Chers Lecteurs,
Je ne sais pas grand-chose sur Walt Stevens. Un jour de 2005, alors que j’étais l’éditeur de Memor à Bruxelles, un colis est arrivé du Texas.
Walt Stevens s’était choisi un éditeur, car, m’avait-il écrit, personne aux États-Unis ne voulait éditer ses poèmes, encore moins ses textes de soutien aux Palestiniens.
Je lui fis part de mon orientation éditoriale du moment qui rendait la publication de ses textes difficile : l’essentiel de ma production était dédié aux étudiants du cycle secondaire et mes auteurs étaient pour la plupart professeurs de français.
Il me répondit alors qu’il me remettait son œuvre pour que j’en tire le meilleur parti possible.
En 2017, je pris ma retraite officielle.
Aujourd’hui, après trois années de remise à niveau psychique vis-à-vis de ma nouvelle liberté — je dis cela sans rire —, j’ai le plaisir de pouvoir enfin m’occuper des textes de Walt Stevens.
Dans les CD transmis par Walt, j’ai appris que sa mère était belge d’origine flamande, je ne connais que son nom : Stevens. Elle et son fils se sont établis près de Détroit dans une ferme délabrée. Chargé de cours dès 1953 à la Wayne State University à Détroit, Michigan, il y est nommé Ph. D. en 1959. Il enseigne ensuite à la University of Washington, Seattle jusqu’en 1965, à la Montana State University jusqu’en 1972 et à la University of Guam en 1972-1973.
Les textes de Walt forment un long plaidoyer en faveur des damnés d’une Terre engluée dans de multiples guerres. Mais plus importants sont ses poèmes que je choisis de traduire en premier.
Walt Stevens mourut peu après m’avoir transmis ses travaux : environ 200 poèmes, 51 articles de presse, 3 critiques de livres, 3 nouvelles et 11 comptes rendus de conférences. Sa dernière lettre me remerciait de lui avoir fait parvenir un ouvrage bilingue français-anglais de Véronique Vercheval sur la Palestine paru en 2006.
Vous trouverez ci-dessous (suivre le fil du blog) les poèmes traduits, petit à petit, de l’anglais américain.
Si d’aventure vous y trouvez matière à meilleure traduction, j’en serai le premier enchanté. Je me ferai un plaisir d’introduire votre correction en bonne et due forme dans ce blog.
Bonne découverte
John F. Ellyton — john.ellyton@skynet.be
P-S : Avis aux éditeurs amateurs de littérature américaine. Si éditer Walt Stevens les tente, le droits sont à plaire.