La Chine, en trois papiers.

Economie, politique et tambouille journalistique en Chine: quelques suggestions de lecture pour le weekend.

Economie, politique et tambouille journalistique en Chine: quelques suggestions de lecture pour le weekend.

The Economist (en anglais) “En Chine, qui possède quoi ?”

La propriété en Chine est un vrai casse-tête. Par exemple,il existe des industries où a priori les étrangers ne peuvent détenir des parts mais dont les investissements sont encore indispensables: les télécommunications, internet, la sidérurgie, les mines.

D’où ce mécanisme, ce tour de passe-passe légal baptisé l’”Entité à intérêt variable” qui suggère la création d’une boîte chinoise, d’une boite étrangère et d’une société off shore pour gérer les fonds des deux entités. Mais il subsiste tellement de zones grises... et Yahoo! vient d’en faire les frais. De fait, Jack Ma, le pdg du site Alibaba, dont Yahoo! possède 41%, a récupéré unilatéralement leur société commune de paiement en ligne “sur les consignes de la Banque de Chine” a-t-il déclaré. De quoi laisser quelques sueurs froides à d'autres investisseurs étrangers.

Relire à ce propos le livre “The Party: the secret world of Chinese communist leaders” de Richard Mac Gregor, l’ancien correspondant en Chine du Financial Times, qui revient sur le fonctionnement pour le moins opaque de l’économie chinoise.

Caixin (en anglais) “Anarchy with order” 30 juin 2011

Courageux éditorial de ce magazine chinois décidément aussi ‘borderline’ que le Nanfang Weekend. Il explique – en prenant l’exemple de la Belgique sans gouvernement – que jouer sur la peur, l’imminence du chaos à chaque demande d’ouverture démocratique émanant du peuple, n’a aucun fondement rationnel.

China Digital Times (en anglais) “Les directives du ministère de la vérité” 07 juillet 2011

C’est la bible du journaliste chinois ou plutôt son testament. Voici donc la liste de toutes les règles de bienséance à respecter lorsqu’on rédige un papier pour l’agence de presse Chine Nouvelle, ou Xinhua. Certaines sont clairvoyantes (“ne pas utiliser le terme “Mongol” pour les personnes souffrant du syndrome de Down”) et d’autres beaucoup plus farfelues (‘Bien utiliser les guillemets pour l’expression “L’indépendance de Taiwan”‘). Le bureau de la propagande ne dépend pas du gouvernement mais tombe sous la tutelle du Parti communiste.

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