Dans son excellent ouvrage "Vietnam, une longue histoire" aux éditions l'Harmattan récompensé par le prix de la francophonie de l'Académie française, l'historien Nguyen Khac Vien dénonce outre les impérialismes français et américain, l'impérialisme chinois... Ainsi, la Chine de Mao aurait elle traité avec l'Amérique de Nixon afin d'effectuer un "partage d'influences" entre le Nord et le Sud du Vietnam, sans demander leur avis aux dirigeants vietnamiens...Mais la Chine est allée plus loin, je cite:
"En février 1979, 600 000 hommes des forces chinoises furent lancés contre les provinces frontalières du Vietnam sur un front de 1500 km, occupèrent et saccagèrent les villes de Lang Son, Cao Bang, Lao Cai ainsi que de nombreux villages...Remarquons que Lang Son se trouve à 150 km seulement de Hanoï. Le gouvernement vietnamien décrète la mobilisation générale. Appliquant des techniques suranées , dotées d'un équipement plutôt vétuste, les forces chinoises, en dépit de leur supériorité numérique subissent des pertes importantes. Ces pertes, la condamnation quasi unanime de la communauté internationale obligèrent Pékin à arrêter les opérations militaires fin mars 1979..." Notons, au passage, qu'il ne s'agit pas là de la critique d'un "féodal archaïque" mais de l'historien officiel d'un pays socialiste...