GILETS JAUNES : LES LIMITES (suite)

Un oubli à ne pas laisser passer

J'ai failli oublier un point très important des limites déjà énoncées et cohérent avec celles-ci.

La critique progressiste de l'impôt devrait être non pas celle de son existence, comme tous ceux qui dénoncent le niveau, selon eux, anormalement élevé des "prélèvements obligatoires" mais de sa répartition entre catégories sociales et de son usage en termes de services publics. 

Or, on trouve dans ce qui apparaît des GJ bien des critiques de l'impôt en soi. Celles ci ne peuvent que réjouir les tenants de l'ordre libéral toujours prompts à dénoncer le "trop d'Etat".

Ceci couplé avec le referendum risque d'aboutir à des absurdités. Imaginons un référendum prévoyant une diminution d'impôt pour tous, riches ou pauvres (par exemple la TVA) remportant, évidemment, un franc succès, suivi deux mois plus tard d'un second referendum exigeant un développement des services et notamment le rétablissement de la présence d'un bureau de poste dans chaque village remportant lui aussi la faveur des électeurs. Bon courage pour le gouvernement qui devra gérer l'ensemble.

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