La classe politique à marseille ,épisode 2...

2) Les loups se "marquent à la culotte"

1986: Gaston Deferre est mort, la ville, comme le département, sont sous le choc. Au Conseil Municipal, il convient de trouver un nouveau Maire.

Chaque clan se marque "à la culotte". D'un côté les "anciens" : Olmeta, Masse, Charles Emile Loo etc, regroupés derrière un autre "dauphin" de Gaston, San Marco,  soutenus activement par celle qu'on appellera "la veuve noire" Edmonde Charles roux. De l'autre, les "assassins du père" avec Pezet à leur tête... La situation se trouvant bloquée, on fait appel au plus petit dénominateur commun, celui qui ne peut, croit on, géner personne: Robert Vigouroux.

Ce dernier est réduit au rôle de potiche. Pendant trois ans, le fonctionnement de la ville est bloqué... Marseille ne s'en remettra jamais...

En 1989, Michel Pezet est le candidat officiel du Parti. Surprise, le"pantin" se réveille. Personne, à droite comme à gauche ne le prend au sérieux. Chirurgien réputé, Robert Vigouroux n'était pas pris au sérieux par Gaston lui même. N'aurait il pas dit :"Robert tu es un bon toubib, mais en politique, tu es nul!" D'ailleurs, les premiers sondages ne le placent qu'en fond de tableau . Au PS, Pezet fait une campagne centrée sur sa personne avec des 4 par 3 sur lesquel on ne voit que lui. Erreur funeste, les marseillais ne l'aiment pas, il apparaît comme le "paricide", de plus, il ne cache pas son homosexualité dans une région où l'ouverture à ce type de différence n'est pas encore très avancée... Il est pourtant entouré d'une bonne équipe et c'est probablement sur ce thème qu'il aurait du faire campagne. Malheureusement, l'habitude du fontionnement collectif n'est pas entrée dans les moeurs à Marseille, en ces temps... La droite ne croit pas à la victoire et fait une campagne à minima...

Les résultats sonnent comme une explosion sidérante: Vigouroux écrase tout le monde dans tous les secteurs... Même Gaston, au temps de sa gloire n'a jamais réussi un tel score: au Conseil Municipal les socialistes ne sont que 3, la droite est à peine mieux représentée...

à suivre

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