Non à la prolongation de l’état d’urgence.

 

 886024_548574295298591_2723950168056465849_o.png

Prendre le temps de la réflexion, c’est ce qu'aurait dû faire le gouvernement pour éviter l’ordre sécuritaire. Associer la société civile, permettre la réflexion collective, c'est indispensable, en regardant sereinement tous les problèmes : stratégie géopolitique, accords économiques avec certains pays, efficacité des services de renseignement, modèle de société...

Rédigé et voté dans la précipitation, l’Etat d’urgence n’est pas une mesure anodine. Avec cette « loi d’exception », dont le premier ministre disait, le 13 janvier 2015, qu’elle n’était pas compatible avec l’esprit de notre République, les préfets pourront interdire les réunions publiques, les manifestations, les rassemblements, à un moment où nous avons plus que tout besoin de nous parler. 

Comment peut-on imaginer une expression digne de la République dans le vacarme silencieux de la suspension du débat, par ceux là même qui sont les responsables de la situation ?

Gouvernement et parlementaires doivent se ressaisir et sortir de la gesticulation guerrière et médiatique. La dignité et le respect que l'on doit aux survivants et à leurs proches exigent un comportement à la hauteur de la situation.

Nous apportons notre soutien à Isabelle Attard, Pouria Amirshahi, Sergio  Coronado, Barbara Romagnan, Gerard Sebaoun et Noël Mamère. Six députés  qui ont eu le courage de dénoncer, par leur vote, la prolongation de l’état d’urgence alors que l'Etat disposait déjà de tous les moyens pour faire face. 

 

Joseph Boussion & Marie Bové

Binôme régionale pour la liste Faisons Ensemble en Aquitaine - Limousin - Poitou-Charente

www.faisons-ensemble.fr

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.