par François Corda
Sorti en France le 18 septembre dernier, La Bataille de Solférino a marqué les esprits de notre rédaction. Sa réalisatrice, Justine Triet, a bien voulu prendre le temps de répondre à quelques questions sur son film. Ses réponses sont tout aussi marquantes !
La Bataille de Solférino associe images de fiction et images documentaires. Quelles sont les raisons qui vous ont poussée à adopter ce format original ?
Le goût de l’aventure.
La trame de La Bataille de Solférino est celle d’un drame (la séparation d’un couple et ses dommages collatéraux, ndlr). Pour autant, et même si les personnages sont tous très touchants, on rit beaucoup de leurs malheurs et de leurs maladresses. Lequel de ces deux aspects, drame et comédie, a-t-il été à la base du projet ?
C’est un drame, rien de drôle dans ce qui touche nos personnages. Mais c’est dans la densité de cette journée où l’insensé surgit, que le drame côtoie la comédie. Car, dès l’écriture, contrairement à ce que l’on pourrait croire, le film se distanciait déjà d’une approche purement naturaliste. Le côté pièce montée, que l'accumulation des galères et le grotesque de certaines situations peuvent nous faire vivre frôlent l'invraisemblable parfois.