Les "Sí se puede" de Ségolène Royal

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Sur l'action de ce gouvernement:

"On peut et on doit maintenant accélérer les rythmes, par exemple:

Sur la réforme bancaire qui n'est pas toujours au service des entreprises et forcer les banques à se mettre au service de l'économie réelle.

Sur les mutations écologiques majeures qui sont levier de l'économie de demain.

Utiliser tous les outils à notre disposition pour lutter contre la fraude fiscale.

Plusieurs réformes auraient dû être faites dès l'été dernier et ainsi occuper et reprendre l'espace qui a été pris par, par exemple, "le mariage pour tous". Le non cumul de mandats... Le gouvernement doit maintenant fixer un cap, des objectifs, montrer un horizon et l'expliquer.

La restructuration de "Bercy" semble nécessaire".*

 

La négociation sur les retraites:

"On peut sans brutaliser les Français et pour commencer, sans besoin de rogner sur le niveau des retraites, mettre tous les moyens de la République pour faire rentrer l'argent de la fraude fiscale."

 

"On peut aussi activer l'épargne des Français et en particulier la masse financière de l'assurance vie qui est considérable, plus de mille milliards d'euros, pour qu'elle devienne de l'argent actif qui produise de la richesse et des emplois. Si l'on produit de la richesse et donc des emplois l'on fait rentrer des cotisations sans toucher les protections sociales, retraites, santé, éducation ni au pouvoir d'achat... on fait rentrer les impots sans toucher le taux de fiscalité."

"On peut reformer et négocier le prolongement de la durée des années de cotisation en fixant un cap, une ligne et un horizon. La retraite à la carte en est une voie d'avenir et de négociation."

 

Sur l'amnistie sociale et les députés qui se sont prononcés pour:

"On peut tenter un dialogue plus serein. Je ne voterais pas le texte globalement, un texte au cas par cas, oui; effacer les peines des syndicalistes condamnés qui ont répondu à la violence sociale de la part de certains patrons voyous par des actions de défense de leurs outils de travail et de leur dignité ouvrière, sans les justifier, me semble juste. Un texte qui trouverait cet équilibre serait juste, le désespoir doit être respecté."

 

En réalité le slogan "sí se puede" ("Oui, on peut") en tête de toutes les revendications sociales des manifestants espagnols contre les abus du système ultra-libéral, cette phrase donc est toujours suivie d'une autre: "Pero no quieren" ("Mais ils ne le veulent pas").


 

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La question est de savoir si l'on laisse seules les voix des quelques responsables politiques qui "en ont", je parle de vision politique collective, évidemment, et à qui nous donnons mandat pour nous représenter et non pas pour nous dédouaner des conséquences. Une personne seule ne peut rien, il y en a qui l'on compris depuis longtemps et qui nous disent sans détours qu'ils sont en train de la gagner cette guerre de classes...

Parfois j'ai envie de modifier le slogan qui conclut l'idée des révoltés espagnols par "PERO NO QUEREMOS" ("Mais nous ne le voulons pas")

 

 

http://www.dailymotion.com/video/xztlgn_segolene-royal_news?start=21#.UZH9QUrmC3w

http://www.bfmtv.com/video/bfmtv/politique/segolene-royal-le-ministere-leconomie-a-besoin-dun-patron-14-05-125660/

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/05/13/segolene-royal-une-restructuration-est-necessaire-a-bercy_3175982_823448.html

 

* Comme souvent après, l'attaque de Royal sans langue de bois, cette fois à l'encontre des incohérences du Ministère de l'Economie et du Budget, le sieur Laurent Fabius qui n'avait rien trouvé à redire jusqu'ici, emboite le pas à Royal!

 

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