Anastasia, vieille dame solidaire de vieille dame...

"Anastasia" vue par le caricaturiste André Gil - 1874 - 

gillanastasie.jpg

"Anastasia" vue par le caricaturiste André Gil - 1874 -

 

Cette fois les fidèles disciples d'un système sociétal corrompu n'iront pas discréditer, ou accuser les juges de la cour d'Appel de Versailles de quoi que ce soit. Ces fidèles, même s'ils ont d'autres affaires à fouetter en ce moment, doivent tout de même se frotter les mains et remercier les juges de cette Cour, gentils , eux.

 

Drapés dans la légende très spécieuse qui dirait qu'il est interdit par la loi de commenter les décisions de justice, alors que l'article 434-25 du Code pénal, sanctionne:

Le fait de chercher à jeter le discrédit, publiquement par actes, paroles, écrits ou images de toute nature, sur un acte ou une décision juridictionnelle, dans des conditions de nature à porter atteinte à l'autorité de la justice ou à son indépendance.

concrètement ce que la loi sanctionne c'est l'intention, le fait de jeter le discrédit sur l'instance juridictionnelle et/ou les membres la composant qui ont rendu la décision (pas franchi allégrement, et sans sanction jusqu'ici, par les fidéles cités plus haut) et non pas de commenter...je disais donc... quoi, au fait? Ah oui, je disais que drapés de dignité et respectueux de la loi, dans ce cas détournée, nous n'entendrons non plus, ou si peu, s'exprimer à ce propos les fins politiciens dédiés à servir la collectivité (j'ai dit "à servir la collectivité" et non pas "à se servir de...") et qu'à ce titre l'organisent en notre nom.

 

Cette décision de la cour de Versailles arrange pas mal de monde et donc, Médiapart est plié, à moins d'un sursaut de l'ensemble de la profession mais aussi des citoyens, ce que dans l'état actuel de main mise par les grandes fortunes dévoyées sur les finances des organes de presse comme sur l'économie et moyens de survie des citoyens, semble bien compromis.

Si l'on avait le temps ou l'envie de sourire nous pourrions passer un bon moment.

Car à la fin, c'est cocasse qu'en même temps qui sont confirmés sans réaction les soupçons d'être tous mis sous écoute ou surveillance électronique et que les faits et gestes y compris les plus intimes soient observés et enregistrés par de caméras cachées dans les bureaux, et toilettes, des plus hautes instances européennes, et sans doute ailleurs, l'on vienne ici au secours de l'intimité d'une vieille dame que, jusqu'à preuve du contraire, a abusé la collectivité parmi laquelle elle trouve le confort de bien vivre et a permis à des escrocs, je n'avance rien, ce sont les escrocs eux même qui mettent en lumière leurs turpitudes et donc d'abuser la collectivité aussi à travers la dame.

 

C'est cocasse, ou alors...c'est concordant ou en adéquation avec les temps modernes que nous acceptons tous. Il ne nous reste qu'à jouer vaillamment, chacun à sa place, le morceau:

Charlie Chaplin - Les Temps Modernes - Piano Solo © Spianissimo

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.