Date de sortie 28.08.2013
par François Corda et Martin Souarn
François et Martin ont souhaité débattre d’Alabama Monroe, qui aura été un des grands moments cinéma de cette année 2013 si l’on en juge par l’accueil public et critique qui lui a été réservé. L’occasion pour eux de définir les ingrédients qui, de leur point de vue, contribuent à la réussite ou à l’échec d’un mélodrame.
MS : François, tu es le seul membre de la rédaction à ne pas saluer Alabama Monroe. Qu'est-ce que tu reproches exactement à l'histoire tragique de Didier et Elise ?
FC : Oula, beaucoup de choses ! J’avais plutôt aimé La Merditude des Choses, le précédent film de Felix Van Groeningen. Malgré le pathos il parvenait à insuffler une sorte d’esprit potache franchement vivifiant. Ce qui m’a déplu dans Alabama Monroe, c’est que l’air y est irrespirable. Il y a une forme de complaisance dans le malheur, de morale résignée sur l’injustice de la vie que je trouve artificielle parce que peu crédible.