JNSPQD
Abonné·e de Mediapart

245 Billets

3 Éditions

Billet de blog 24 nov. 2008

L'inéluctable légitimité, par Fred Vargas. Plus une question personnelle.

C'est un choix personnel de vous le dire avec les mots d'une auteure écrivain contemporaine.Choix justifié parce que ce sont les mots d'un individu pas engagé politiquement du même bord que moi. Ce qui, à mon avis, valorise son opinion parce qu'elle se démarque de la majorité des opinions, parfois bien trop violentes, ici exprimées mais qui ne cachent en réalité qu'une opposition partisane.D'autre part, avec beaucoup d'humilité de ma part, Fred Vargas manifeste avec meilleur style littéraire le fond de ma pensée qui est à peu près le même à propos du sujet qui nous occupe et divise:

JNSPQD
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

C'est un choix personnel de vous le dire avec les mots d'une auteure écrivain contemporaine.

Choix justifié parce que ce sont les mots d'un individu pas engagé politiquement du même bord que moi. Ce qui, à mon avis, valorise son opinion parce qu'elle se démarque de la majorité des opinions, parfois bien trop violentes, ici exprimées mais qui ne cachent en réalité qu'une opposition partisane.

D'autre part, avec beaucoup d'humilité de ma part, Fred Vargas manifeste avec meilleur style littéraire le fond de ma pensée qui est à peu près le même à propos du sujet qui nous occupe et divise:

L'inéluctable légitimité, par Fred Vargas, 24/11/2008 :

"Non, ce qui advient au PS n'a rien d'exceptionnel ou de "pathétique" comme on peut le lire ici et là.

Certes, la lutte pour l'élection de la première secrétaire est cette fois singulièrement rude. Mais les processus de désignation des dirigeants, et les combats internes qui les accompagnent, ont tout de même trente mille ans d'existence. C'est dire si l'on a du recul pour les examiner. Et donc pour savoir que, si de multiples facteurs diffèrent lors de ce processus (par exemple le mode de sélection), il existe en revanche un élément invariant, independant du temps et de l'espace, et c'est la légitimité de la désigantion.

Que cette légitimité soit fondée sur l'épreuve physique, ou le droit du sang, ou le rang d'aïné, ou, dans nos sociétés démocratiques, sur le vote, elle est violemment ressentie comme incontournable. Qu'il s'agisse de choisir le président d'une petite association locale ou de reconnaître l'héritier du trône d'Angleterre au XIe siècle. Hors cette légitimité, dominent les sentiments d'usurpation, d'injustice, de spoliation, de manquement à l'honneur, tous motifs négatifs qui rendent introuvable, et durablement, un quelconque apaisement.

Sans l'octroi de la légitimité, les tourments des combats antérieurs ne peuvent ni se clore, ni s'effacer. Le groupe n'a pas alors d'autre issue que de se fracturer, portant l'affrontement au paroxysme, parfois inoubliable.

On a entendu dire qu'il fallait "faire taire les rancoueurs", être "raisonnables", en bref s'en tenir là.

Conseils lénifiants qui vont en véeité à l'encontre du bon sens, tant il est vrai que la raison, dans certte situation sans vainqueur admissible, est bien la recherche obstinée de légitimité, coûte que coûte.

On a entendu dire aussi qu'il y avait des mauvais perdants. Mais il n'existe de mauvais perdants que s'il existe de mauvais vainqueurs.

Et la légitimité est le seul cicatrisant des blessures des combats, et le seul garant de pacification. Ce n'est pas une opinion, ce n'est pas même une démonstration, c'est la simple observation d'une régulation ancestrale, millénaire, à laquelle les groupes humains n'ont jamais dérogé.

Trois options s'offrent au PS: avaliser un vote constesté, recompter les voix, appeler à un nouveau vote.

Les deux premières sont, de manière certaine, des écueils impassables. Car ce n'est pas sur le souvenir des conflits que se brisera le parti, mais sur - et seulement sur - un sentiment d'usurpation, qui n'a jamais la faculté de se muer en, souvenir.

Ne reste qu'une seule voie: un nouveau vote pour satisfaire l'impérieuse nécessité de la légitimité."

.

La question personnelle est la suivante:

Comment ne pas comprendre l'émoi des contestataires de ce résultat déclaré légitime avec 42 voix d'écart et moult preuves d'erreurs de transcriptions et avant d'avoir tous les résultats, alors que l'argument de combat principal des partisans de remettre en état de marche notre parti et contribuer ainsi à sa force d'opposition par sa crédibilité et confiance des Français, est précisement la transparence et le respect des règles et des militants?

Je reprends des phrases de la logique de Fred Vargas qui vont dans le sens de ce contresens de déni de demande de clarification:

"On a entendu dire qu'il fallait taire les rancoeurs, être raisonnables, en bref, s'en tenir là."

Mais, "s'en tenir là"?

Alors tout le sens de la démarche de l'équipe et des militants qui soutiennent la responsable et leader de ce combat n'aurait pas eu de sens!

Non, notre combat est clair, il vaut mieux une bonne querelle et aller au bout des choses "... coûte que coûte."... nous sommes adultes et vaccinés àprès "...trente mille ans d'existence...".

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — International
En Pologne, les migrants toujours en quête de protection
Plusieurs centaines de migrants ont tenté d’entrer en Pologne la semaine dernière. Dans la forêt située côté polonais, activistes et médecins bénévoles croisent toujours des familles ou hommes seuls, traumatisés et transis de froid, qu’ils aident du mieux qu’ils peuvent. En parallèle, des avocats se mobilisent pour faire respecter le droit d’asile.
par Nejma Brahim
Journal — France
Élie Domota : « L’État a la volonté manifeste de laisser la Guadeloupe dans un marasme »
Le porte-parole du LKP (« Collectif contre l’exploitation ») est en première ligne de la mobilisation sociale qui agite l’île depuis deux semaines. Contrairement à ce qu’affirme l’exécutif, il estime que l’État est bien concerné par toutes les demandes du collectif.
par Christophe Gueugneau
Journal — France
La visite du ministre Lecornu a renforcé la colère de la population
Le barrage de La Boucan est l'une des places fortes de la contestation actuelle sur l’île. À Sainte-Rose, le barrage n’est pas tant tenu au nom de la lutte contre l’obligation vaccinale que pour des problèmes bien plus larges. Eau, chlordécone, vie chère, mépris de la métropole... autant de sujets que la visite express du ministre des outre-mer a exacerbés.
par Christophe Gueugneau
Journal — France
L’émancipation de l’île antillaise, toujours questionnée, loin d’être adoptée
Alors qu’une crise sociale secoue la Guadeloupe, le ministre des outre-mer, Sébastien Lecornu, a lâché le mot : « autonomie ». Une question statutaire qui parcourt la population depuis des années et cristallise son identité, mais qui peine à aboutir.
par Amandine Ascensio

La sélection du Club

Billet de blog
Les communautés masculinistes (1/12)
Cet article présente un dossier de recherche sur le masculinisme. Pendant 6 mois, je me suis plongé dans les écrits de la manosphère (MGTOW, Incels, Zemmour, Soral etc.), pour analyser les complémentarités et les divergences idéologiques. Alors que l'antiféminisme gagne en puissance tout en se radicalisant, il est indispensable de montrer sa dangerosité pour faire cesser le déni.
par Marcuss
Billet de blog
Ensemble, contre les violences sexistes et sexuelles dans nos organisations !
[Rediffusion] Dans la perspective de la Journée internationale pour l'élimination des violences faites aux femmes, un ensemble d'organisations - partis et syndicats - s'allient pour faire cesser l'impunité au sein de leurs structures. « Nous avons décidé de nous rencontrer, de nous parler, et pour la première fois de travailler ensemble afin de nous rendre plus fort.e.s [...] Nous, organisations syndicales et politiques, affirmons que les violences sexistes et sexuelles ne doivent pas trouver de place dans nos structures ».
par Les invités de Mediapart
Billet de blog
Pour une visibilisation des violences faites aux femmes et minorités de genre noires
La journée internationale des violences faites aux femmes est un événement qui prend de plus en plus d'importance dans l'agenda politique féministe. Cependant fort est de constater qu'il continue à invisibiliser bon nombre de violences vécues spécifiquement par les personnes noires à l’intersection du cis-sexisme et du racisme.
par MWASI
Billet de blog
Pas de paix sans avoir gagné la guerre
« Être victime de », ce n’est pas égal à « être une victime » au sens ontologique. Ce n’est pas une question d’essence. C’est une question d’existence. C’est un accident dans une vie. On est victime de quelque chose et on espère qu'on pourra, dans l’immense majorité des cas, tourner la page. Certaines s’en relèvent, toutes espèrent pouvoir le faire, d’autres ne s’en relèvent jamais.
par eth-85