De l’ordre des valeurs ou des valeurs de l’ordre

ordre

 

 

 

Je ne sais pas si tout petit Darmanin rangeait ses cubes n’importe comment, toujours est-il qu’aujourd’hui son discours fait preuve d’une pensée très dangereusement dérangée.

Déjà, partant du présupposé que la police serait mariée avec la population, on n’ose imaginer les êtres monstrueux qui pourraient être issus des frénétiques copulations consécutives à une telle union.

Mais lorsque Gérald Darmanin parle de la police et sa population, il nous dévoile, à l’insu de son plein gré, le fond peu ragoûtant de sa pensée : la population est donc ou doit être l’épouse soumise passive et obéissante de la police.

Celles et ceux qui pensaient encore naïvement que la police devrait être au service de la population en prennent donc pour leur grade.

Il est clair que pour Gérald Darmanin, l’ordre des valeurs s’efface au profit des valeurs de l’ordre.

En rangs par deux, silence dans les rangs.

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