JNSPQD
Abonné·e de Mediapart

245 Billets

3 Éditions

Billet de blog 22 oct. 2009

Le barrissement des éléphants: "Protégez-la!!!"

Franchement, cette femme, donne-t-elle l'impression de devoir être protégée? et si oui, de qui? Moi, je dirais des barrissements... 

JNSPQD
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Franchement, cette femme, donne-t-elle l'impression de devoir être protégée? et si oui, de qui? Moi, je dirais des barrissements...

Donne-t-elle l'impression de devoir être protégée © 

"Oui, il y a toutes les raisons de se réjouir à voir cette femme poursuivre sa route, tracer son chemin avec son sabre, sa principale qualité : le courage."

Phrase extraite d'une "lettre" signée "ciceron" dont le texte complet est ici:

http://www.segorama.fr/actualite/sego-news/2119-la-lettre-de-la-semaine-le-diner-221009.html

Elle commence ainsi:

Le diner

"Il y a quelque chose de pourri au Royaume de France.

Un air devenu irrespirable dans ce qu’on lit, ce qu’on entend et ce que l’on voit.

J’ai découvert, stupéfait, la narration d’un diner, qui a eu lieu, le 19 Septembre à Paris.

Un diner comme il en existe des dizaines de milliers, en France, un samedi soir. Entre amis. Des amis d’un genre un peu particulier. Anciens collaborateurs de Ségolène Royal, courtisans en mal d’amour, amis ou manipulateurs à la petite semaine. Ce diner, à priori totalement anodin, est devenu, semble t-il , un évènement politique majeur, relaté par le menu dans deux organes de presse, et non des moindres : Libération et le Point.
Une page entière avec appel de Une pour le quotidien. Mazette ! 5 pages avec photos pour l’hebdomadaire.
Sur le même diner..."

quelques autres extraits intéressants:

"Mais revenons à ce diner dont le message essentiel des pleurnichards qui banquetaient semblait être : nous voulions tellement la protéger d’elle-même. Ainsi il s’agissait donc de la protéger. Tout le monde y est allé de sa protection.

La protection de la faible femme qui ne sait pas ce qu’elle fait, qui ne sait pas où elle va, flanquée d’un homme « étrange « énigmatique » « mystérieux »… La prolongation gastronomique des arguments utilisés depuis la conquête de Ségolène Royal en 2006. Déjà, à l’époque, François Hollande passait ses journées à expliquer aux journalistes qu’il demandait à ses amis de la « protéger » dans les fédérations .Une protection qui alla même jusqu’à déstabiliser le début de campagne de la candidate socialiste avec la question des impôts. « Mais c’est pour son bien, vous ne comprenez rien. Il faut parler des impôts, répétait-il inlassablement à ses interlocuteurs, étonnés qu’une telle bourde ait pu être commise à cet instant stratégique de la campagne ! Comme ce sens innée de la protection qui emmena Julien Dray à protéger tant et tant sa « copine « comme il l’appelait de tout ce qu’il jugeait dangereux pour elle. A commencer par ses amis.

Comme ce sentiment puissant qui poussa Michel Rocard à lui suggérer de laisser sa place pour qu’il soit candidat lui-même.

Ne parlons pas de la protection d’Eric Besson, qui lui voulait préserver la France de ce danger Royal sans compter celle de DSK et de Laurent Fabius, qui voulaient chacun à leur manière protéger la gauche d’une victoire socialiste.

(...)

Ce diner est donc la dernière illustration de cette protection ultime faite de bienveillance et de loyauté absolue, visant à protéger une femme seule. Car c’est bien cela qu’il fallait démontrer, à travers ces fuites organisées, depuis 1 mois. D’abord sur le site internet, ensuite sur le compagnon, enfin sur la vie au sein même de ses bureaux, de sa voiture, de ses mails.

Il fallait démontrer que Ségolène Royal est seule !

Nous y voilà !

Il y a 3 semaines, elle était isolée.

Une semaine plus tard, elle était très très isolée !

La semaine suivante, elle était carrément seule !

Avant de découvrir, à travers ces articles, que « cette fois elle est VRAIMENT seule » tout étant dans le VRAIMENT.

Encore un mois à ce rythme et nous nous demanderons même si elle est encore là pour s’accompagner elle-même !

et conclut par ces mots:

"Et il se pourrait bien qu’un jour, à force d’avoir été isolée, elle soit majoritairement seule."

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Social
Chez Lidl, la souffrance à tous les rayons
Le suicide de la responsable du magasin de Lamballe, en septembre, a attiré la lumière sur le mal-être des employés de l’enseigne. Un peu partout en France, à tous les niveaux de l’échelle, les burn-out et les arrêts de travail se multiplient. La hiérarchie est mise en cause. Premier volet d’une enquête en deux parties. 
par Cécile Hautefeuille et Dan Israel
Journal — Social
« Les intérimaires construisent le Grand Paris et on leur marche dessus »
Des intérimaires qui bâtissent les tunnels du Grand Paris pour le compte de l’entreprise de béton Bonna Sabla mènent une grève inédite. Ils réclament une égalité de traitement avec les salariés embauchés alors qu’un énième plan de sauvegarde de l'emploi a été annoncé pour la fin de l’année. 
par Khedidja Zerouali
Journal — Europe
En Andalousie, la colère intacte des « travailleurs du métal »
Après neuf jours d’une grève générale qui a embrasé la baie de Cadix, le retour au calme semble fragile. Nombre d’ouvriers des chantiers navals ou de l’automobile n’en peuvent plus de la flambée des prix comme de la précarité du secteur. Ils se sentent abandonnés par le gouvernement – de gauche – à Madrid.
par Ludovic Lamant
Journal — Migrations
En Biélorussie, certains repartent, d’autres rêvent toujours d’Europe
Le régime d’Alexandre Loukachenko, à nouveau sanctionné par l’UE et les États-Unis jeudi, semble mettre fin à sa perverse instrumentalisation d’êtres humains. Parmi les nombreux exilés encore en errance en Biélorussie, certains se préparent à rentrer la mort dans l’âme, d’autres ne veulent pas faire machine arrière.
par Julian Colling

La sélection du Club

Billet de blog
Ah, « Le passé » !
Dans « Le passé », Julien Gosselin circule pour la première fois dans l’œuvre d’un écrivain d’un autre temps, le russe Léonid Andréïev. Il s’y sent bien, les comédiens fidèles de sa compagnie aussi, le théâtre tire grand profit des 4h30 de ce voyage dans ses malles aérées d’aujourd’hui.Aaaaah!
par jean-pierre thibaudat
Billet de blog
Sénèque juste avant la fin du monde (ou presque)
Vincent Menjou-Cortès et la compagnie Salut Martine s'emparent des tragédies de Sénèque qu'ils propulsent dans le futur, à la veille de la fin du monde pour conter par bribes un huis clos dans lequel quatre personnages reclus n’en finissent pas d’attendre la mort. « L'injustice des rêves », farce d'anticipation à l’issue inévitablement tragique, observe le monde s'entretuer.
par guillaume lasserre
Billet de blog
« Une autre vie est possible », d’Olga Duhamel-Noyer. Poings levés & idéaux perdus
« La grandeur des idées versus les démons du quotidien, la panique, l'impuissance d’une femme devant un bras masculin, ivre de lui-même, qui prend son élan »
par Frederic L'Helgoualch
Billet de blog
J'aurais dû m'appeler Aïcha VS Corinne, chronique de l'assimilation en milieu hostile
« J’aurai dû m’appeler Aïcha » est le titre de la conférence gesticulée de Nadège De Vaulx. Elle y porte un regard sur les questions d’identité, de racisme à travers son expérience de vie ! Je propose d'en présenter les grands traits, et à l’appui d’éléments de contexte de pointer les réalités et les travers du fameux « modèle républicain d’intégration ».
par mustapha boudjemai