L'Amérique Latine lance "El banco del Sur". Pour l'mancipation des gouvernements et défi au FMI : B O N V E N T !

L'avenir dira... (hum... peu de femmes à la table de la présidence)"El Banco del Sur" est le résultat logique dans un continent qui veut rompre avec la dépendance au FMI,  responsable des plans d'ajustement qui ont condamné ces peuples à la misère" affirme le professeur en sciences politiques, Juan Carlos Monedero.

L'avenir dira... (hum... peu de femmes à la table de la présidence)

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"El Banco del Sur" est le résultat logique dans un continent qui veut rompre avec la dépendance au FMI,  responsable des plans d'ajustement qui ont condamné ces peuples à la misère" affirme le professeur en sciences politiques, Juan Carlos Monedero.

Les pays qui sont à son origine, sont pour le moment l'Equateur,  Paraguay, Uruguay, Brésil, Bolivie, Argentine et le Vénézuela, c'est-à-dire, les pays intégrant le MERCOSUR plus l'Equateur.

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"Le but est la création d'un fond pour financer les travaux structurels et impulser le développement  économique de nos pays sans être obligés d'en dépendre des sources traditionnelles comme en sont les organismes multilatéraux(Banque Mondiale ou Banque Inter-américaine du développement) ainsi que les conditions avec lesquelles ces banques accompagnent leurs crédits. Cela permettra aussi une certaine autonomie dans la planification des lignes stratégiques du développement sans avoir à répondre dès le début aux intérêts des entreprises transnationales qui y participent" " explique le professeur d'économie, Omar de León.

"Cette position répond plus à de politiques symboliques qu'à une transformation radicale des institutions ou des relations de pouvoir" dit le professeur d'économie politique de Málaga, Alberto Montero. Ce qui confirme aussi Pablo Iglesias, professeur de sciences politiques "la création de cette banque est un pas de plus de positionnement, d'attachement souverain, de la région face à l'Europe, où la Banque Centrale (BCE) est devenue un espace des lobbies allemands ce qui a empêché aux autres pays d'exercer leur autonomie économique et mis en relief leur carence ou incapacité en matière de politique monétaire"

Iglesias qui conclue ainsi: "Les politiques imposées, qu'en Europe se concrétisent en la troika, appauvrissent de plus en plus les citoyens. L'alternative c'est ce que montrent pays comme le Venezuela, Bolivie mais surtout l'Equateur, qui ont amélioré tous les indicateurs économiques et sont en train de récupérer leur souveraineté  - tout le contraire de ce que nous voyons en Europe - L'Amérique Latine donne l'impression de renforcer les institutions collectives pour donner plus de pouvoir aux gouvernements..."

http://www.publico.es/internacional/458059/america-latina-lanza-el-banco-del-sur-para-plantar-cara-al-fmi

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