Marianne, tiens bon !Ils te font « la grande scène du II ».
Hier, j’ai cru être au théâtre.
Sur la scène , Marianne, ma vieille copine au bonnet phrygien.
Ah, ! Marianne! Ma belle République! Voilà encore qu’on te tire la jupe, qu’on te bouscule dans les ruelles de la démocratie. Ce sont encore ces jobards du RN qui te font les gros yeux et jouent les pleureuses. Leur Marine aurait été condamnée ? Et voilà ces histrions populistes qui nous sortent leur violon, façon "pauvre victime du système".
Mais toi, Marianne, tu souris, stoïquement. Tu sais bien qu’ils te racontent des salades. ! On va rigoler un peu en décryptant leurs manigances.
Et Voilà la Marine qui monte sur scène après sa condamnation à l’inéligibilité, l’écharpe tricolore en berne, le cheveux décoiffé de celle qui s’en va en guerre!Quelle performance ! La voilà qui se drape dans son rôle préféré : celui de la pauvre héroïne persécutée par des juges "politiques".
« Au secours !On me vole! On m’assassine! On me prive du job qu’on m’a promis! Tout ça pour une histoire d’argent que j’aurais bidouillé ? Pour avoir confondu l’argent des contribuables avec la tirelire de la boutique ? ». Elle crie, trépigne. Du grand théâtre ! Ses camarades ne sont pas en reste. Jordan nous sort son discours façon révolutionnaire en culottes courtes : "C’est une exécution de la démocratie !" Marion pleure à chaudes larmes : "On veut tuer notre victoire !" Et dans les chœurs, tous les dictateurs populo-trumpistes reprennent le refrain: « ah ça ira, ça ira, la démocratie à la lanterne ! » avec en contre point, les populo-insoumis et leur chansonnette « la décision de destituer un élu devrait revenir au peuple".
Mais enfin, les amis, ce n’est pas une tragédie grecque ici ! C’est juste la justice qui fait son boulot. Sans protéger les puissants dont êtes ! Pas besoin de sortir les mouchoirs !Le « jour le plus funeste de la démocratie » n’est pas celui que vous dites. C’est celui où vous vous êtes assis sur les valeurs que vous avez fait semblant de défendre. C’est le jour où le vent de l’impunité vous a tourné la tête. Où vous avez perdu les valeurs dont vous êtes auto affublés.
« Tête haute, mains propres »!
Souvenez-vous de vos critiques virulentes lors des condamnations d’Alain Juppé et François Fillon, dénonçant l’immoralité des élus et le détournement de fonds publics. En 2004, après la condamnation de Juppé pour l’affaire des emplois fictifs, Marine, tu avais déclaré : « Les Français n’en ont pas marre d’entendre parler des affaires, ils en ont marre qu’il y ait des affaires ! ». Vous critiquiez alors le maintien de Juppé en politique malgré sa condamnation, tout en défendant le slogan lepéniste :
« Tête haute, mains propres »
Aujourd’hui, la tête furibonde et les mains dans la confiture, vous déroulez votre mantra : Te faire passer toi, Marianne, pour une méchante marâtre qui persécute ses enfants rebelles. Les juges deviennent des tyrans, les institutions sont des conspirateurs, et la petite Marine, elle, est l’innocente, un « pôvre » agneau victime d’un complot mondial.
Mais toi, Marianne, tu sais bien que tout ça, c’est du pipeau.
Tu sais qu’ils veulent faire croire que la justice est contre le peuple. Mais en réalité, ils sapent tes fondations pour mieux s’installer sur ton trône. Leur rhétorique populiste, c’est comme un mauvais vin : ça monte vite à la tête mais ça donne mal au crâne après. Ils promettent une démocratie directe où le peuple déciderait tout… sauf que derrière cette façade, c’est eux qui veulent tout
Alors toi, Marianne, qu’est-ce que tu fais ? Tu te redresses et tu leur réponds avec panache : "Pas de ça chez moi !" Tu leur rappelles que la justice est indépendante et que personne n’est au-dessus des lois – même pas Marine avec ses airs de victime professionnelle.
Et puis tu leur fais un clin d’œil bien senti : "Vous parlez de démocratie ? Mais vous passez votre temps à diviser le peuple pour mieux régner !" Tu les mets face à leurs contradictions : ceux qui pleurnichent sur l’injustice sont souvent ceux qui rêvent d’un pouvoir sans contrepoids.
Alors mes petits Gavroches du XXIe siècle, écoutez bien votre Marianne ! Ne vous laissez pas berner par ces discours populistes déguisés en complaintes tragiques. La démocratie française est une vieille dame solide, mais elle a besoin qu’on veille sur elle. Riez un bon coup devant leurs grimaces et leurs larmes de crocodile – mais ne baissez pas la garde. Parce que derrière leurs plaintes se cache une vraie menace pour notre République. Alors soyez fiers de votre Marianne et défendez-la avec vos tripes !
Allez hop ! Vive la République et vive Marianne – même si il faut parfois botter quelques derrières populistes pour rester debout !