C'est le titre d'un article de José-María Izquierdo, journaliste espagnol qui dans le passé n'a pas hésité à travailler avec ou dans des rédactions à tendance très, trop "droitiste", parfois carrément phalangiste mais parfois aussi a su se planter et y faire face courageusement...mais ce n'est pas de lui que je souhaite parler dans ce billet.
Dans cet article, paru dans le blog qu'il publie sur "El País", il fait l'éloge de ces dessinateurs qui avec peu de paroles vont tout droit au fond ou touchent du doigt ce que d'autres essaient de donner forme laborieusement à travers de milliers de mots, souvent en passant à côté. Par exemple, "El Roto" qui plonge son coup de crayon depuis de mois dans ce qu'est la "Crise" ou la "Dette" :
"L'opération fut une réussite, nous sommes arrivés à faire passer pour "crise" ce qui ne fut qu'un saccage"
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"Ne vous inquiétez pas, le système capitaliste renaîtra de vos cendres"
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"Faites-les peur avec la crise pour qu'ils ne réclament rien"
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"Tout ce qui rapporte de l'argent doit être privatisé et ce qui signale pertes, public"
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"Alors que avons confisqué de millions et que l'Etat les replaça, comment peut-on dire que le système ne fonctionne pas?"
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"Quel type de financiers sont ceux qu'il faut financer?"
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"Nous préférons avoir la confiance de marchés..
à celle de qui nous ont votés"
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"Moi, pour économiser coûts, j'ai délocalisé ma conscience"
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!
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"Derrière les chiffres il y a des personnes...
Mais, qu'elles se retirent!"
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"Vous devez réduire aussi d'un dix pour cent l'espérance de vie...
Ce qu'il faudra..."
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"Enfin un sentiment commun à toute l'Europe, l'euroscepticisme!"
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Et la dernière pour la route, celle que je trouve la plus touchante:
"Vous rappelez-vous de quand il y avait un horizon.?
C'était comment, papy?
Bon dimanche!