Ne me parlez pas de l'autre sexe, en fait de beauté il n'y a aucune comparaison. Songez aux hanches grasses que tout sculpteur est obligé d'alléger et aux lourdes mamelles que l'artiste doit représenter petites, rondes et fermes et figurez vous les lignes exquises d'un corps d'éphèbe.
Quiconque aime la beauté ne peut hésiter une seconde. Les grecs qui avaient le sens de la plastique savaient bien qu'il n'y a pas de comparaison possible.
Ne dites pas cela, la vénus de milo est aussi belle que n'importe quelle statue d'apollon, les courbes pleines ont plus d'attraits pour moi que vos lignes maigres.
Votre coupable instinct sexuel naturel vous empêche d'adorer la forme la plus noble de la beauté. La haute stature et la longueur des membres donnent de la distinction, la légèreté donne de la grâce; les femmes sont tassées. Vous devez reconnaître que le corps de l'éphèbe est plus noble, plus spirituel.
Votre sculpteur sait parfaitement qu'il est aussi difficile de trouver la forme idéale chez l'éphèbe que chez la jeune fille. S'il doit modifier le corps féminin le plus parfait, il sera également obligé de modifier le corps masculin le plus parfait. S'il embellit les seins et les hanches de la jeune fille, il doit aussi épaissir les côtes du jeune homme, diminuer les gros saillants des genoux et les chevilles épaisses et laides.
Les femmes n'ont pas de cerveau et consacrent toute leur intelligence à de mesquines vanités, à des jalousies personnelles. Aucune camaraderie intellectuelle n'est possible avec elles. Elles aiment parler de chiffons et non d'idées, de l'apparence des gens et non de leur essence.
La passion d'une femme est dégradante. Elle essaye toujours de tenter, de séduire. Elle excite votre désir pour satisfaire surtout sa vanité qui est insatiable. Avec un éphèbe, nulle vanité, nulle jalousie n'entre en jeu et par conséquent nulle rouerie de séduction et par conséquent le désir demeure toujours frais et ardent.
Ce que vous dites Oscar, prouve combien vous connaissez peu les femmes. Si vous expliquiez tout cela à la jeune fille qui vous aime, elle le comprendrait immédiatement et sa tendresse grandirait avec l'oubli d'elle même, car nous nous élevons tous en nous donnant. Et si la femme, plus que l'homme a soif de caresses, c'est parcequ'elle est plus tendre et plus capable d'un amour profond.
Vous dites des bêtises Frank, vous répétez des lieux communs rebattus. Je pars ce soir pour six mois, une maîtresse aurait été malade d'envie, de méchanceté et de jalousie.
Votre raisonnement est illogique, si la maîtresse est jalouse, c'est qu'elle s'est donnée plus complètement; ce désir de possession exclusive est le défaut de son amour et de sa tendresse; elle veut faire tout pour vous, être avec vous et vous aider en tout et si vous êtes malade, pauvre ou en danger, vous verrez qu'elle vous apportera d'avantage que n'importe quel éphèbe.
Ce grossier sarcasme n'est pas un argument. Quel est l'aliment de la passion si ce n'est la beauté seule, la beauté toujours
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