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Billet de blog 8 octobre 2011

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"La révolte des élites" est-elle prévue pour dimanche soir ?

Pour paraphraser le titre de l'ouvre de José Ortega y Gasset, publiée en 1929, je me pose la question de la réaction dimanche soir de ces élites "señoritos satisfechos" comme le penseur philosophe décrivait l'homme masse dont le prototype se trouve être "le spécialiste", "l'expert": 

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Pour paraphraser le titre de l'ouvre de José Ortega y Gasset, publiée en 1929, je me pose la question de la réaction dimanche soir de ces élites "señoritos satisfechos" comme le penseur philosophe décrivait l'homme masse dont le prototype se trouve être "le spécialiste", "l'expert":

« C’est ainsi que se comporte, en effet, le spécialiste. En politique, en art, dans les usages sociaux, dans les autres sciences, il adoptera des attitudes de primitif, de véritable ignorant, mais il les adoptera avec énergie et suffisance, sans admettre — voilà bien le paradoxe — que ces domaines-là puissent avoir eux aussi leurs spécialistes. En se spécialisant, la civilisation l’a rendu hermétique et satisfait à l’intérieur de ses propres limites ; mais cette même sensation intime de domination et de puissance le portera à vouloir dominer hors de sa spécialité. D’où il résulte que même dans ce cas qui représente le maximum de l’homme qualifié, et par conséquent le plus opposé à l’homme-masse, le spécialiste se comportera sans qualification, comme un homme-masse, et ceci dans presque toutes les sphères de la vie. »

« Car autrefois les hommes pouvaient se partager, simplement, en savants et en ignorants. Mais le spécialiste ne peut entrer en aucune de ces deux catégories. Ce n’est pas un savant, car il ignore complètement tout ce qui n’entre pas dans sa spécialité ; mais il n’est pas non plus un ignorant, car c’est un « homme de science » qui connaît très bien sa petite portion d’univers. Nous dirons donc que c’est un savant-ignorant, chose extrêmement grave, puisque cela signifie que c’est un monsieur qui se comportera dans toutes les questions qu’il ignore, non comme un ignorant, mais avec toute la pédanterie de quelqu’un qui, dans son domaine spécial, est un savant »

Alors, oui, je me pose la question de savoir quel comportémént adopteront-ils, ces "señoritos satisfechos", devant de résultats qui viendraient démolir tout le travail d'"experts" en lavage de cerveaux qu'ils ont accompli avec perséverance durant plusieurs mois.

Serions-nous à la veille de la révolution des élites françaises, que nous ne méritons, évidemment, pas ?

« Pour que la philosophie gouverne, il n’est pas nécessaire que les philosophes gouvernent — comme Platon le voulut d’abord — ni même que les empereurs philosophent. Rigoureusement parlant, ces deux choses sont très funestes. Pour que la philosophie gouverne, il suffit qu’elle existe, c’est-à-dire que les philosophes soient des philosophes. Mais depuis environ un siècle, ils sont tout sauf cela ; ils sont politiciens, pédagogues, littérateurs ou hommes de science. »

Tiens! il y a une candidate qu'interpelle les "experts" en leur conseillant de solliciter, eux, directement un mandat électif, de se présenter devant le peuple au lieu de l'ordonner comment voter.

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