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Billet de blog 24 septembre 2014

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la grève d'Air-France est symptomatique du pays

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80 ans d'âge et incapable de se mettre au goût du jour

Le personnel naviguant refuse l'inévitable au nom des avantages acquis 

Pas question de réduire le salaire des pilotes 

Les vacanciers septembristes l'ont mauvaise

Majorité et opposition se taisent bien sûr

or l'état détient 20% du capital

et peut donc taper du poing sur la table

Moi je commencerai par réduire le salaire des dirigeants

ainsi la pillule -15% passera mieux pour les pilotes 

s'ils ne sont pas contents qu'ils se barrent

et s'ils refusent je les remplace par des militaires

comme Reagan jadis avec les contrôleurs du ciel US

Air-France : la grève contre les grévistes

"Les pilotes au boulot !", ont scandé entre 500 et 600 salariés d'Air France qui se sont rassemblés mercredi midi devant le siège de la compagnie aérienne à l'aéroport de Roissy-Charles-De-Gaulle.

De 500 à 600 salariés d'Air France se sont rassemblés mercredi midi devant le siège de la compagnie aérienne à l'aéroport de Roissy-Charles-De-Gaulle, pour dire leur opposition à la grève des pilotes en cours depuis 10 jours.

"Les pilotes au boulot ! Non à la grève", ont scandé les manifestants. Leurs sandwiches du midi à la main, des personnels au sol et d'escale, agents de maintenance, techniciens, quelques pilotes et des commerciaux de l'entreprise, ont dit être venus dans un "mouvement spontané".

"Je suis très en colère", a dit Jean-Pierre Bernasse, agent au sol qui travaille depuis 36 ans chez Air France.

"On a su relever l'entreprise en se serrant la ceinture pendant des années, et une minorité de nantis met tout en danger. Les pilotes parlent de dumping social, mais ce n'est que pour eux, c'est un mouvement ultra-corporatiste", a-t-il ajouté.

Les inquiétudes des syndicats de pilotes se cristallisent autour d'une compagnie à bas coût paneuropéenne qui imposerait à ses pilotes des contrats de statut local, soulevant un risque de "dumping social", selon eux.

"Je ne comprends pas le projet de mes collègues pilotes, je ne comprends pas qu'on fasse grève contre la croissance", a déclaré Jérôme Cormouls, commandant de bord A320, une feuille de papier "non à la grève" épinglée à la boutonnière de son uniforme.

"Aujourd'hui, je ne me sens pas le droit de confisquer les fruits des efforts faits par 56 000 salariés de l'entreprise depuis des années", a t-il ajouté sous les applaudissements des manifestants.

Interrogé sur la mise en place d'un contrat unique aux conditions d'Air France pour tous les pilotes, réclamé par les grévistes, Paul Thevenon, commandant A320, a dit : "Le contrat unique, c'est un déni de la réalité économique du low cost."

"À part le développement sur le marché du loisir européen, les compagnies aériennes classiques n'ont pas d'autres moyens, si nous ne prenons pas ce marché, d'autres le prendront", a t-il ajouté. La grève des syndicats de pilotes Air France cloue au sol plus de la moitié des avions depuis le 15 septembre.

 Le Point - 24/09/2014 

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