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Billet de blog 31 août 2021

Note de lecture:Daniel Sibony, L’Expiation dans la pandémie

De quoi le Covid 19 – je ne peux m’empêcher d’y entendre l’écho vide ! – de quoi donc est-il le nom ? L’auteur d’emblée débusque le lièvre. Nos sociétés modernes sont gouvernées par la peur. Il s’agit bien d’une pandémie de la peur. Une pandémie qui marche sur ses deux pieds d’airain : perversion et névrose. Perversion d’un pouvoir exerçant au nom d’un scientisme totalitaire...

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Daniel Sibony, L’Expiation dans la pandémie, Éditions Le Retrait, 2021, 13 €.


« Le jour des Expiations (Lévitique 23, 27-28) ou Yom Kippour, était la fête juive la plus solennelle, qui avait lieu tous les ans, le dixième jour du septième mois du calendrier hébraïque. Ce jour-là, le souverain sacrificateur accomplissait un rituel sophistiqué pour expier les péchés du peuple. Pour ce rituel, décrit en Lévitique 16, 1-34, Aaron et ses successeurs devaient entrer dans le saint des saints. La solennité de ce jour est manifestée par Dieu, qui a demandé à Moïse d'avertir Aaron de ne pas s'approcher du saint des saints n'importe quand, mais uniquement un jour par an, car autrement, il mourrait (verset 2) … Avant d'entrer dans le Tabernacle, Aaron devait se baigner et mettre des vêtements spéciaux (verset 4), puis sacrifier un taureau pour ses propres péchés et ceux de sa famille (versets 6, 11), dont le sang était répandu sur l'Arche de l'Alliance. Ensuite, il apportait deux boucs. Le premier était sacrifié « cause des impuretés des Israélites et de toutes les transgressions par lesquelles ils ont péché » (verset 16) et son sang était répandu sur l'Arche de l'Alliance. Le deuxième était le bouc émissaire : Aaron lui imposait les mains et confessait sur lui toute la rébellion et la méchanceté des Israélites, puis envoyait un homme chargé de cette fonction le chasser dans le désert (verset 21). Ce bouc emportait avec lui tous les péchés du peuple, qui étaient pardonnés pour une année de plus (verset 30). » (Extrait du site gotquestions.org) Cette cérémonie qui vise à assumer les fautes de la communauté, opère avant tout dans et par des actes de parole. Quelles que soient nos convictions, retenons la leçon.

 On sait Daniel Sibony bien enraciné dans la tradition du Livre et ça n’est sûrement pas par hasard qu’il choisit, pour ancrer le titre de son ouvrage, le terme d’Expiation. Cette tradition dite aussi du bouc émissaire allège le peuple de ses manquements. Le terme de pandémie, m’a connecté à une autre très proche, « pandémonium » qu’emploie Marx dans un texte inédit publié par le même éditeur où il dénonce la misère des prises en charge des malades mentaux, dans l’Angleterre des années 1850. (Karl Marx, De la folie, 2020) J’y ai consacré, avec mes collègues Jacques Cabassut et Guillaume Nemer, un long commentaire. « Il serait même trop répugnant, précise Marx, de citer des extraits du rapport des membres de la Commission sur l’hospice de St Pancras à Londres, un genre de petit pandémonium. De manière générale, il y a peu d’écuries anglaises qui n’apparaîtraient pas comme des boudoirs à côté des cours des fous dans les hospices ; en comparaison avec le traitement réservé aux aliénés mentaux pauvres, celui des quadrupèdes pourrait être qualifié de sentimental. » « Pandémonium » est un néologisme apparu en 1667. C’est une pure invention du   poète et pamphlétaire anglais John Milton qui le créa dans son livre intitulé Le Paradis perdu. Au niveau étymologique, John Milton a construit ce mot à partir du grec ancien pan (« tout »), et daïmon (« démon »), bref le mal absolu. Alors que le terme pandémie tient son origine du même pan (tout) et du démos (d’abord quartier d’Athènes, puis peuple). On voit poindre dans l’événement dit Covid, de la totalité, voire du totalitaire. Expiation, pandémie, pandémonium, mal absolu, folie… Voilà les signifiants qui tournent pour moi dès l’entrée dans l’ouvrage de Daniel Sibony. Quels sont les manquements à expier pour l’humanité d’aujourd’hui, si ce n’est ce que les anciens grecs cernaient sous le terme d’ubris, démesure, excès, sans limite. La différence c’est que dans la tradition juive l’expiation est symbolique, alors que dans notre modernité elle est « sèche… Elle ne nettoie pas le « mal » ; elle l’empêche seulement d’apparaître, elle empêche de le pointer et de le reconnaître pour tenter de s’en libérer ne serait-ce que symboliquement »

 « Je suis maître de moi comme de l’univers », crie l’homme moderne avec le Cinna de Pierre Corneille. Maitre du temps de l’espace, de la terre et du ciel, du temps… Et voilà qu’un petit pangolin, associé en Chine à une chauve-souris (ou bien est-ce une fuite d’un laboratoire à Wuhan ?), met par terre le beau château de cartes, en infiltrant dans l’espèce dominatrice un petit virus de la famille des Corona, comme il en existe tant. Une épine plantée dans l’orgueil de l’espèce humaine, cette espèce qui oublie un peu vite, comme l’écrit magnifiquement Nancy Houston, qu’elle est d’abord « espèce fabulatrice », c’est à dire animée d’un corps parlant. C’est donc dans la parole, ici réécrite, que l’auteur va travailler d’arrache-pied, à remonte-pente, à border le trou béant creusé dans l’humanité d’aujourd’hui par l’explosion du petit Corona. Entre mars 2020 et juillet 2021, Daniel Sibony tient sur YouTube un journal « non pas après-coup, mais sur le coup de l’événement. » L’auteur reprend ainsi la plume dans le fil de ses trois ouvrages parus il y a quelques années sous le chapeau, justement d’Évènements, entre 1995 et 2001, dans lesquels il traquait une psychopathologie de la vie quotidienne. Alain Badiou, en avril 2020 fait savoir à Daniel Sibony que pour lui, la pandémie du SRASS Cov 2, n’a rien d’un événement, ça n’entre pas pour lui dans sa catégorie de l’événement. (Voir : Alain Badiou, L’être et l’événement, Points, 2018). Mais Daniel Sibony, à juste titre, n’en démord pas : « Qu’est-ce qu’un événement ? C’est ce qui vient en travers du cours régulier des choses, une coupure dans le temps, une contraction du temps, qui se met en travers de la durée ordinaire, dite normale, où d’autres événements sont charriés, qu’on ne voit pas toujours. Mais celui-là il est difficile de ne pas le voir bien qu’il excède la perception des corps. » L’événement se présente, collectivement et subjectivement, comme « une secousse d’être ». C’est sur ce fil tendu, tel un funambule, que Daniel Sibony, se livre à l’exercice sans filet de dire au fil des jours ce qui pour lui fait événement.

 Alors de quoi le Covid 19 – je ne peux m’empêcher d’y entendre l’écho vide ! – de quoi donc est-il le nom ? L’auteur d’emblée débusque le lièvre. Nos sociétés modernes sont gouvernées par la peur. Il s’agit bien d’une pandémie de la peur. Une pandémie qui marche sur ses deux pieds d’airain : perversion et névrose. Perversion d’un pouvoir exerçant au nom d’un scientisme totalitaire. En effet « La logique perverse est l’effet d’une loi qui se donne pour vraie, indiscutable, pleine d’une « science » dont il n’y a pas à douter ; moyennant quoi, et puisqu’on a la vérité, on peut mentir. » Oubliant que la recherche scientifique en tant que telle, celle qui s’exerce à bas bruit dans les laboratoires, traquant la nature du virus, inventant un vaccin révolutionnaire, dans un effort gigantesque, 56 ans après un prix Nobel attribué à François Jacob, André Wolf, et Jacques Monod pour la découverte de l’ARN messager (et on nous dit qu’il n’y a pas de recul !), s’avance en tâtonnant. La peur s’accompagne d’un système de contrôle généralisé qui la nourrit et l’entretient. La voilà bien l’ubris moderne aux commandes : que rien n’échappe ! Quant à l’aspect névrotique déclenché par la pandémie il repose sur les formes de discrimination que l’on a vu fleurir, et qui engendre une autre sorte de peur.  On voit alors revenir « tout le refoulé de l’exclusion et la haine identitaire ». Une société construite sur le contrôle des corps et des esprits, tel que Michel Foucault a pu le décrypter ; une société produisant des discriminations sans fin, faute d’assumer des différences essentielles. Je ne peux manquer ici de faire écho, toutes proportions gardées, à l’idéologue du nazisme Alfred Hoche.  Avec Karl Binding qui en rédigea parallèlement la partie juridique, ce théoricien inspira largement des pratiques meurtrières fondées sur la discrimination. Il intitula un de ses ouvrages paru en 1920 : Die Freigabe der Vernichtung lebensunwerten Lebens. (Le droit de détruire la vie dénuée de valeur). Il y décrit les malades en termes « … d’enveloppes vides à visage humain… existences de ballast… bouches inutiles… coquilles vides… ». Ce faisant, notons cependant qu’il s’inspire de Platon dans La République (livre III, 408-410) : « Ainsi, tu établiras dans la cité des médecins et des juges tels que nous les avons décrits, pour soigner les citoyens qui sont bien constitués de corps et d'âme ; quant aux autres, on laissera mourir ceux qui ont le corps malsain, et ceux qui ont l'âme perverse par nature et incorrigible, on les mettra à mort. » Donc le ver est dans le fruit depuis la nuit des temps… C’est pour occulter ces exclusions mortelles pratiquées au cours de l’histoire et de nos jours, sur des minorités, juifs, noirs, arabes « et d’autres considérés comme suspects ou inferieurs », que l’on a voulu jouer la carte du « tous pareils ». Mais la thèse de Daniel Sibony est plus subtile que de dénoncer les discriminations criantes engendrées par la « gestion catastrophique de la pandémie ». Il en traque la structure : la phobie de l’exclusion produit l’exclusion.  C’est bien parce que la différence (des sexes, des places, des sujets, mais aussi des citoyens devant le virus) est refoulée selon les mécanismes de la névrose, que le retour du refoulé se produit sous forme de réflexes d’exclusion, « … qui font la haine identitaire ou ce qu’on appelle à tort « racisme », dont le programme est simple : une identité fustige dans l’autre ce qui rappelle sa propre faille qu’elle a du mal à supporter. » Ce pourquoi l’auteur s’écarte du terme de discrimination, au profit du concept opératoire d’« entre-deux » qu’il a peaufiné il y a quelques années. (L’entre-deux. L’origine en partage, Le Seuil, 1991) « L’entre-deux implique des croisements, des transversales, entre les deux pôles opposés mais intriqués, comme justement vivre et soigner, travailler et protéger. » Il sort ainsi d’une pensée manichéenne et binaire, où les opposés s’excluent mutuellement et qui empoisonne l’espace du vivre ensemble, où à partir d’une confusion entre « tous égaux » (devant la loi) et « tous pareils », règne une forme de démocratisme angélique. Pour ne discriminer personne, on confine tout le monde ! La peur de discriminer au bon moment (par exemple les malades et les non-malades dès le début de la pandémie) entraîne une série de discriminations et d’oppositions sans fin, éclatant la société dans ses forces vives (provac et antivac etc.). Voilà ce que l’auteur décrypte comme « le système » dans lequel les dirigeants, comme chaque citoyen, sont plongés jusqu’au cou. Il faut l’effort et le retrait du philosophe et du psychanalyste pour y découvrir ce qui est latent. Un regret cependant : que la nature de ce « système » ne soit pas nommée, alors qu’il s’agit bien du capitalisme, idéologie qui a envahi la planète et réduit tout ce qui est sur terre (matériel et immatériel) à l’état de marchandise consommable.

 Que faire face à l’événement et ce qu’il révèle ? Chacun fait comme il peut. Chacun a mobilisé, face à l’écho vide qui a troué le monde, son savoir, son savoir-faire, ses mots, les mots des pauvres gens, comme le chantait Leo Ferré et ceux des savants. De Daniel Sibony on connait la rigueur. Féru de mathématiques - ne donna-t-il pas des leçons à Jacques Lacan, - et de philosophie, naviguant en vives-eaux dans la pratique d’une psychanalyse inventive non soumise aux diktats des écoles et autres associations, mais aussi fidèle lecteur dans le texte de la Bible.  Et j’ajouterai œuvrant dans l’alchimie du verbe, comme disait Rimbaud. Je me souviens d’un beau roman reprenant le chemin de son enfance à Marrakech (Marrakech, le départ, Odile Jacob, 2009). Daniel Sibony comme tout un chacun mobilise son savoir et son savoir-faire pour faire face. Et ces mots que chacun a tiré de soi, il s’agit bien de les faire circuler, de les partager. Il n’y a pas de sens unique. Mais encore faut-il que « ... nos paroles puissent ou doivent avoir un effet, qu’entre dire et faire ce qu’on doit faire et faire ce qui a été dit, l’écart est à franchir, sinon il devient l’abîme de nos inhibitions et de nos paresses. » Quelque chose revient alors, dans ce silence assourdissant du premier confinement qui du fond de la solitude de chacun fait retour au collectif : « C’est dans ce silence, dans cet effacement collectif, que l’idée de peuple m’a paru s’imposer ; l’idée de peuple émergeait de son effacement ». Si le lien social ne tient que des paroles échangées, paroles dites et paroles écrites, Daniel Sibony en donnant de la voix (voie) s’associe comme un parmi d’autres, à cette humanité souffrante, dont le Corona révèle autant la faiblesse que la richesse.

 J’ai cru lire que cet ouvrage s’ouvrait comme une série d’autres réflexions à venir. Mais je n’en ai pas retrouvé l’occurrence. L’aurais-je inventé ? Toujours est-il que nous n’en avons pas fini de broder/border le trou que ladite pandémie a creusé dans nos corps, nos esprits, nos mots, nos façons d’être et de vivre ensemble. Dans la foulée de Marcel Mauss et de son Essai sur le don on peut dire que nous sommes devant un « fait social total » : «  Les faits que nous avons étudiés sont tous, qu’on nous permette l’expression, des faits sociaux totaux ou, si l’on veut — mais nous aimons moins le mot —, généraux : c’est-à-dire qu’ils mettent en branle dans certains cas la totalité de la société et de ses institutions (potlatch, clans affrontés, tribus se visitant, etc.) et dans d’autres cas seulement un très grand nombre d’institutions, en particulier lorsque ces échanges et ces contrats concernent plutôt des individus. »

Le travail d’élaboration reste à faire, collectivement et subjectivement, pour qu’une véritable expiation, symbolique, fasse son œuvre et débouche sur du nouveau.

Joseph Rouzel

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