Petites réflexions d'une citoyenne de "à pied" sur la presse et nous...

Trouvé sur arrêtsurimage.fr: Un député français, ancien ministre, vit à New York, et la presse ne s'en est pas aperçue.
"Le 5 août, Renaud Dutreil, député (UMP) de la Marne, annonçait qu'il quittait la vie politique pour travailler dans le privé. Un mois plus tard, colère du président de l'Assemblée, Bernard Accoyer : Dutreil a bien pris ses fonctions à LVMH à New York, mais il est toujours député et compte même garder son mandat parlementaire un moment.
Comment expliquer que la singulière situation du député transatlantique n'ait pas été soulignée dans la presse nationale, jusqu'à la colère d'Accoyer ?
Cela devait être une "nouvelle vie". Renaud Dutreil l'avait dit dans sa tribune parue dans Le Monde le 5 août dernier et titrée "Pourquoi je quitte la vie politique" : fini la politique, place aux affaires. "Rompant avec les habitudes de la vie politique française, j'aimerais montrer qu'il n'y a pas qu'une façon de servir son pays, après vingt ans de service républicain..." lire le reste sur http://www.arretsurimages.fr

 

Mes propres réflexions, bien modestes et inutiles pour la sauvegarde de la planète ou l'augmentation des bénéfices du grand capital, certainement, mais voici ce que j'ai envie de dire à mes concitoyens à la lecture de ce simple fait politique/divers.

 

 

Pourquoi la presse n'en parle pas? La presse est bien trop nourrie chaque jour par les faits que le prince et sa cour, droite et gauche confondues, veulent bien lui jeter pour remplir au quotidien ses papiers! La presse n'a plus besoin d'enquèter, tout est donné maché, c'est tout bénéfice pour elle et de la poudre de perlimpinpin pour nous. Auriez-vous jamais imaginé d'être mis dans la confidence de ce que rend nerveux le mec de telle "personnalité" lorqu'il l'appelle par SON portable...?

Ce que l'on appelle aujourd'hui la transparence, c'est de mettre le lecteur au coeur même de l'enquète journalistique, comment par exemple, trouver le nom du papa de l'enfant porté par telle ou telle diva. Je ne sais pas s'il y a un prix pour le gagnant et c'et vrai que le citoyen n'a rien d'autre à élucubrer en ce moment, cela l'occupe.

 

Comme je ne suis pas douée ni pour l'écriture ni pour l'humour noir, je passe directement au "coup de gueule" qui m'inspire cette lecture, parce que il n'y pas que la presse, ni le prince et ses courtisans que nous devons mettre en question.

Nous les citoyens qui avalons les couleuvres et ricanons amers devant cet état de faits sommes aussi fautifs sinon plus. Pas besoin de révolution violente pour montrer notre agacement et exigence de rigueur ou de méthode, il y a bien d'autres manières que ce ne soit que ne plus regarder la TV ou ne plus lire des journaux durant une courte période... Que ce ne soit qu'aller faire la queue devant les bureaux de nos députés pour exiger leur présence aux bancs de l'Assemblée et dans les permanences afin qu'ils suivent les problèmes de la vie de tous les jours des citoyens de "à pied", c'est pour cela qu'ils ont été portés à ce poste.

 

Tant que je suis, j'ai envie aussi de signaler ma stupeur, par exemple, devant l'inertie ou passivité citoyenne lorsque l'énormité des sommes détournées par abus de biens sociaux ou autres (indemnités, parachutes dorés, jugements arbritraux...) sont annoncées alors que nous connaissons le salaire moyen français et les difficultés de pouvoir d'achat rencontrées par la plupart des catégories sociales françaises sans parler de ce que nous appelons sans complexe dorénavant "les pauvres".

Oui, d'accord, nous ouvrons grande la bouche et avalons de travers, mais...c'est tout!. Nous pourrions aller voir notre député et lui en parler... à force de leur laisser du temps libre, ils ont l'occasion de trouver un petit boulot à New York - j'espére que les frais de transport des allers/retours ne sont pas à la charge du contribuable dont la somme doit représenter par mois bien plus que le SMIC de deux familles, charges patronales comprises -

 

Et puis, un regret me vient à l'esprit, une responsable politique parle de règles citoyennes pour réguler le cumul de mandats politiques et l'incompatibilité de certains de ces mandats avec d'autres dans la société civile, elle se fait assassiner par les médias, porte-parole aujourd'hui de la voix de tous ceux (plus que de "toutes celles") qui se sentent ménacés dans leurs prérogatives régaliennes.

Cette même responsable propose de créer des jurys citoyens qui puissent mettre sur la table les promesses de campagne et la mise en chantier des mêmes ou juger des résultats. Même si la periphrase "jurys citoyens" est lourde et peut faire peur, le concept est salutaire mais au lieu de l'explorer, l'on préfére insulter le messager.

Idem pour l'idée de démocratie participative, alors que c'est de cela que nous avons tous besoin, plus d'implication et de formation civique pour nous autoréguler nous mêmes et mettre des freins aux dépassements naturels que nous portons tous, au fond de nous mêmes.

Et je me pose de questions, est-ce la fameuse "peur de gagner" dont nous avons peur qui nous paralyse? ou peut-être que cette responsable est très en avance pour son temps, tout simplement et qu'elle sème les graines du renouvellement politique et citoyen, à long terme.

 

Bonne bénédiction en direct de la part de Sa Sainteté à notre laïque République Française. Amen

 

 

 

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