Standard and Poors et Fitch font partie de la suppression de dépenses inutiles de la ville de Madrid

Les contrats signés et renouvelés chaque année depuis 2002 avec ces deux agences de qualification par la mairie de Madrid, ne seront pas reconduits à partir du 31 décembre 2015.

Les contrats signés et renouvelés chaque année depuis 2002 avec ces deux agences de qualification par la mairie de Madrid, ne seront pas reconduits à partir du 31 décembre 2015.

 

La raison invoquée par la mairesse, Manuela Carmena, est que le bureau communal non seulement n'a pas de prévisions de nouvelles émissions de dette mais travaille depuis son arrivée à la Mairie, en juin 2015, à la baisse des dépenses inutiles laissées par l'ancien bureau, aux mains du PP (Partido Popular, droite espagnole) depuis 1991, et compte mettre en place un audit comptable et financier libre pour analyser la dette actuelle: près de 6.000 millions d'euros en 2015 (1.455 millions en 2003) ce qui positionne Madrid en tête, et de très loin, des villes les plus endettées du pays (six fois plus que Barcelona, par exemple).

La facture annuelle représentée par ces deux agences est de 107.521,19 euros, montant qu'avec bien d'autres suppressions de dépenses et subventions souvent inexplicables, partisanes et/ou idéologiques mais toujours onéreuses pour l'ensemble des administrés que la nouvelle équipe rencontre, servira d'une part à rembourser, précisément, l'énorme  dette qui pèse sur la Mairie de Madrid et surtout à promouvoir les aides aux quartiers et personnes les plus défavorisés, délaissés par l'ancienne administration.

 

La chaîne de radio SER a émis hier quelques extraits de conversations téléphoniques entre représentants de ces deux agences et représentants de la Mairie de Madrid, qui mettent en évidence comme ces agences s'immiscent et émettent des menaces à peine voilées à l'encontre de la gestion d'une équipe récemment élue par des citoyens.  Par exemple, la suppression de la subvention à une école de tauromachie... ou la mise en place de l'audit libre de la dette, montrent bien au service de qui travaillaient ces agences. 

A écouter ici:

http://www.eldiario.es/madrid/AUDIO-conversacion-Ayuntamiento-Madrid-calificacion_0_438156279.html

 

 

Le changement de paradigme sociétal, et sans prétendre au Paradis sur Terre, serait-il possible? En Espagne et comme par hasard, ce sont deux femmes qui essaient de faire bouger les lignes, à Madrid et à Barcelona, et toutes les deux venant de la société civile et associative. A observer!

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