Ces fins de mandats qui se suivent et se ressemblent

Alors que le débat sur l’aéroport de Notre Dame des Landes fait rage en cette année de COP21, voici que le Président-Candidat Alain Rousset s’en va soutenir à coup de 150 000 euros d’argent public l’aéroport de Bergerac. Après plusieurs appel au secours du Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie, Christophe Fauvel, il semblerait que le calendrier électoral ait su capter les sirènes de détresse.

Certes cet aéroport est dans une situation économique périlleuse depuis plusieurs mois mais cela aurait pu conduire à reposer la question du modèle de développement économique et touristique que nous voulons. Rappelons ici que le département de la Dordogne comptabilise deux aéroports et qu’à elle seule, la nouvelle région Aquitaine – Poitou-Charentes – Limousin en possède 11.

Quel exemple à quelques mois de la conférence climat ! L’argument seul du sinistre industriel d’un territoire ne peut justifier de subventionner un mode de transport extrêmement gourmand en énergie fossile et en argent public, si l’on tient compte du financement des collectivités pour l’ouverture de ligne low-cost.

Il serait grand temps de poser les bases d’une réflexion régionale sur les infrastructures de transport reliant ou desservant la grande région Aquitaine – Limousin – Poitou-Charentes. Si les politiques actuels sont en capacité de prendre des décisions sur des rapports d’impact économique à l’aube de 2034, ils devraient en être tout autant capables en tenant compte des rapports alarmant du GIEC sur cette même échelle de temps.

Le développement humain durable devient alors la seule variable qui puisse permettre la prise de décision. A coup sûr, elle ne va pas dans le sens du maintien d’un aéroport pompe à fric et à oxygène mais bien dans la relocalisation économique et énergétique du territoire.

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