2008, année électrique et érotique en Chine

La Chine et ses contrastes: image d'Epinal? Cette semaine, le village de Longnan, province de Gansu, au nord-ouest du pays, était le théâtre d'affrontements violents entre paysans et policiers, après une rumeur selon laquelle de nombreuses expropriations n'auraient servi à rien.; l'administration locale ayant finalement décidé ne de plus construire ses nouveaux bureaux sur les terrains durement acquis. Pendant ce temps-là, Zola est tricard à Shenzhen et Mao devient érotique.

La Chine et ses contrastes: image d'Epinal? Cette semaine, le village de Longnan, province de Gansu, au nord-ouest du pays, était le théâtre d'affrontements violents entre paysans et policiers, après une rumeur selon laquelle de nombreuses expropriations n'auraient servi à rien.; l'administration locale ayant finalement décidé ne de plus construire ses nouveaux bureaux sur les terrains durement acquis. Pendant ce temps-là, Zola est tricard à Shenzhen et Mao devient érotique.L'agence officielle chinoise en a fait état, tout comme les médias occidentaux:

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2008/11/21/chine-affrontements-entre-paysans-et-policiers-sur-fond-de-crise-sociale_1121523_3216.html

 

Ces violences succèdent aux nombreuses grèves des chauffeurs de taxi un peu partout dans le pays, ont une résonnance particulière dans un contexte de crise économique globale. Sans surprise, la Chine subit a son tour les répercussions de la récession mondiale.

 

Ce qui était le pré-carré des "citizens reporters" et désormais largement couvert par la presse officielle nationale. Une manière pour Pékin de mettre les gouvernements locaux devant leurs responsabilités.

 

 

Pendant ce temps-là, le citizen reporter Zola Zhou que j'ai rencontré à Pékin et suivi pendant une semaine, a toutes les peines du monde pour quitter le pays. Attendu en Allemagne par le quotidien Deutsche Welle qui organise chaque année la cérémonie des "Best of Blogs", il devait relier Shenzhen à Hong-Kong vendredi avant de s'envoler samedi pour l'Europe. Mais la douane de Shenzhen ne lui a pas laissé quitter la Chine continentale. Il vient tout juste de retourner à Meitanba, sa commune natale pour demander solennellement de ne plus être black-listé. To be continued...

 

 

Pas de quoi affoler Hu Ming, cette artiste de 53 ans à l'inspiration très originale dont la côte décolle en ce moment à Pékin. Ses parents étaient médecins dans l'armée et ont toujours espéré que leur rejeton devienne un jour un chirurgien de renom. A l'âge de 15 ans, elle a rejoint l'armée de libération du peuple et servi pendant vingt années comme infirmière, baby-sitter, projectionniste ou bibliothéquaire. Ce drôle de parcours explique peut-être son oeuvre qui mélange la culture communiste et l'érotisme.

Le portfolio de l'artiste à découvrir sur le blog ci-dessous:

http://nickwong2.blogspot.com/2008/11/pla.html

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