JNSPQD
Abonné·e de Mediapart

247 Billets

3 Éditions

Billet de blog 3 mars 2011

Le symbole Plaza de Mayo utilisé de la même manière que le symbole de la résistance palestinienne, pour satisfaire son ego?

Réédité le 4/02/2011 pour ajouter une précision sémantique qui montre ou bien la méconnaissance ou alors la confusion volontaire de genres et de symboles de la part de l'auteur du billet titre "PLAZA DE MAYO..." dans la réponse qu'il donne à l'un des commentateurs parlant des VIEJAS de la Plaza de Mayo. En Argentine comme d'autres pays d'Amérique du Sud: "Mi vieja", "Mi viejo", "Mis viejos" sont des appélatifs affectueux donnés à "Mon père", "Ma mère", "Mes parents", sans aucune connotation d'âge sauf, évidemment, la générationnelle. Continuer d'utiliser le combat de ces dignes VIEJAS pour soutenir dans le confort et derrière un clavier une demande si éloignée de leurs intentions et des sacrifices engendrées y comprise la perte de leur vie pour certaines, fusse-t-elle cette demande très raisonnable, me semble une insulte supplémentaire ou alors un désir de récrire l'Historie pour effacer le sens de la résistance citoyenne de leur mouvement. Personnellement, cette confusion volontaire ou involontaire, cette appropriation à de fins détournés, de symboles qui devraient rester inscrits dans le patrimoine de l'Humanité, me révolte et je le dis ici, tant qu'il me reste un peu de voix, comme ailleurs.   

JNSPQD
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Réédité le 4/02/2011 pour ajouter une précision sémantique qui montre ou bien la méconnaissance ou alors la confusion volontaire de genres et de symboles de la part de l'auteur du billet titre "PLAZA DE MAYO..." dans la réponse qu'il donne à l'un des commentateurs parlant des VIEJAS de la Plaza de Mayo.

En Argentine comme d'autres pays d'Amérique du Sud: "Mi vieja", "Mi viejo", "Mis viejos" sont des appélatifs affectueux donnés à "Mon père", "Ma mère", "Mes parents", sans aucune connotation d'âge sauf, évidemment, la générationnelle.

Continuer d'utiliser le combat de ces dignes VIEJAS pour soutenir dans le confort et derrière un clavier une demande si éloignée de leurs intentions et des sacrifices engendrées y comprise la perte de leur vie pour certaines, fusse-t-elle cette demande très raisonnable, me semble une insulte supplémentaire ou alors un désir de récrire l'Historie pour effacer le sens de la résistance citoyenne de leur mouvement.

Personnellement, cette confusion volontaire ou involontaire, cette appropriation à de fins détournés, de symboles qui devraient rester inscrits dans le patrimoine de l'Humanité, me révolte et je le dis ici, tant qu'il me reste un peu de voix, comme ailleurs.

© 
© 

Les cures de désintox, c'est connu, comportent pas mal de rechutes.

Très rigoureuse dans le suivi de ma propre cure depuis trois ou quatre jours, je ne sais plus, je suis venue ce matin profitant de mon attente de passage en gris, lire un peu ce que produit le Club.

Hélas, je ne suis pas allée très loin. Saisie d'écoeurement en ouvrant le billet titre "PLAZA DE MAYO..." j'ai tout de suite arrêté ma consultation maladive.

Mais, j'ai du mal à passer à autre chose. J'ai du mal à l'Humanité.

Pour édification de ceux plus jeunes qui ne savent peut-être pas, voici ce qu'est en vérité "la Plaza de Mayo":

"Une association de mères dont les enfants ont disparu sous la dictature en Argentine, voit le jour le 30 avril 1977. Cette organisation de protestation émerge comme la principale force de résistance au gouvernement de Jorge Rafael Videlaqui devra rendre des comptes sur les quelque 30 000 disparus de la «sale guerre», entre 1976 et 1983.
Désireux d'extirper les éléments subversifs, les militaires qui prennent le pouvoir en Argentine en 1976 exercent une sévère répression (la sale guerre). De 20 000 à 30 000 personnes sont enlevées ou simplement éliminées. Bien que toute assemblée publique soit interdite, des mères, dont les enfants ont disparu, s'entendent sur une stratégie de résistance.

Le 30 avril 1977, 14 femmes se réunissent sur la Plaza de Mayo, au centre de Buenos Aires. Habillées en noir, elles portent des mouchoirs blancs sur lesquels sont écrits les noms des enfants disparus.

Leur marche silencieuse d'une demi-heure marque la naissance de l'Association des mères de la Plaza de Mayo. Rapidement, elles deviennent des centaines à marcher ainsi chaque jeudi. Défiant la répression, elles captent l'attention de l'Argentine et du monde entier. Toutefois, certaines participantes, dont une des fondatrices du mouvement, Madame Azucena Villaflor, sont enlevées et disparaissent à leur tour. Les mères de la Plaza de Mayo sont des femmes ordinaires, certaines n'ayant même pas complété leurs études primaires. Aussi, les autorités peuvent difficilement les qualifier de subversives. Symboles de la lutte pour les droits de la personne, elles continuent, une fois la dictature renversée en 1983, à lutter pour que la lumière soit faite sur les enlèvements. En 1986, une faction radicale quittera le mouvement et s'engagera dans une lutte pour une révolution sociopolitique.

Le corps de Madame Villaflor,

ainsi que ceux de deux autres mères enlevées, seront découverts en 1985. Les cendres seront déposées au pied de la pyramide de la Plaza de Mayo.

Le combat de ces femmes pour le respect des droits humains sera récompensé à maintes reprises, notamment par le prix de l'éducation pour la paix de l'Organisation des Nations unies en 1999.

Source: http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMEve?codeEve=831

© 

Comment faire pour remettre ce monde à l'endroit?

L’auteur n’a pas autorisé les commentaires sur ce billet

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Santé
Comment le CHU de Bordeaux a broyé ses urgentistes
Les urgences de l’hôpital Pellegrin régulent l’accès des patients en soirée et la nuit. Cela ne règle rien aux dysfonctionnements de l’établissement, mettent en garde les urgentistes bordelais. Épuisés par leur métier, ils sont nombreux à renoncer à leur vocation.
par Caroline Coq-Chodorge
Journal
Force ouvrière : les dessous d’une succession bien ficelée
À l’issue du congrès qui s’ouvre dimanche, Frédéric Souillot devrait largement l’emporter et prendre la suite d’Yves Veyrier à la tête du syndicat. Inconnu du grand public, l’homme incarne, jusqu’à la caricature, le savant équilibre qui prévaut entre les tendances concurrentes de FO.
par Dan Israel
Journal
« Travail dissimulé » : la lourde condamnation de Ryanair confirmée en appel
La compagnie aérienne a été condamnée, en appel, à verser 8,6 millions d’euros de dommages et intérêts pour « travail dissimulé ». La firme irlandaise avait employé 127 salariés à Marseille entre 2007 et 2010, sans verser de cotisations sociales en France. Elle va se pourvoir en cassation.
par Cécile Hautefeuille
Journal — Social
En Alsace, les nouveaux droits des travailleurs détenus repoussent les entreprises
Modèle français du travail en prison, le centre de détention d’Oermingen a inspiré une réforme du code pénitentiaire ainsi qu’un « contrat d’emploi pénitentiaire ». Mais entre manque de moyens et concessionnaires rétifs à tout effort supplémentaire, la direction bataille pour garder le même nombre de postes dans ses ateliers.
par Guillaume Krempp (Rue89 Strasbourg)

La sélection du Club

Billet de blog
Destruction du soin psychique (2) : fugue
Comment déliter efficacement un service public de soins ? Rien de plus simple : grâce à l'utilisation intensive de techniques managériales, grâce à l'imposition d'un langage disruptif et de procédures conformes, vous pourrez rapidement sacrifier, dépecer, puis privatiser les parties rentables pour le plus grand bonheur de vos amis à but lucratif. En avant toute pour le profit !
par Dr BB
Billet de blog
Macron 1, le président aux poches percées
Par Luis Alquier, macroéconomiste, Boris Bilia, statisticien, Julie Gauthier, économiste dans un ministère économique et financier.
par Economistes Parlement Union Populaire
Billet de blog
par Bésot
Billet de blog
Ce qu'on veut, c'est des moyens
Les salarié·es du médicosocial se mobilisent à nouveau les 31 mai et 1er juin. Iels réclament toujours des moyens supplémentaires pour redonner aux métiers du secteur une attractivité perdue depuis longtemps. Les syndicats employeurs, soutenus par le gouvernement, avancent leurs pions dans les négociations d'une nouvelle convention collective avec comme levier le Ségur de la santé.
par babalonis