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Billet de blog 23 sept. 2015

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Quelques nouvelles à propos de Syrie, d'immigration "syrienne", d'EIIL, d'UE et d'US...

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On le savait déjà, mais en voici encore un témoignage:   EIIL - Un chef de l'Etat islamique révèle avoir été financé par les Etats-Unis    (et pendant tout ce temps, Mrs Hollande et Fabius tentaient de faire croire que Bachar el Assad était la cause du  terrorisme)...Sur awdnews.com 20 septembre 2015

Voilà  ce qui a été rapporté hier dans le London Times. Bizarrement aucun grand média américain n’en a fait état :  Syrie : Cette fois, c’en est bien fini de l’arnaque des «rebelles triés sur le volet»   ( Par Moon of Alabama le 23 septembre 2015)

Laurent Fabius vient seulement de découvrir qui a créé Al Qaida (ou EIIL, c'est bonnet blanc et blanc bonnet) ?? Ce qui est dommage c'est qu'il y en a qui vont croire qu'il n'était pas informé, notre ministre des affaires étranges! Mais il est à parier qu'il y en a qui vont faire semblant de le croire. A noter qu'il cherche ENCORE à retarder les interventions contre l'EIIL et à virer Assad, comme si les syriens n'avaient pas réélu celui ci à plus de 80% il y a quelques mois (fin 2014)! Syrie, le départ de Bachar el-Assad n'est plus un préalable à la négociation selon Laurent Fabius

...  Mais tout le monde sait (sauf ceux qui font encore semblant de l'ignorer) qu'outre les congratulations de Laurent Fabius à leur égard,   "la France"  a fourni Al Nostra en armes) : Pour Claude Goasguen, la France soutient Al-Qaïda en Syrie (vidéo)

Quant à Onfray, il ne s'y trompe pas : "Nous devrions, nous la France, cesser de bombarder les populations musulmanes sur la totalité de la planète, en prétendant qu'elle nous menacent de terrorisme"   et suggère même d'en finir avec bricolages et magouillages , et de cesser d'être les caniches des américains.

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Pendant ce temps, à propos d'immigration en U.E. de foules syriennes terrorisées par l'affreeeeeeux dictateur ASSAD : Clandestins : l’oligarchie bruxelloise ment par omission aux citoyens européens - 23 septembre 2015

... et en Hongrie : vendredi 18 septembre 2015- Hongrie: le Maïdan est en cours, la frontière doit sauter

... à ce propos : Le «réfugié» syrien rendu célèbre par le croche-pied d’une journaliste hongroise serait un combattant du Front Al-Nosra (Al-Qaïda)
Extrait: .../... Autre son de cloche en Syrie, où le principal parti d’opposition kurde du pays, le Parti de l’Union démocratique (PYD), a publié vendredi un communiqué accusant Osama Abdul Mohsen d’être un membre du Front al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda, une information qui a ensuite été reprise par le journal Ekurd Daily. « Osama Abdul a rejoint le groupe rebelle en 2011 et a commis des crimes contre les minorités civiles, y compris des Kurdes », affirme le PYD dans son communiqué. Le PYD a également confirmé que le compte Facebook de Mohsen revendiquait encore au début de cette année son soutien au Front al-Nosra

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Oh... Eh bien, il était temps!!!Oskar Lafontaine réagit enfin à l'installation de troupes, chars, tanks, américain (bref à l'invasion!) en Europe! 'F**k US imperialism': Germany's ex-finance minister slams defense secretary's Europe visit

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... pendant ce temps encore, un nouvel équilibre commence semble-t-il à apparaitre, après les ébats - confus , meurtriers et  sanglants - de plusieurs années de USA (et "alliés" ) au Moyen Orient ... Même Nethanyahu lui-même, qui trop longtemps encouragé  par le mutisme des pays membres de l'OTAN  , et surtout par le silence multi décennal de l'ONU à la suite de ses attaques sur Gaza et la Palestine, semble réaliser que la sanglante farce touche à sa fin? Espérons le.

 
La stratégie de Poutine au Moyen-Orient décryptée

22/09/2015 à 20:59 sur le Figaro

FIGAROVOX/ENTRETIEN - Hadrien Desuin analyse les enjeux de la rencontre de Vladimir Poutine avec le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou au sujet de la guerre en Syrie. Un nouvel équilibre des forces au Moyen-Orient se met en place.


Ancien élève de l'École spéciale militaire de St-Cyr puis de l'École des officiers de la Gendarmerie nationale, Hadrien Desuin est titulaire d'un master II en relations internationales et stratégie sur la question des Chrétiens d'Orient, de leurs diasporas et la géopolitique de l'Égypte, réalisé au Centre d'Études et de Documentation Économique Juridique et social (CNRS/MAE) au Caire en 2005. Il a dirigé le site Les Conversations françaises de 2010 à 2012. Aujourd'hui il collabore à Causeur et Conflits où il suit l'actualité de la diplomatie française dans le monde.


LE FIGARO. - Le président russe Vladimir Poutine a rencontré lundi à Moscou le Premier ministre israélien Nétanyahou au sujet de la guerre en Syrie. Selon Haaretz, cette visite semble refléter «le manque de foi [de ce dernier] dans la capacité et la volonté des Etats-Unis à protéger les intérêts sécuritaires israéliens.» La Russie est-elle un nouvel acteur majeur dans la région?

Hadrien DESUIN. - Les derniers renforts russes en Syrie frappent l'imaginaire collectif. Pour la première fois depuis la fin de la guerre froide et l'intervention soviétique en Afghanistan, l'armée russe s'apprête à intervenir au Moyen-Orient. Les Russes avaient conservé leur base de Tartous et fournissaient en armes l'armée syrienne mais Poutine a changé de braquet: désormais c'est l'armée russe qui frappe. Il s'agit d'un événement majeur qui va marquer l'histoire des relations internationales: un nouvel équilibre des forces au Moyen-Orient se met en place. Il faut se souvenir que les interventions américaines dans le Golfe ont été rendues possible par la chute de l'URSS. Mais progressivement la Russie poutinienne restaure les positions soviétiques au Moyen-Orient, ce que n'aurait pas déplu à Evgueni Primakov qui vient de disparaître.

Il faut toutefois nuancer. La stratégie russe n'est pas une logique de guerre froide et d'opposition aux armées occidentales mais plutôt d'aiguillon. L'idée est de participer à la coalition anti-Daech en s'appuyant sur l'armée syrienne et non les «rebelles». Rebelles qu'à l'exception de quelques idéologues, on peine à distinguer des groupes djihadistes proches d'Al-Qaïda. La Russie ne veut pas apparaître comme un trublion mondial. Au contraire, elle souhaite jouer un rôle dans le nouveau monde multipolaire qui s'ouvre après la fin de l'hégémonie américaine post-URSS.

Côté israélien, il y a une vraie déception vis-à-vis des Etats-Unis et un certain pragmatisme. Marqué par le conflit contre le Hezbollah au Liban-sud, le chef du Likoud a d'abord misé sur la chute de Bachar Al-Assad. Le premier ministre israélien a dès lors voulu jouer le Capitole contre la Maison-Blanche ; mal lui en a pris. Ses réseaux dans le parti républicain n'ont pas suffi. Même les électeurs juifs démocrates n'ont pas suivi son obsession anti-iranienne. Peut-être aussi que la droite nationaliste israélienne voit d'un bon oeil l'émergence de Daech, qui peut cyniquement diviser le camp djihadiste, notamment le Hamas.

Par dépit, Netanyahou se tourne vers Moscou qui pourtant applique une politique pro-iranienne dans la région. Il s'agit sans doute d'une simple coordination technique entre les états-majors aériens. Netanyahou en profite aussi pour marquer sa désapprobation vis-à vis de l'administration Obama. Avec l'idée que le grand retour de la Russie au Moyen-Orient ne manquera pas d'être exploité par les républicains qui pointent la prudence excessive de Barack Obama.

Comment expliquer ce basculement alors que la Russie était la cible de violentes critiques de la part des EU et de l'UE?

Le principe de réalité finit toujours par prendre le dessus sur les émotions morales. La stratégie occidentale est en échec en Syrie depuis quatre ans. Le groupe des amis de la Syrie qui avait exclu les positions iranienne et russe n'a jamais pu apporter la preuve de la crédibilité de l'armée syrienne libre (ASL) et sa branche politique, le conseil national syrien. La Russie, de son côté, a toujours proposé ses bons offices diplomatiques pour dénouer le nœud syrien et trouver une solution interne au régime des Assad.

Le principe de réalité finit toujours par prendre le dessus sur les émotions morales. La stratégie occidentale est en échec en Syrie depuis quatre ans. La Russie, de son côté, a toujours proposé ses bons offices diplomatiques pour dénouer le nœud syrien et trouver une solution interne au régime des Assad.

Pour l'opinion occidentale, les crimes de Daech sont désormais nettement plus insupportables que les tentatives de Bachar Al-Assad de rester au pouvoir. C'est donc la position russe qui apparaît la plus juste mais aussi la plus réaliste. On joue sur les mots mais plus personne en haut lieu n'appelle à un changement de régime à Damas. Mutatis mutandis, les occidentaux s'alignent sur la position russe. C'est-à-dire la priorité donnée à la lutte contre le terrorisme islamiste.

La Russie semble être le pays le plus déterminé à attaquer Daech . Comment expliquer la lenteur des pays européens et des Etats-Unis à s'allier avec Moscou?

On disait l'économie russe à genoux, le pouvoir politique de Poutine vacillant, isolé sur la scène internationale. Il n'en n'est rien. Comme disait Bismarck, «la Russie n'est jamais aussi forte ni aussi faible qu'il n'y paraît.» Largement surestimée au cours de la guerre froide, la Russie a, depuis 25 ans, été négligée au Moyen-Orient. Mais l'image d'une armée russe en déliquescence dans les années 90 n'est plus d'actualité. Poutine et ses généraux se sentent suffisamment forts désormais pour se projeter au Moyen-Orient et déployer le meilleur de leur technologie.

Comme à son habitude, Vladimir Poutine a manœuvré en discrétion pendant tout le mois de septembre jusqu'à ce que son appui à l'armée syrienne ne puisse plus être contesté. Comme en Crimée et en Géorgie, Poutine ne veut pas provoquer mais les Occidentaux sont mis en douceur devant le fait accompli, sans déclaration tonitruante ni fanfaronnade. Les rôles s'inversent puisque jusqu'à présent ce sont les Occidentaux qui mettaient bruyamment la Russie devant le fait accompli.

Pour autant, les puissances occidentales, échaudées par leurs échecs successifs dans la région réalisent au fur et à mesure que Poutine et Lavrov peuvent poursuivre le rôle positif qu'ils ont joué dans les négociations avec l'Iran.

Laurent Fabius s'est montré hostile à la visite de parlementaires français en Crimée, et opposé à la vente des Mistral à Moscou. La France est sous embargo alimentaire russe depuis 2014 après les sanctions économiques prises à l'encontre de la Russie… Comment analysez-vous l'attitude de la diplomatie française envers la Russie? La France est-elle en train de manquer une rapprochement de poids avec Moscou?

La position de Laurent Fabius reste arc-boutée sur le départ de Bachar Al-Assad comme s'il vivait encore dans le mirage des printemps arabes. Mais Daech a pris de plus en plus d'importance jusqu'à la prise de Mossoul. Les Occidentaux ont alors été contraints de prendre la défense de Bagdad et les militaires ont fait pression pour élargir les opérations à la Syrie. Jean-Yves Le Drian en France, John Kerry et Ashton Carter [actuel secrétaire d'Etat américain à la Défense, ndlr] aux Etats-Unis ont été les premiers à pousser à reprendre le dialogue avec Damas. C'est eux qui tirent François Hollande et Barack Obama à se rapprocher de la position russe.

Laurent Fabius, toujours en retard d'une guerre, semble encore penser le monde des années 90. Depuis trois ans, il réclame le départ préalable de Bachar Al-Assad sans tenir compte de la position russe. Dans un entretien paru aujourd'hui dans Le Figaro, il trouve pour la première fois absurde de demander des excuses à Assad avant toute discussion. Mais si on négocie avec un chef d'État, c'est reconnaître sa légitimité et sa capacité dans l'avenir à mettre en place l'accord. Ce qui n'est pas compatible avec une exigence de départ à court ou moyen terme.

Sur les questions de sécurité, Laurent Fabius qui se comporte en Vice-président, accumule les revers. Ses rapports avec la Russie ont semblé en opposition avec le ministère de la Défense dont l'approche est nettement plus réaliste. Engoncé dans un discours moralisateur, Laurent Fabius est en décalage avec les événements et semble avoir perdu tout crédit pour diriger la diplomatie française. Son départ en décembre, à la faveur du remaniement post-élections régionales pourrait permettre de renouer les liens traditionnels avec la Russie et redonner des marges de manœuvre à François Hollande.

 *

M.A.J. 17H19

[Syrie] Quand le berceau de la civilisation devient son cimetière, par Diana Johnstone

   Source : Counterpunch, le 07/09/2015
Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr.
Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.


.../...  les politiciens occidentaux n’ont toujours pas complètement abandonné leur ritournelle démente : “Assad doit partir !”
Réfugiés, Migrants et Terroristes

Le résultat de cette folie est en train d’échouer sur les rivages de la Méditerranée. Les images et les émotions ont remplacé la réflexion sur les causes et leurs effets. Une photo d’un bambin noyé déclenche une tempête médiatique et politique. Les gens sont surpris ? Ils ne savaient pas que des enfants se font tailler en pièces par les bombardements étatsuniens en Iraq, par les drones étatsuniens en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen ? Et qu’en est-il des enfants massacrés par la guerre de l’OTAN pour “libérer la Libye” de son “dictateur” ?  .../...

 .../...

La chancelière allemande Angela Merkel a accepté d’accueillir huit cent mille réfugiés syriens. D’un point de vue humanitaire, cela est admirable. L’Allemagne est économiquement forte et démographiquement faible; avec sa population en diminution progressive, les Syriens appartenant à la classe moyenne, nombre d’entre eux des chrétiens terrifiés, peuvent sembler être une addition bienvenue à la population. Mais cela approfondit les divisions politiques entre l’Allemagne et l’Europe.

Cela est particulièrement le cas avec les nouveaux membres de l’UE en Europe de l’est. Avec la Hongrie en première ligne, leurs dirigeants ont exprimé sans détour que leurs pays se préoccupaient avant tout de leur identité ethnique, et ne veulent pas accepter un nombre important de personnes ne parlant pas leur langage. Contrairement aux pays d’Europe de l’ouest, les états ethniques d’Europe de l’est n’ont pas de tradition de prise en charge d’immigrants et aucun attachement idéologique à l’idéologie occidentale des Droits de l’Homme. En Europe de l’est, “les droits de l’homme” sonnaient bien comme arme à utiliser contre les Russes et l’Union Soviétique mais ça s’arrête là.

La crise grecque a dores et déjà beaucoup pesé sur l’unité de l’Union Européenne. Pour la première fois, de nombreuses personnes se posent des questions sur l’idée en elle-même. La crise a montré qu’il n’y a aucun sentiment de réel solidarité entre les peuples d’Europe ; quand il faut prendre une décision douloureuse, les Allemands sont les Allemands, les Grecs sont les Grecs et “l’Européen” est une abstraction. La crise des réfugiés montre de nouvelles fissures dans “l’unité européenne”.

L’essentiel de l’Europe souffre aujourd’hui d’un chômage de masse, en particulier les pays du sud où les réfugiés débarquent en premier : Grèce, Italie, Espagne. Les politiques de l’Union Européenne, qui étranglent déjà la Grèce, ne favorisent pas la création d’emplois pour des centaines de milliers d’arrivants. Même les réfugiés avec des qualifications professionnelles trouveront difficile ou impossible de se plier aux normes protégeant l’accès à leurs professions dans leurs pays d’accueil. La plupart des emplois qu’ils arriveront à trouver seront à faibles qualifications et illégaux, poussant les salaires et les conditions de travail des pays d’accueil à la baisse.

De plus, il est impossible de distinguer dans les mouvements de masse actuels les “réfugiés” des “migrants économiques” – c’est à dire, des personnes simplement à la recherche de meilleurs opportunités d’emplois. Aujourd’hui, l’UE a peu à leur offrir et le ressentiment envers cette immigration non sollicitée est certain de contribuer à l’amélioration du sort politique de la droite nationaliste.

Il y a une autre raison pour laquelle de nombreux citoyens européens se sentent assez peu enthousiastes à l’idée d’accueillir des centaines de milliers d’étrangers inconnus dans leurs communautés. L’Etat Islamique s’est ouvertement vanté d’envoyer des terroristes en Europe parmi les réfugiés, avec l’intention ferme de perpétrer des actes violents afin de déstabiliser l’Occident. Bien sûr, la menace du terrorisme est utilisée de manière cynique par les gouvernements pour mettre en place des politiques policières étatiques, mais cela ne veut pas dire que la menace de terrorisme est irréelle. Malheureusement, elle existe, et il faut remercier très largement pour cela les politiques de ces mêmes gouvernements.

La crise des réfugiés devrait être vue comme un signal d’alarme que les Etats-Unis et ses alliés de l’OTAN – en particulier l’Angleterre et la France – sont en train d’emmener le monde vers un état de chaos qui continuera de s’étendre et qui approche un point de non-retour....

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