Depuis longtemps des citoyens de Provence souhaitent initier la création d’une monnaie complémentaire régionale. Pour cela, ils ont déposé le nom de « Provensol ». Un documentaire incisif vient conforter leur ambition, Devises trompeuses, des alternatives à un marché de dupes, due au réalisateur allemand Claus Strigel.

Objet InconnuIl nous raconte comment la monnaie est une substance magique qui n’a pas de valeur propre mais qui rend comparables les choses et les actions les plus contradictoires. Comment créée à partir de rien, elle ne reçoit sa valeur que par sa rareté. Et comment aussi alors qu’on nous dit qu’elle facilite, en tant qu’instrument d’échange, l’accès aux services et aux biens, moins de 2 % de toute la masse monétaire de la planète y sont consacrés.

Ce film, soutenu par la réflexion argumenté du grand spécialiste des monnaies complémentaires, le belge Bernard Lietaer, est en effet un formidable outil pédagogique pour populariser ce projet citoyen et d’économie durable. Car l’enjeu est bien là, favoriser l’économie réelle et régionale, créer une sorte d’assurance face à la crise, un moyen d’échange qui ne pourra pas se volatiliser dans un paradis fiscal. Rencontre avec Hannes Lammler, une des chevilles ouvrières de ce pari,  secrétaire de l’association JournArles et membre d’Attac.

A partir de ce mois est enfin disponible en France le film de Claus Strigel, intitulé Devises trompeuses, des alternatives à un marché de dupes. Quel est son propos ?
Hannes Lammler Le titre du film fait référence au double sens du mot devise. Si elle peut être comprise comme l’unité de paiement d’une zone économique d’un pays, elle peut l’être aussi en tant que courte phrase qui décrit les motivations, les intentions d’un ensemble d’hommes et de femmes qui défendent un idéal éthique ou moral.

La version française de l’œuvre de Claus Strigel - Der Schein trügt - imite dans son titre le jeu de mot allemand « der Schein » qui signifie, d’une part, la perception avec « le billet de banque » et de l’autre « l’apparence ». Donc « l’apparence qui trompe » (trügt). Bref, le film parle de la monnaie. C’est un chef-d’œuvre de narration qui fait oublier sa vertu pédagogique et qui fait découvrir cet objet du désir qui aujourd’hui n’est même plus en papier, mais circule essentiellement sous forme d’unité comptable d’un ordinateur à l’autre.

Dans ce film, Bernard Lietaer, ancien banquier central et historien de la monnaie, se livre à une métaphore abrupte pour décrire les pouvoirs cannibales de la monnaie.
Bernard Lietaer est une des figures clef de ce film. Il a fait partie du groupe de banquiers et économistes qui ont développé la mise en place de l’Euro. Lui-même a publié plusieurs livres fascinants sur l’histoire et l’avenir de la monnaie. Dans ce contexte, il a découvert de quelle manière, en très peu de temps, le peuple des Kung dans le désert du Kalahari en Namibie près de l’Afrique du Sud, confronté à partir des années 1970 avec la monnaie, a changé de mœurs. Et il est arrivé à cette conclusion : « parmi tous les outils que nous pouvons imaginer pour détruire une communauté traditionnelle, la religion, la force militaire, etc, l’introduction de la monnaie est la plus efficace ».

Bernard Lietaer s’est appuyé sur les travaux de l’archéologue-anthropologue américain John Yellen qui a vécu chez les Bushmen du désert du Kalahari. Yellen avait constaté que les Kung étaient probablement les gens les plus conservateurs de la planète puisque leurs outils de pierre, de bois, et d’os n’avaient pas changé depuis 40 000 ans. Mais il a raconté en détail de quelle manière l’introduction de la monnaie a tout changé et révèle ainsi son énorme puissance normative.

Cette histoire m’a rappelé le début de mes études en économie. Sur la base théorique d’un Paul Samuelson, mon professeur a voulu me faire croire que l’argent n’était qu’un voile neutre qui se mettait sur les échanges entre les acteurs économiques… Des milliers d’étudiants ont avalé cette couleuvre sans moufter. En cela, Devises trompeuses est la description compréhensible des diverses caractéristiques de la monnaie. Ce film contribue à dissoudre le brouillard qui entoure la monnaie, une unité de compte donc, qui peut attribuer la valeur aux choses, qui peut faciliter l’échange, et qui nous est imposé de plus en plus comme si on pouvait tout monétariser. Parce qu’il démonte ces fausses évidences, ce documentaire mérite une large diffusion.

Ce film montre aussi combien la sphère financière est de nature théologique. Un des intervenants soulignant que l’église et la banque ont le même problème : celui de la crédibilité ?
Ce qui est amorcé dans ce film à travers l’étymologie (penser aux mots « crédit » qui renvoie à « croire », « créditeur » à « croyant », « prix » à « prier »…), est une entrée en matière fascinante. De fait, si autrefois les villes avaient en leurs centres des églises, avec leurs clochers qui dominaient les palais des environs, ce sont aujourd’hui les gratte-ciel des banques qui les dépassent de loin.

Entrer dans une banque est accompagné du même silence respectueux que passer le seuil d’un lieu de culte, m’a fait remarquer un ami. Et si jadis le commun des mortels ne comprenait pas le langage religieux - en latin -, il en est de même avec la les termes économique d’aujourd’hui dont la complexité est savamment entretenue par les prêtres de la monnaie. Car qui est vraiment capable de suivre l’évolution des noms des instruments de spéculation ? À cet égard, pour ce qui veulent approfondir le rapport entre les langages financiers et religieux, je recommande le best-seller de David Graeber, Dette, 5000 ans d’histoire (Éditions Les liens qui libèrent) qui est passionnant et qui se lit très bien.

Autre élément mis en avant dans le film, la rareté de la monnaie qui est savamment orchestrée ?
Effectivement, dans le film, on apprend que la monnaie que nous utilisons doit être rare. Plus rare que sa valeur d’usage enseignent les textes d’économie. Autrement dit : pour que la monnaie ait de la valeur, il faut des gens qui n’en aient pas. Si tout le monde en disposait, elle perdrait de sa valeur et on aurait une inflation. Ainsi a-t-on créé un filtre entre l’abondance de l’univers et nous, un filtre que nous ne voyons même pas. On en n’est même pas conscient. On croit que la rareté serait nécessaire…

Cette rareté transforme aussi la monnaie en instrument de domination. Elle sort alors de sa fonction première d’instrument pour l’échange. www.Journarles.org éditeur de la version française du film diffuse à ce sujet un petit texte qui ne manque pas de clarté. Il est intitulé : Le crédit et son intérêt. Il montre par exemple que des règles tacites ou soi-disant normales et jamais mises en cause ont pour effet que les intérêts cachés dans une bière servie au comptoir de n’importe quel bar peuvent s’élever à 45 % du prix payé par le client. Que ces intérêts coulent en permanence vers les plus gros revenus. Que la monnaie que nous utilisons est organisée de manière à favoriser ceux qui en ont déjà trop. Qu’en fait, elle n’est pas une marchandise comme une autre, s’étant adaptée à des régulations qui la transforment en une sorte de passe-partout, ou comme dans le jeu à une sorte de carte joker.

À ce titre, dans une planète finie aux matières premières limitées, où le gaspillage énergétique et la pollution nous imposent un autre comportement,  pour des gens conscients de l’abîme vers lequel l’ensemble de l’humanité court frénétiquement, il est nécessaire de trouver une issue aux contraintes imposées par la régulation monétaire actuelles.

En quoi, plus que jamais, l’existence d’une monnaie complémentaire, est de nature à remettre sur pied l’économie locale, à répondre à des besoins citoyens, à favoriser le vivre-ensemble et la diversité ?
La crise financière touche de plein fouet nos concitoyens à travers ses effets dévastateurs sur l’économie réelle. La destruction du tissu industriel et de l’agriculture d’une région produit une explosion du chômage et des précarités de toutes sortes. Parallèlement, des formes de crédits les plus diverses, résultant du développement de produits de paiements sophistiqués, exposent leurs utilisateurs à un endettement toujours plus grand.

Cette monétarisation insidieuse asservit chaque jour un peu plus nos concitoyens par le remboursement de toujours plus de crédits. Or l’impact de la  crise systémique est accentué par les réductions des budgets de l’État qui assèchent les financements des collectivités territoriales et oblitèrent les possibilités de mise en place de véritables politiques sociales et écologiques que ce soit par les régions et les municipalités (disparition de la taxe professionnelle par exemple).

Il est donc temps de rechercher des alternatives pour maintenir et redévelopper un tissu d’activités régionales, renforcer le pouvoir d’achat, notamment celui des plus démunis, pour consommer localement. Les solutions locales comme les AMAP, les cantines bio, la consommation de productions locales de fruits et de légumes, les marchés paysans, les épiceries solidaires comme Solid’Arles, constituent des initiatives louables mais ne changeront les choses qu’à la marge.

Des changements structurels plus importants sont nécessaires. Car il faut bien constater que ces alternatives ne questionnent pas les mécanismes au cœur du processus d’échange de biens et de services : ceux des règles de la monnaie. À cet égard, il y a quelques mois le CESER (Conseil Economique, Social et Environnemental régional) a publié une recommandation à l’intention des pouvoirs régionaux visant à  favoriser les monnaies complémentaires.

Permettez-moi d’en citer un passage tout à fait éclairant : « Le processus de dématérialisation est allé jusqu’à se réduire à un simple jeu d’écriture : monnaie scripturale, monnaie électronique... et les dernières crises et événements en bourse nous donnent une bonne illustration des excès qui peuvent se produire par le découplage de mouvements financiers considérables sans contrepartie économique et sans création de richesse réelle (95 à 97% d’échanges financiers et seulement 3 à 5 % d’échanges de biens et services).

Dans ce contexte, il est légitime, responsable et nécessaire, de comprendre comment ces grandes évolutions impactent la France et particulièrement la région PACA et ses habitants. Bien évidemment, notre pays doit tenir sa place face aux enjeux posés par la mondialisation mais y a-t-il une voie pour que des projets territoriaux, adaptés aux spécificités locales mobilisent efficacement les compétences et les énergies en stimulant des échanges de proximité, créateurs d’un supplément de richesse mis au service de légitimes solidarités ?

Des expériences, au-delà des monnaies citoyennes et solidaires, regroupées sous l’appellation de « monnaies complémentaires », sont conduites dans la plupart des grands pays du monde et en particulier en Europe. Elles excluent l’aspect thésaurisation et peuvent être considérées comme des « quasi monnaies » s’ajoutant aux monnaies nationales. Elles ont pour objectif de participer à un développement économique, solidaire, responsable et durable d’un territoire en relocalisant les échanges de biens et de services ». Ce texte illustre à quel point le film, Devises trompeuses, tombe à pic dans notre région…

Outre la diffusion de ce film, avec l’appui de diverses organisations comme Journarles, le Forum civique européen, etc, vous souhaitez initier en PACA la création d’une monnaie complémentaire régionale, Le Provensol. Pourquoi et selon quelles modalités ?
Avant de mettre en place un instrument de paiement alternatif régional, il faut d’abord qu’un grand nombre de personnes ait compris que les règles du système actuel sont à dépasser. Seule cette prise de conscience peut faire fonctionner une monnaie complémentaire.

Depuis plus de quinze ans, l’ONG néerlandaise STRO a analysé beaucoup d’expériences de monnaies complémentaires et a mis à l’épreuve du terrain un certain nombre d’idées. STRO relève deux défauts principaux aux « mouvements monétaires ».  D’abord, un accent mis sur l’idéalisme plutôt que sur le pragmatisme. Ensuite, l’ignorance d’une méthode. Ces deux défauts forment une combinaison dangereuse. Trop de ressources humaines sont investies dans des systèmes qui ne produisent pas d’effets significatifs.

En outre, ces systèmes font appel à l’idéalisme et à la morale pour convaincre leurs participants de modifier leurs comportements. Quand des résultats plus durables sont atteints, lorsque ces efforts sont investis dans la conception de modèles sécurisés et transparents qui acceptent le genre humain tel qu’il est. Contribuant ainsi davantage aux processus de transformation vers une économie équitable et viable. A ce titre, les monnaies complémentaires peuvent être conçues de différents points de vue, que ce soit au niveau de leur garantie, de leur émission, de leur circulation, de leur gestion. Et c’est précisément leur conception et non pas l’obligation morale de leurs participants qui va définir le fonctionnement du système.

Foin d’angélisme donc. Mais quel est le bénéfice d’une monnaie complémentaire ?
Aujourd’hui, l’urgence d’agir et de prévenir est évidente. Trop d’indices nous y obligent : crises financières à répétition, crise écologique, crise de la gouvernance européenne, de la démocratie, etc. La création de monnaies complémentaires ne va pas résoudre en soi tous ces problèmes mais permettra de réfléchir et d’agir au cœur du système qui nous gouverne. Les monnaies complémentaires qui fonctionnent sont la preuve qu’un autre développement, un autre avenir sont possibles. Ce que démontre assez bien le film à travers ses exemples, film qui doit servir d’instrument de sensibilisation, d’outil pédagogique même un peu divertissant.

La campagne en faveur du Provensol sera de 12 mois. Quels publics vise-t-elle et quels sont ses objectifs ?
Une monnaie complémentaire n’est viable que si elle est largement partagée. Nous invitons toutes les bonnes volontés et tous ceux et celles qui pensent qu’il est utile de préparer une sorte d’assurance face à la crise, qu’il est important de se donner un outil efficace pour la relocalisation des activités dans la région PACA à participer activement à la mise en place d’un nouvel instrument de paiement régional.

En participant à l’organisation de projections/débats qui ont pour objectif des rassembler au moins 800 personnes qui par le versement d’un montant modeste de 10 euro sur le compte de la NEF manifestent leur ferme volonté de participer à l’aventure Provensol. L’association JournArles accompagne le démarrage du Provensol et met à disposition son site Internet. Ainsi on peut s’y inscrire et adhérer au Provensol (voir www. journarles.org).

Quelles sont les étapes prévues pour viser la mise en place du Provensol ?
D’abord, être plus de 800 habitants de la région PACA pour créer l’association Provensol. Ensuite, atteindre une masse critique d’au moins 20 000 adhérents. Enfin, faire adhérer quelques municipalités, institutions ou organismes régionaux. Si ce projet ne peut voir le jour, faute d’adhérents en nombre suffisant, les montants versés seront mis à disposition à d’autres initiatives en germe de monnaies locales en Provence.

En quoi, techniquement dans sa mise en œuvre, le projet Provensol se différencie d’autres tentatives de monnaies complémentaires et en particulier des Sel (Systèmes d’échanges locaux) ?
A l’heure où la monnaie papier de Gutemberg appartient au passé, les promoteurs du Provensol ont décidés de ne mettre en place qu’un système par téléphone portable, smartphone et Internet. De nature à fonctionner un peu comme ce qui se passe sur le continent africain.

Au Mali, ce sont les unités pour le téléphone portable qui comblent une pénurie de billets de banques. Ici en Provence, cela pourrait fonctionner de la manière suivante : au marché paysan d’Arles, Sébastien vient acheter chez René, agriculteur bio près de Maussane une salade, des concombres et un kilo tomates. Il reçoit de René son numéro de portable. Dès qu’il connaît la somme due, Sébastien appelle son compte Provensol, l’ouvre grâce à son mot de passe, tape sur le clavier de son mobile le numéro de René et le montant à transférer. Il valide ainsi la transaction. Automatiquement, René est averti par SMS du montant versé par Sébastien…

Par ailleurs, l’association Provensol, créée par les 800 premiers adhérents, mettra en place le site web www.provensol.org. Cela  permettra de leur proposer offres de services, de travaux, de produits à vendre ou à acheter. Chacun et chacune y annoncera la part du prix à régler en Provensol et celle en euro. Un atelier de mécanique annoncera, sans frais supplémentaires, ses services et la part de sa prestation pouvant être réglée en Provensol. Le pressing, le kinésithérapeute, le club de danse, l’herboriste, le menuisier, le dentiste, le médecin, le traducteur, le maraîcher, l’AMAP, le forestier, la productrice de fromage de chèvres, le photographe, le cinéma, le réparateur de bicyclettes, l’installateur sanitaire, le maçon, le bar du coin... tous auront ainsi la possibilité de poursuivre leur activité et de continuer leurs échanges malgré la crise.

C’est ce que démontre en Suisse, depuis les années 1930, le système WIR, qui fonctionne d’une manière anticyclique. C’est-à-dire qu’une mauvaise conjoncture augmente les échanges réglés par cet instrument de paiement alternatif. WIR compte aujourd’hui 80 000 adhérents dont des entreprises et des particuliers. Ses échanges annuels atteignent 3 à 4 milliards d’équivalent francs suisse. – Frank Tenaille

13 | Aix-en Provence, Café culturel citoyen, 23 bd Carnot, projection-débat le 23/10 à 19h30
13 | Arles, Cinéma Actes Sud, projection-débat le 24/10, 20h.


 

Les Monnaies Complémentaires Locales (MLC) dans l'histoire

Les premières expériences de monnaies locales complémentaires MLC (courantes au moyen-âge) se situent au cœur de la « Grande crise » de 1929. Dans ce contexte des MLC ont trouvé leur justification : compenser le manque d’argent, redynamiser l’économie locale en sommeil (cf. les expériences de Schwanenkirchen en Bavière ; Wörgl en Autriche ; Ligniéres ou Marrans, en France. À cette époque nait aussi en Suisse le réseau WIR à l’initiative d’entreprises qui se trouvaient paralysées par manque d’argent.

Est née au sein d’une poignée d’entrepreneurs l’idée d’échanger leur production avec une monnaie complémentaire. Plus tard, dans les années 60/70, les MLC vont répondre à un autre besoin. Naissent alors en Amérique, Australie, Grande-Bretagne, des systèmes d’échange de savoirs, mesurés en heures ou en points (Cf. le « Community exchange » et le « Local exchange Tranding System » de Vancouver). Ce mouvement donnera en France les SELs (Système d’échanges locaux).

La réussite de ces expériences dépend du niveau d’engagement de conscience des acteurs. Si l’on entre dans un réseau en « consommateur », le système dérive à l’instar du Credito né lors de la crise financière argentine en 2001, monnaie qui a offert une planche de salut à des millions d’argentins privés de monnaie nationale. Partout où il y a succès, il y a un noyau fondateur engagé et une clarification de l’objectif socio-économique visé. En outre, dès que ces expériences incluent des commerçants, artisans, paysans, se pose la question essentielle : comment régler les frais de l’entreprise non payables en monnaie locale ? Adosser la monnaie locale à la monnaie nationale permet de pouvoir convertir la monnaie locale en monnaie nationale (Cf. au Brésil).

Lire : « Les monnaies locales complémentaires, pourquoi, comment ? Pour relever les défis humains et écologiques » par Philippe Derruder, André-Jacques Holbecq et le Cercle des Economistes Citoyens. Préface de Pierre Rabhi.

Voir aussi http://monnaie-locale-complementaire.net une plateforme pour mutualiser des outils, des informations, et de la documentation dur les MLC « paier » et convertibles.

 lire sur notre site : http://bit.ly/1x3h9bf

repères

 

Bernard Lietaer

Un des architectes originels de l’ECU, le mécanisme qui a mené à la monnaie unique européenne. Actif dans le domaine des systèmes monétaires depuis 25 ans, il a occupé une variété inhabituelle de fonctions (Banque centrale de Belgique ; président du système de paiement électronique belge ; aide à des pays en voie de développement, etc). Lire : Bernard Lietaer, « Monnaies régionales : De nouvelles voies vers une prospérité durable », Paris, Éditions Charles Léopold Meyer. Et « Au cœur de la monnaie. Systèmes monétaires, inconscient collectif, archétypes et tabous », Édition Yves Michel.

Bernard Lietaer et Margrit Kennedy, « Monnaies régionales, de nouvelles voies vers une prospérité durable ». Document disponible en téléchargement ou sous forme de livre chez l’éditeur Charles Léopold Mayer.

 

 

 

 

dvd

 

Claus Strigel, « Devises trompeuses, des alternatives à un marché de dupes », 11 euros (plus 2 euros de frais de port).
Contact : www.journarles.org

 

 

 

Brochures

1. « La face cachée de la monnaie »
2. « Le crédit et son intérêt »
3. « Face à la crise, créons des monnaies complémentaires »,

Édition Yves Michel.Elles peuvent être téléchargées sur le site  www.journArles.org ou commandées. À un prix minime pour diffusion autour de soi.

 

Adhérer au projet Provensol : www.journarles.org

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