Pour un Humanisme du XXIeme siècle.

L’Homme est beau lorsqu’il est connecté à la Terre qui l’a fait naître et aux liens communautaires qui l’ont fait grandir.

Des siècles passés à subir  une condition humaine dictée par la nature.

Que faisons-nous aujourd’hui ?

Libérés d’une survie quasi animale, nous consommons toujours plus. Notre humanisme, nos liens, ont disparu après la 2nde guerre mondiale pour nous laisser face à nous-même. Vide abyssal dans lequel s’est engouffré un système néo-libéral nous confrontant toujours plus les uns aux autres.

Brisant la notion même de classes sociales, transformant l’ouvrier, l’employé, en entrepreneur de sa tâche. La concurrence est enseignée dès le plus jeune âge, concurrence entre les Hommes pour devenir la chair nourricière d’un néo-libéralisme toujours plus consommateur de capital humain.

Le système productif est le seul créateur de symboles collectifs ; symboles qui autrefois, étaient l’expression d’une Culture. Les croyances collectives se sont érodées, renvoyant l’individu à lui-même sans référence commune.

« Fais tes études, sois bon à l’école et tu auras un travail ». Alors tu seras.

La valeur « travail » est-elle donc devenue la seule capable aujourd’hui, de révéler ce que nous sommes ?

La technologie actuelle nous libère d’une tâche qui, jusqu’alors, était essentielle à la survie d’une communauté : l’accumulation pure de savoir et la transmission des connaissances.

Apprendre, former et transmettre, seules fonctions capables d’assurer la survie d’une communauté et d’améliorer ses conditions de vie.

L’humanité produit autant d’informations en deux jours qu’elle ne l’a fait en deux millions d’années, il n’y a plus qu’à piocher dans ce flot de data.

Libérés du besoin vital d’accumulation de connaissances, que nous reste-t-il ?

« L’intelligence et la créativité » nous dit Michel Serres.

Nous sommes à l’aube d’un nouvel humanisme, libéré d’une quête florentine de savoir.

C’est ce à quoi s’emploie Nouvelle Donne en opposant au « travailler plus pour gagner plus » la reprise historique de la baisse du temps de travail. La proposition d’un début de revenu de base avec l’Euro-franc y contribue tout autant en permettant à chacun de vivre dignement et de choisir un emploi, une formation, en ayant pour unique contrainte la cohérence avec nos envies profondes.

Nous avons désormais à être et pour être, il nous faut accepter le temps. Seule notion capable d’expliquer notre Histoire et de nous projeter vers un avenir censé.

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