A Pékin, la Maserati et le mot de Cambronne

En marchant vers le "Stade des Ouvriers" qui n'a d'ouvrier que le nom, j'ai découvert cette étonnante Maserati, garée devant un club de gentlemen.

En marchant vers le "Stade des Ouvriers" qui n'a d'ouvrier que le nom, j'ai découvert cette étonnante Maserati, garée devant un club de gentlemen.Parce qu'elle est intégralement chromée, et dépourvue de plaque minéralogique, elle ne passe pas inapercue dans les rues de Pékin. Je l'avais repérée une première fois dans le nouveau quartier des ambassades, en pleine manif', perdue au milieu du cortège de nationalistes anti-japonais.

Au volant, un jeune chinois à la crinière décolorée, la veste en cuir violette, roulant lentement, à hue et à dia, et rageant de ne pouvoir avancer. Les manifestants s'étaient bien gardés de réagir. Mais cette fois-ci, discrètement, un esprit facétieux a dessiné "Merde" sur le poussiéreux capot.

Aujourd'hui, une enquête du New York Times raconte comment Ling Jihua, un cadre toujours haut-placé du PCC, a cherché à dissimuler la mort de son fils dans un crash de Ferrari à Pékin. Il craignait que ce scandale ne compromette son ascension politique à l'approche du XVIIIe congrès du PCC.

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 Ceci est peut-être le début d'une série de billets façon "Carte postale chinoise"

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