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Billet de blog 22 décembre 2021

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Candidature Présidence CNRS Olivier Coutard

Loi de Programmation de la recherche non républicaine

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Bonjour à tous,

La loi de programmation de la recherche qu'appelle de ses voeux Monsieur Antoine Petit, PDG du CNRS n'est absolument pas républicaine.

Dans sa chronique dans les Echos, titrée La recherche, une arme pour les combats du futur, il a écrit

Une loi de programmation de la recherche inégalitaire, oui inégalitaire, je réponds : EGALITE, première valeur de la république bafouée.

Une loi de programmation de la recherche vertueuse et Darwinienne, je réponds : FRATERNITE, deuxième valeur de la république bafouée.

Un loi de programmation de la recherche pilotée exclusivement par une agence de moyen je réponds : LIBERTE troisième valeur de la république bafouée.

C'est extrêmement grave. La LPPR va créer plus de compétition stérile entre les chercheurs donc moins d'égalité, il y aura moins de fraternité, moins de libertés et donc plus de souffrance au travail. Et ce n'est qu'une partie émergée de l'Iceberg.

Moi, j'applique naturellement les valeurs de la république au quotidien dans ma profession avec les étudiants en thèse et les personnes avec qui je travaille car j'ai des capacités affectives.

EGALITE, je ne fais pas sentir aux étudiants que je suis un supérieur hiérarchique, je vais leur apprendre de la science, certes, mais en retour je vais apprendre de leurs succès ou de leurs échecs, de la manière dont ils vont analyser les expériences, des publications qu'ils vont trouver et que je ne connais pas......Bref pas de relation de dominant à dominé.

FRATERNITE, j'éprouve pour tous les étudiants une affection bienveillante et respectueuse, et je les aide au maximum de mes possibilités.

LIBERTE, Je les conseille mais n'impose rien. Je leur laisse complètement la liberté de s'organiser comme ils le souhaitent dans leurs horaires notamment.

En retour, les étudiants m'ont beaucoup donné et certains m'ont fait jusqu'à 60h par semaine alors que je ne le demande pas, mais ils étaient passionnés, et dans un environnement d'amour du métier et affectif cela reste un plaisir, ils ne sont pas allés au burnout.

Le burnout, c'est tout simplement que le lien affectif entre la hiérarchie et l'employé est rompu et qu'il y a une relation de dominant à dominé qui n'est pas républicaine.

Le système Français avec ces grands organismes publics de recherche, ses universités, la liberté qu'il offre, ses enseignants chercheurs/ses et chercheurs/ses, formidables est le meilleur pour créer les liens amicaux horizontaux solides, afin d'aller vers la créativité et le transfert des connaissances. Il doit être préservé.

Actuellement, les jeunes diplômés sont en grande souffrance et il serait temps de s'en rendre compte. Isabelle Pourmir a déjà alerté dans son livre "Jeune Chercheur, souffrance identitaire et désarroi social" 1998 aux éditions L'Harmattan, tout est dit dans le titre et cela ne fait qu'empirer avec le COVID. Il y a des souffrances dont on ne se remet pas. En 25 ans, le nombre de postes mis au concours CNRS a fondu. En moyenne 20 candidatures pour 1 poste c'est trop. Il n'y a plus d'argent pour créer des postes? Je vais en trouver : je suis prêt à ce qu'on baisse mon salaire de DR1 pour embaucher un jeune et cela s'appelle FRATERNITE.

Je reviens au valeurs de la république qui nous ont été établie et léguées pour la postérité par des hommes et des femmes qui ont complètement compris qui ils étaient, avec l'amitié et l'amour sous-jacents qui sont universels. Ces grandes valeurs nous protègent de la psychopathie.

Monsieur Olivier Coutard est lui, républicain.

Bien à vous,

Jean-Olivier Durand

E-mail envoyé le 3-01-2022 à Monsieur Antoine Petit, tous les délégués régionaux, les services de prévention du CNRS, aucune réponse à ce jour.

Bonjour cher collègue,

Je vous recontacte car vous n’avez pas répondu à mon dernier message dans lequel je vous expliquais que vous avez bafoué les valeurs de la République française et donc que la loi de programmation de la recherche (LPPR) bafouait les valeurs de notre République. Je réexplique au cas où vous n’auriez pas bien compris :

Vous avez écrit dans votre tribune pour les échos que vous appeliez de vos vœux une loi de programmation de la recherche (LPPR) inégalitaire, oui inégalitaire, la valeur de la République française que vous avez bafouée est l’EGALITÉ.

Vous avez écrit une loi vertueuse et darwininienne, un de mes collègues vous suggère néo-darwinienne (ce qui montre que vous avez marqué les esprits)! La valeur de la République française que vous avez bafouée est la FRATERNITÉ et donc la LIBERTÉ aussi.

Vous appelez de vos vœux une LPPR exclusivement pilotée par une agence de moyens, la valeur de la République française que vous avez à nouveau bafouée est encore la LIBERTÉ.

Je vais maintenant vous montrer ce qu’il peut arriver lorsque l’on bafoue les valeurs de notre République française.

Il est clair que l’inégalité exacerbée et la compétition stérile, inutile et absurde entre agents du CNRS peut créer un climat social délétère. De vives tensions entre agents du CNRS peuvent apparaître avec à la clé des frustrations, des jalousies, de la rancune voire de la haine. Les valeurs fraternité et liberté qui doivent nous unir peuvent effectivement voler en éclat, avec de graves conflits à gérer par le CNRS. Vous pouvez alors avoir des migrants du CNRS du fait de la souffrance humaine au travail générée dans notre quotidien, particulièrement pour les plus jeunes, par la LPPR et vous-même.

Je dois donc intervenir en ma qualité d’assistant de prévention de l’Institut Charles Gerhardt de Montpellier et donc du CNRS pour signaler et prévenir les risques psychosociaux que la LPPR et vous-même peuvent créer.

J’ajoute que si vous mettez en souffrance les agents du CNRS, et c'est bien le cas aujourd'hui vu l'indignation que vous avez provoquée, vous ne respectez donc plus vos obligations d’employeur qui consistent à mettre tous les moyens possibles en œuvre pour garantir et assurer la santé physique et mentale et le bien-être de tous les agents du CNRS. Article L-4121-1 du droit du travail.

J’ai quand même l’impression que je suis l’un des rares scientifiques français à avoir remarqué et formulé que la LPPR et vous-même bafouaient les valeurs de la République française et ce n’est pas un hasard.

Les valeurs de la République française ont été établies, élaborées et léguées pour la postérité par des hommes et des femmes qui ont complètement compris qui ils étaient et qui avaient une conscience totale de qui ils étaient, à savoir des hommes et des femmes capables de ressentir de l’affection, sentiment universel et ciment de la fraternité, les deux autres valeurs en découlent.

Les valeurs de la République française nous protègent de la psychopathie et donc de la haine.

Il se trouve que le programme de Monsieur Olivier Coutard diverge complètement du vôtre car il respecte les valeurs de la République française, ce dont Monsieur Olivier Coutard a pris conscience maintenant. Son programme ne présente pas de risques psychosociaux identifiés.

Je vous souhaite une excellente année 2022, très fraternelle.

Bien à vous,

Jean-Olivier Durand, assistant de prévention pour ICGM-CNRS et directeur de recherche CNRS.

Le 28/11/2021 à 08:48, Jean-Olivier Durand a écrit :

Bonjour Cher Collègue,
Je vous recontacte car la loi de programmation de la recherche que vous appelez de vos vœux et dont vous avez participé à la rédaction n'est pas construite sur des valeurs républicaines.
Dans votre tribune pour Les Echos, vous avez appelé à une loi:
Inégalitaire, oui inégalitaire, je vous réponds ÉGALITÉ
Vertueuse et Darwinienne, je vous réponds FRATERNITÉ
Enfin vous appelez à une loi pilotée par l'ANR, je vous réponds LIBERTÉ
Vous avez complètement oublié les valeurs fondamentales de la société et de la République dans lesquelles vous vivez et cela, c'est particulièrement préoccupant surtout pour l'avenir des plus jeunes. Il se trouve que dans sa charte, Monsieur Olivier Coutard respecte les fondamentaux républicains. C'est donc le candidat adéquat pour occuper le poste de Président Directeur Général du CNRS, en particulier pour nos jeunes collègues chercheurs.
Je vous remercie d'en prendre bonne note,
Bien cordialement,
Jean-Olivier Durand
Directeur de Recherche au CNRS.

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