L'Europe bananière ou les limités de l'amitié entre les peuples ce n'est pas l'Europe qui les trace.

Evo Morales, président d'une république parlementaire, La Bolivie, pays démocratique et indépendant s'est vu, à son retour d'un voyage en Russie, refuser la traversée de l'espace aérien européen. L'avion a été obligé de faire demi-tour, de réaliser un atterrissage forcé à l'aéroport de Vienne où il restent retenus, l'avion et le président, sous le soupçon de cacher à l'intérieur de l'appareil qui ramène le président Morales à son pays, l'informaticien Snowden. Agence EFE

Evo Morales, président d'une république parlementaire, La Bolivie, pays démocratique et indépendant s'est vu, à son retour d'un voyage en Russie, refuser la traversée de l'espace aérien européen.

 

L'avion a été obligé de faire demi-tour, de réaliser un atterrissage forcé à l'aéroport de Vienne où il restent retenus, l'avion et le président, sous le soupçon de cacher à l'intérieur de l'appareil qui ramène le président Morales à son pays, l'informaticien Snowden.

 

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Agence EFE

 

L'Espagne, la France, l'Italie et le Portugal, pays membres de cette Europe qui en même temps qu'elle apprend que des microphones et autres gadgets sophistiqués existent à l'intérieur même des toilettes de son Parlement, accepte de la part du maître aux grandes oreilles qui doit ou pas survoler son espace aérien.

En fait, si l'on y réfléchit, cette attitude rentre dans la logique de la servitude volontaire de nos grands commis d'Etat européens : puissants avec les citoyens de la décadente Europe, humbles et obéissants devant les puissants de ce monde.

 

Il semblerait que l'ambassadeur espagnol en Autriche se soit présenté en personne pour « offrir » au président Morales de prendre un café à l'intérieur de son propre appareil... « Non, merci »  lui a répondu celui-ci.

 

Dommage, nous ne saurons pas ce que la poche de l'ambassadeur cachait comme caméra microscopique de surveillance.

 

C'est déjà, comme il le raconte sur son blog, Juan Carlos Monedero, politologue, professeur de sciences politiques à l'UCM (Université de Madrid), par un incident aérien que débuta la première confrontation entre Hugo Chavez et Bill Clinton :

 

« Clinton remerciait à Chavez l'autorisation de survoler par la force aérienne nord-américaine l'espace vénézuélien au nom de l'amitié entre les peuples vénézuélien et nord-américain et en vertu du Plan Colombie. Ce à quoi Chavez répondit : « Pas de remerciements, Président, c'est parce que le peuple vénézuélien reconnaît également l'amitié qu'en vertu des relations entre nos deux peuples et à faveur du Plan Colombie permet à la force aérienne vénézuélienne de survoler également l'espace aérien du territoire nord-américain » »


L'amitié entre les peuples a ses limites pour les dirigeants du peuple nord-américain, et dans le cas du peuple vénézuélien la ligne à ne pas survoler était celle-là.

 

http://www.comiendotierra.es/2013/07/03/snowden-por-que-no-te-callas-el-reino-bananero-de-espana/

 

 

Pour ma part, humble citoyenne européenne, je présente mes excuses au peuple bolivien pour cet abus de pouvoir commis en mon nom mais à mon insu.

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