30 07 2017.
Proposition de transduction.
En 1928, première signalisation à propos d’une modification de la parois intérieure de la boite crânienne d’un humain, manifestant une augmentation de la vascularisation. Selon toute vraisemblance, l’apparition reconnue de l’émergence du passage du système masticatoire de 32 dents, à celui de 28 dents, correspond. Dans la seconde partie du 20éme siècle, les dentistes constatent que les cas de distorsion de l’implantation des dents de la face antérieure de la mâchoire se multiplient, nécessitant la pose d’appareils de correction.
Depuis, il semble que le phénomène s’amplifie. Les dents - dites de sagesse -, reliquat de la période ou notre alimentation – approvisionnement énergétique -, était pauvre, et ou il fallait un équipement de broyeuses puissantes pour traiter des aliments fibreux et coriaces, crus, ont disparu, ou n’arrivent plus à sortie normalement, ce qui nécessite l’extraction. Il semblerait que le schéma de croissance évolutive de la mâchoire parte en quenouille, car les incisives et canines parent un peu n’importe comment. Petit a parte culturel : Le port d’appareillage, de bagues et autres ferrailles, qui dans la seconde partie du 20éme était plutôt ressenti par les juvéniles comme honteux, à dissimuler – il faut dire que à l’époque, les propositions de la faculté n’était pas vraiment très esthétiques – se rapprocherait plutôt du rituel de passage.
Il faut bien reconnaître que depuis 1/2 siècle, notre alimentation a bien changé. La part de glucides, de protides, de lipides a considérablement augmenté. L’apport de glucose – le sucre – s’est multiplié. On peut le regretter, s’élever contre ses excès ! C’est un fait ! Et cela a un retentissement sur notre métabolisme, sur son évolution. Nous savons quel retentissements ont pu avoir l’élaboration d’artefacts – extensions de notre corps, la domestication de feu, l’apport massif de fruits de mer, les changements climatiques – réchauffement, particulièrement -, dans le processus de cérébrogénése du genre homo, depuis Habilis, Ergaster, Erectus, et Sapiens. Le cas de Néanderthal est à considérer à part. Ce rameau cousin, issu semble – t - il lui aussi de Erectus, mais d’un modèle plus ancien que Sapiens, était doté, lui, d’un cerveau oscillant entre 1600 et 2000 cc. Nous, sapiens Sapiens, plafonnons à 1500 cc. Ce qu’il faut savoir, c’est que la cérébrogénése se construit par 18 - j’hésite, car c’est peut être 28 – vagues de méioses successives. Le processus de cérébrogénése évolutive est manifeste dans l’observation du volume cérébral de tous les rameaux hominidés qui se sont succédé. Néanderthal, lui, semble avoir « bénéficié » d’une méiose supplémentaire. Nous ignorons comment fonctionnait le cerveau des néandertalien, comment ils s’en servaient, quelle « intelligence » était la leur, mais force est de constater qu’ils étaient mieux dotés en volume que nous ! Si, du fait de leur ancienneté, ils ont gagné une méiose – processus évolutif logique – il se pourrait alors que notre tour soit venu, d’une 19 éme – 29 éme ?!?! - méiose!
Dans le cadre de la contraction cranio-faciale, nous pourrions alors interpréter le surcroît de vascularisation, la perte de dents de sagesse, la dérégulation de l’implantation des incisives, comme ne faisant partie que d’un seul et même processus d’évolution de la cérébrogénése. Et cela tombe pile au moment ou les échanges entre les différentes « tentes » s’amplifient, ainsi que les tensions qui vont avec, ou la transgression énergétique vient défoncer la porte, ou la sixième extinction de masse vient menacer notre survie. Pour faire court, alors que la planète traverse un phase évolutive de grande ampleur, l’évolution nous dote d’un système de traitement de l’information ultra performant pour y faire face ! Et ce n’est pas que un saut biologique évolutif , en tension avec notre environnement métabolique ! C’est également un saut de conscience, de culture inouï. Nous basculons en conscience biosphérique, et l’évolution saute du biologique pur, au culturel. L’Évolution devient encore plus culturelle. Devenant consciente, elle devient « orientable » ! Nous devenons Homo Sapiens 3. Homo Sapiens 3 qui va accomplir l’Anthropocène. Et cela va dépoter !!! Cela dépote déjà !
L’espèce humaine est en train de muter, de franchir un saut évolutif, de la même ampleur que celle qui a vu émerger Homo sapiens, il y a probablement un peu plus de 300 000 ans !!!
De quoi renvoyer la plus part des considérations actuelles sur la loi travail, l’indemnisation des frais médicaux, les trafics d’êtres humains, les ressources alimentaires et hydriques, la surpopulation planétaire, la disponibilité en minéraux ou en hydrocarbures, au rang d’épiphénomènes superficiels sans grande importance !
J’ai précédemment explicité l’hypothèse selon laquelle l’embriogénése du foêtus humain avait des correspondances avec la croissance cellulaire d’un méta organisme Humanité. La terre étant alors notre matrice. Selon cette hypothèse, à la fin de la grossesse, il y a expulsion du foêtus – et il faut bien en saisir le processus - et transgression énergétique. Mais, après ????
Et c’est là ou nous changeons de point d’application. Nous avons bien compris que la transgression énergétique en cour va nous amener à un réchauffement, non pas de 2° , mais plutôt de 5°-6° !! Nous pouvons aisément comprendre que la planète va se reconfigurer pour s’adapter au changement de paramètres. Énergétique. Nous savons que si le Groenland fond, la mer montera de 16 m. Si l’Antarctique fond, cela montera de 70 m. J’ignore si cela vous est déjà arrivé de faire un peu de recherche sur la paléogéologie, mais on y apprend que, outre la dérive des continents et autre activités minérales, il y a eu des périodes ou le niveau de la mer était 250 m au dessus du niveau actuel. Hors, sauf grossière erreur de ma part, le volume global des océans ne varie guère. Si ce n’est pas le paramètre du volume d’eau qui varie, quel autre paramètre peut varier pour induire une montée des eaux de 250 m ?
Il faudrait alors admettre que c’est la terre qui change de volume !!! Que la terre est elle aussi à l’inspir expir. Qu’elle est dans un rythme d’expansion- contraction ! Quelle respire ?!?! J’avoue manquer d’informations pour étayer cette hypothèse. Mais, par contre, cela pourrait se recouper avec l’hypothèse de l’ »accouchement » ! Si la Terre, gravide, a grossi pour mener à bien la gestation de l’Humanité, normalement, post post-partum, elle dégonfle, maigrit.
Nous pourrions alors envisager une montée des eaux, non pas de 10m-15m, mais bien plutôt de 50 m !!! Peut être plus ! Ce qui change singulièrement la donne. Parce que le paysage change nettement plus. La surface émergée – utile – diminue. Les capacités production de la biomasse, donc de disponibilité énergétique ne sont plus les mêmes.
Ajoutez à cela que, dans les modèles qui arrivent, du fait de l’acidification des océans, le phytoplancton chute, du fait de la destruction massive des massifs forestiers, la phytosphére est en régression, et la photosynthèse itou. Non seulement nous augmentons le taux de Co2 atmosphérique de façon extravagante et dangereuse, mais nous diminuons le taux d’O ! Nous savons expérimentalement que le taux d’oxygène régule la croissance, la taille des organismes. Si, pour nous adapter à une réduction du domaine de prédation, pour nous adapter à une réduction de notre consommation énergétique – cela plairait beaucoup à Werber !- nous réduisons notre taille, et que, simultanément, nous augmentons notre cérébralisation, c’est alors une mutation énorme qui nous pend au nez. Nous coévoluons avec la planète, et commençons à la cogérer. Ce qui confirmerait mon hypothèse de système neurovégétatif planétaire ! Nous découvrons ce qui va advenir dans les deux prochains millénaires, et sans doute plus !
Bon ! Alors, maintenant, on fait quoi ? Et bien, on ouvre le livre, et on charge consciemment notre bel organe cérébral qui nous advient par l’évolution de la vie, pour trouver les moyens pour faire avec ce qui va nous tomber sur le râble. Il est temps de se servir de notre exomémoire – l’acquis - pour faire avec l’inné, l’environnement. Nous nous écartons de la biologie brute, le matériel, pour passer dans l’immatériel, la culture, l’esprit. Et il ne me semble pas que ce soit le soucis principal de la majorité de ceux qui prétendent actuellement nous diriger.
Mais ce n’est qu’une proposition de transduction de quelqu’un qui a déjà affronté la mort, qui sait qu’elle l’a toujours à l’œil, et que cela s’accélère bigrement, en phase avec tout le reste.
Toujours rendez vous pour 2050 ?
Le vieux dans la montagne.