d'âme, mais conformément au Droit, celui que ses élus peaufinent chaque jour un peu plus afin de préserver ses intérêts.

Mais la gauche, ah la gauche, toujours prête à donner des leçons de vertu, où est-elle aujourd'hui ?

Un parti socialiste phagocité par des énarques, des bourgeois, complètement étranger aux souffrances d'un peuple qu'il prétend représenter, étranger aux principes qui ont permis de se sentir enfin respecté.

Il semblerait que les jeunes de ce pays aient enfin compris qu'on leur faisait prendre des vessies pour des lanternes. Ils n'ont plus envie de jouer à ce jeu de dupes, ils ne croient plus aux promesses fallacieuses des politiques de tous bord, ils considèrent que le temps est venu de changer enfin ce système pseudo-démocratique.

Une nouvelle nuit du 4 août sera la bienvenue, et les nouveaux aristos on les pendra à la lanterne.

Y aura-t-il des lendemains qui chanteront ?

Une chose est sûre : on ne peut pas continuer ainsi, alors ...

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