Une disparition?

Une multiplicité de vies : voilà ce qu'internet m'a permis d'avoir ces dernières années, multipliant les blogs (josephghosn.com, palmiers pyramides, silences, celui-ci, qu'il faut activer davantage d'ailleurs...), les formes (wordpress, twitter, tumblr...) et les sites. Et puis, un jour, une partie de cette vie disparait: un nom de domaine, tout à coup, n'est plus disponible, se perd dans une boucle ou une faille temporelle et technique, qui empêche son rachat.

19034_1.JPGUne multiplicité de vies : voilà ce qu'internet m'a permis d'avoir ces dernières années, multipliant les blogs (josephghosn.com, palmiers pyramides, silences, celui-ci, qu'il faut activer davantage d'ailleurs...), les formes (wordpress, twitter, tumblr...) et les sites. Et puis, un jour, une partie de cette vie disparait: un nom de domaine, tout à coup, n'est plus disponible, se perd dans une boucle ou une faille temporelle et technique, qui empêche son rachat. Et au bout de 48h, Google l'a oublié, effacé de la mémoire de ses robots et plus rien ne remonte sur les pages de recherche. Plus rien, donc, n'existe, puisque les années 2010 ont la mémoire aussi longue ou courte, bête ou intelligente, que celle d'un moteur de recherche. Pourtant, tout est encore là : même si le nom de domaine a disparu (josephghosn.com n'est plus accessible), le blog hébergé par wordpress est toujours là, fidèle : http://josephghosn.wordpress.com - Pourtant, depuis une semaine, je reçois chaque jour des mails, des sms, des messages qui me demandent où est passé mon blog et j'y sens comme des condoléances désolées. Et bien, il est encore là, l'adresse a changé, c'est tout. Tout ? Dans un monde mené par Google, un changement d'adresse est pire que tout : c'est un effacement pur et simple du monde, une disparition si soudaine qu'elle ne permet même pas de faire ses adieux, et encore moins de faire suivre son courrier. Alors, pour la poste restante, allez voir par là : http://josephghosn.wordpress.com ou encore http://palmiers.tumblr.com

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