Pour les terriens il n'y a pas de solution, sauf peut-être celle de la "peur du gendarme"

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Todos queremos más, todos queremos más,

todos queremos má y más y más y mucho más

El pobre quiere más y el rico muchos más

y nadie cons su suerte se quiere conformar,

el que tiene un peso quiere tener dos,

el que tiene cinco quiere tener diez,

el que tiene veinte busca los cuarenta

y el de los cincuenta quiere tener cien.

...

La vida es interés, el mundo es ambiciòn

pero no hay que olvidarse que uno tiene un corazòn.

.

 

J'ai envie de proposer et d'opposer ces paroles que Rodolfo Sciammarella mit en chanson dans les années soixante. Chanson qui devint très populaire dans les pays sud-américains et surtout en Espagne dans ces noires années. Ou alors proposer les mots plus esthétiques et lettrés de l'illustre Don Francisco de Quevedo plusieurs siècles plus tôt, pour dire en somme la même chose:

 

Madre, yo al oro me humillo,

El es mi amante y mi amado,

Pues de puro enamorado,

Anda continuo amarillo.

Que pues doblón o sencillo

Hace todo cuanto quiero,

Poderoso caballero es Don Dinero.

 

Nace en las Indias honrado,

Donde el mundo le acompaña;

Viene a morir a España,

Y es en Génova enterrado.

Y pues quien le trae al lado

Es hermoso, aunque sea fiero.

...

 

J'ai envie donc de sortir de ma mémoire ces mots simples qui résistent aux mites et aux attaques du temps. Ces mots que la sagesse populaire, ou le cynisme profond de ceux plus désabusés, a déjà utilisés pour mettre en évidence l'évidence intrinsèque de notre pauvre humanité. Evidence et humanité dont les traits et caractèristiques sont génétiquement communes à tous les terriens, hommes et femmes, blanc(he)s, jaunes ou noir(e)s, né(e)s au Nord ou au Sud de notre petite planète.

 

J'ai envie de les opposer à la pâmoison hypocrite qui s'empare de nous tous lorsque nous sommes confrontés aux conséquences inconfortables que nos propres actes ou passivités ont provoquées, comme c'est le cas actuellement avec les "crises" financière, économique, alimentaire, écologique. Cette dernière ne tardera pas à nous provoquer une syncope brutale.

 

Inutile de regarder de par tout en cherchant un coupable, le plus difficile, pour ne pas dire impossible, serait de tâcher de trouver un juste.

Qui d'entre nous pourrait assurer au plus pronfond de soi même que mis devant la possibilité de convertir en toute impunité deux en quatre, puis en huit, puis... ne trouverait pas une très bonne excuse pour le faire? Soyons honnêtes, nous trouverions toujours un raisonnement personnel et le ferions, sauf si... l'on risque de se trouver la main dans le sac et le gourdin du gendarme en face!

 

Ce qu'il nous faut c'est d'accepter que l'ambition dans tous ses états est le propre des individus de notre espèce, que le manque de scrupules vient tout naturellement dès lors que l'on est sûr(e) de ne pas être pris. En conséquence, ce qu'il nous faut, c'est plus de RE-GU-LA-TI-ON, plus de CON-TRO-LE, plus d'ETAT et plus d'éducation civique.

 

A moins que nous ne nous retrouvions mieux dans les paroles, encore de Rodolfo Sciammarella, d'une autre chanson de la "murga" argentine:

 

Por cuatro días locos

que vamos a vivir.

Por cuatro días locos

que vamos a vivir.

Por cuatro días locos

te tenes que divertir.

...

Si en la ruleta usted patina

o si la mina se las tomò.

No llore hermano por el espiante,

olvide y cante como hago yo.

 

 

 

 

 

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