Art, technique et humanisme

 

Ce texte a pour ambition de proposer les contours d'une réfléxion philosophique souhaitant permettre de définir une démarche politique contemporaine liée à la notion d'humanisme relative à l'art et à notre conception moderne du progrès technique.

 

Cette réfléxion se présente en trois parties :

 

1) Historique concernant mon parcours personnel m'ayant conduit à cette démarche.

 

2) Présentation du projet philosophique et politique

 

3) Différentes possibilités de mise en oeuvre et perspectives.

 

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1) Historique : lors de la création en 1996, d'un pole artistique alternatif j'ai été améné en tant que décorateur de soirées technos à vivre au sein de l'établissement Diderot, alors laissé en friche et mis à la disposition d'un collectif artistique ayant auparavant fait partie du collectif de l'Hopital ephémère.

 

Cette expérience de squat alternatif regroupant des artistes d'horizons divers et partageant la volonté commune de maintenir un espace dédié à la créativité artistique, fut pour moi synonyme d'une expérience de liberté et de projet d'auto-gestion lié à un idéal de maintenir une solidarité entre différents créateurs de façon parfois relativement anarchique.

 

Il y eut durant cette période de liberté, différentes ambitions et défis n'ayant pas permis de faire perdurer cette initiative.

 

L'ambition de cet espace fut à la fois artistique et social : il existait au sein d'un même lieu une ambition artistique et une volonté de revendiquer l'ambition et l'utopie anarchique d'un squat, de prétendre que la dynamique artistique mélée au monde de la rue, n'en serait que plus créative et parviendrait en quelque sorte à proposer un supplément d'âme permettant de canalyser cette forme de déchéance, on peut considèrer que le projet alternatif puisque non officiel c'est à dire underground visait à permettre de créer une émulation ou la dynamique artistique parviendrait à contrer une certaine précarité sociale synonyme d'une certaine insouciance.

 

l'art donc, la liberté artistique et créative en tant que cristallisateur d'une cohésion sociale et synonyme de la construction d'un idéal.

 

un projet libertaire autogéré donc, qui n'a pas fonctionné faute d'une gestion adéquate permettant de créer une discipline et une dynamique créative qui permette d'accomplir son projet idéologique.

 

au terme de cette expérience et ayant participé à l'ensemble des activités visant à permettre aussi bien de gérer l'établissement, ainsi que les différentes activités au sein de ce projet alternatif, et malgré son échec, le projet pédagogique et culturel me semblait toutefois original et visionnaire et demandant de construire une officialisation de cette démarche de façon plus constructive.

 

j'ai donc souhaité proposer l'idée d'un chantier école, et ayant rencontré le directeur de l'école d'art de Cergy souhaitant créer une annexe de son établissement à paris le projet me semblait cohérent de permettre d'officialiser la rénovation de cet établissement au bénéfice d'une structure officielle d'art contemporain structutrée par une école et permettant également d'accueillir des association afin de conserver le caractère alternatif et multiformes des différentes activités possibles au sein de cet établissement de 15 000 m².

 

une recherche sur l'historique de cet établissement Diderot m'a amené également à prendre en compte l'héritage de son projet humaniste lié à l'enseignement technique et de concevoir un prolongement de cette ambition philosophique et humaniste non plus seulement sous la forme du progrès et de l'enseignement technique, mais par une adaptation contemporaine d'aprés la vision d'une conception de l'humanisme lié à l'émancipation de l'art et des technologies contemporaines.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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