Citoyen français de 50 ans, j'en suis à ma énième campagne électorale. Celle-ci a quelque chose de particulier. En 1981, la droite voulait faire peur avec le déferlement de chars russes sur la Place de la Concorde... Connaissant Mitterrand, personne en France ne prit la menace au sérieux. Tout le monde s'en amusa. J'étais moi même le 10 mai 1981 en tant qu'appellé au Service Militaire dans ma caserne...Le lendemain de l'élection de Mitterrand, mon chef (engagé) me demanda si j'étais pour l'Armée du Peuple comme si cette élection aurait fait de la France une autre Allemagne de l'Est). Je lui répondis que je pensais que l'Armée (même sous Giscard) était déjà l'Armée du peuple.
En 2012, on est loin de ces arguments. Sarkozy et l'UMP ont pris un risque inouï : fracturer le pays, isoler des catégories de français, nier notre Histoire. Sarkozy et ses sbires ne s' attaquent pas des positions idéologiques de la gauche. Ils s'en prennent à des gens, des êtres humains, des concitoyens. Et je veux dire mon dégout, ma colère suite à cette dernière campagne. Sarkozy ne sait pas ce qu'est notre pays, la France est une construction jamais aboutie, elle agglomére des gens d'ici et d'ailleurs depuis la nuit des temps. C'est son Histoire. Dans cette dernière campagne (en cours), Sarkozy par cynisme, par calcul idiot, a décidé de nier ce qu'est mon Pays. Pire, il le maltraite, l'abime.
Après le 6 mai, espérant la victoire de François Hollande, il faudra revenir sur ces semaines de honte, ces discours vulgaires et stériles pour retrouver une République enfin apaisée. Car cette droite lepénisée porte une responsabilité considérable. Elle devra en répondre devant les citoyens et l'Histoire.
Aux urnes!