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Billet de blog 6 sept. 2012

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Pourquoi dans un monde si beau, où abondent les camps de concentration et les missiles de croisière, la communication est-elle i

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         L’enjeu de ce monde est très simple.

*

       Ou bien le but de l’existence est de satisfaire les fameux besoins, manger, boire, dormir, ceci accompagné de quelques menus plaisirs annexes telle la culture de M. Langue (l’honneur de M. Langue est évalué à 500 000 francs). Alors tout dans le monde est organisé en fonction de cette noble tâche. Alors la fameuse " production ", cette mystérieuse bête tapie au sein de la société et qui commanderait tout, a pour but de satisfaire les fameux besoins, de supprimer la faim et la rareté dans le monde. Tout est simple en somme.

       Alors il y a certes des riches et des pauvres ; mais les riches n’ont en fait que ce qu’ont les pauvres, en plus grande quantité. Il y a donc bien une injustice, mais elle est mineure. Riches et pauvres sont également libres, comme on nous l’a appris à l’école républicaine et laïque car dans ce cas la liberté consiste dans la liberté d’aller et venir. Nous sommes donc bien loin de cette Antiquité et de cet Ancien Régime abhorrés où les esclaves ne pouvaient ni voyager ni changer de maîtres à leur gré.

       On peut de plus espérer que, le temps passant, les pauvres aient de plus en plus de ce qu’ils ont déjà, et qu’ainsi ils deviennent peu à peu moins pauvres. D’ailleurs les riches, tel M. Henry Ford, par leur activité incessante, n’ont-ils pas permis aux pauvres d’avoir enfin de belles voitures neuves ?

       Cependant il y a bien un petit inconvénient. Cette méchante production, au lieu d’être au service de la satisfaction des gentils besoins, n’aurait de cesse d’en créer de méchants pseudo. C’est la fameuse société de consommation. Quelle vilaine cette production, quel vilain ce capitalisme. Suivent alors les litanies de la gauche conviviale. Mais enfin, ce n’est là que péché véniel auquel la gauche va vite remédier. C’est son métier en quelque sorte. La production au service des besoins, voilà la fière et exaltante devise de la gauche sage et généreuse (situationnistes compris) et notamment de l’imbécile Gorz.

       Dans ce cas 1789 a bien aboli l’esclavage et M. Mitterrand est un grand ami des pauvres. M. Montand aussi.

*

       Ou bien le but de l’existence est la communication et tout dans le monde est effectué pour assurer coûte que coûte cette communication. (J’insiste sur le coûte que coûte car les maîtres du monde insistent chaque jour lourdement sur ce coûte que coûte. Ils ont déjà démontré qu’ils ne sont pas à un Auschwitz, un Nagasaki ou un Bhopal près.)

       Dans ce cas, la liberté ne consiste pas en la liberté d’aller et venir, de boire et de manger mais dans la liberté de communiquer. Seuls sont libres ceux qui communiquent.

       Alors, ce qu’ont les riches n’est pas ce qu’ont les pauvres en plus grande quantité. Ce qu’ont les riches est ce que les pauvres n’ont pas et qu’ils n’auront jamais.

       Dans ce cas les riches sont les maîtres et les propriétaires de la communication. Dans ce cas les pauvres ne sont pas seulement pauvres, ils sont esclaves, car celui qui n’est pas libre est esclave. Il faut bien appeler les choses par leur nom même au temps de la bière pression en bouteille et des épiciers révolutionnaires.

       Il est des imbéciles pour confondre la mobilité et la liberté. Or l’esclavage moderne est fondé sur la mobilité des esclaves, c’est même ce qui le distingue des autres formes d’esclavage. Cette mobilité est grandement encouragée par les maîtres : habeas corpus. Les esclaves sont comme ces chiens modernes tenus avec une laisse déroulante : la laisse se déroule, se déroule, jusqu’en Grèce, jusqu’aux Açores et autres pays de rêve, mais le jour dit, à l’heure dite, l’esclave est au bureau, docile. Marx avait encore raison sur ce point : la liberté dont jouit l’esclave dans la démocratie commerciale est purement formelle, c’est-à-dire, si les mots veulent encore dire quelque chose, sans contenu, car le contenu de la liberté est la communication et l’esclave n’a pas accès à la communication. La communication est la substance de la liberté. La liberté des commerçants est, elle, pleinement substantielle. Le même genre d’imbécile déplore que l’esclave-citoyen se comporte plutôt comme un esclave que comme un citoyen. Je voudrais faire justice du prétendu individualisme dont serait victime la société moderne, scie avec laquelle la bonne pensée nous rebat les oreilles, que ce soit pour s’en réjouir (l’enculé Lipovetsky) ou pour le déplorer (les instituteurs socialistes). Mais dans ce cas où sont les individus ? Où sont les Alcibiades ? Je ne vois que pullulement d’esclaves sur les autoroutes et vulgarité bourgeoise. Dans la liberté du commerce, l’individu et la communication sont posés face à face : d’un côté la communication mondiale aux mains des commerçants, de l’autre l’individu totalement privé de communication. Comme le Canada Dry, cet individu a l’apparence d’un individu, mais ce n’est pas un individu. C’est un esclave pacifié. Ce monde ne souffre pas de l’individualisme, il souffre de l’esclavage.

       Les faux-culs bourgeois objectent qu’il ne saurait y avoir esclavage puisqu’il n’y a plus de propriété de la personne. Or si je consulte le dictionnaire Robert au mot " esclave ", je lis : " Qui est sous la puissance absolue d’un maître. " Certes l’esclave moderne n’est pas sous la puissance d’un maître personnel (et encore !). Les esclaves modernes ne sont pas esclaves d’un maître particulier mais de la communication de leur maître.

       L’injustice est donc bien toujours la même que dans l’Antiquité, l’hypocrisie et la bonne pensée en plus. Les Romains tenaient l’esclavage pour un fait, un résultat de l’état de guerre. Pour eux l’esclavage ne résultait pas d’un contrat mais d’une privation involontaire de la liberté, une déchéance que l’on subissait contre son gré.

       Avec leur hypocrisie caractéristique, les faux-culs bourgeois drapés dans leur bonne pensée prétendent fonder ce fait sur le droit et font la fine bouche devant l’esclavage fondé sur la force. Si l’esclave moderne est propriétaire de son corps, il n’est pas pour autant propriétaire de la communication. Il est bien clair que l’industrie automobile n’aurait pas connu l’essor qu’elle a connu si les esclaves n’étaient pas propriétaires de leur corps. Il peuvent donc le promener, hors des heures de travail, bien entendu, aussi loin que ses quatre roues peuvent le porter. Dans son bagne, Soljenitsyne constatait que ce genre de promenade (à pied, en Russie, évidemment) n’a rien à voir avec la liberté puisque, captif, il connaissait une liberté non moindre.

       Les faux-culs bourgeois prétendent que le salarié n’aliène sa liberté que temporairement, pour une durée limitée. (Oui, on prétend encore cela en 1979, par exemple la chienne savante Barret-Kriegel qui cherche au C.N.R.S.) Mais d’une part, ce salarié, quand le temps de location de sa prétendue liberté est terminé, est-il libre pour autant, pratique-t-il alors la communication comme ses maîtres la pratiquent nuit et jour ? Non, il regarde la télévision, il s’entasse dans les embouteillages, les musées et les supermarchés, sur les pistes de ski et les plages, les plus jeunes s’enivrent de tac-poum.

       D’autre part, le salarié est-il libre de ne pas aliéner sa prétendue liberté comme les hoplites de l’Anabase étaient libres d’élire et de déposer leurs officiers ? Qu’est-ce qu’une liberté qu’on n’est pas libre de ne pas aliéner, que l’on doit nécessairement aliéner, sous peine de mort ! Quelle sinistre plaisanterie. L’esclavage moderne est donc fondé sur la contrainte, comme l’esclavage antique, l’hypocrisie et des tonnes de bonne pensée en plus. Rousseau aurait écrit : " Ces deux mots, esclavage et droit, sont contradictoires. " On comprend mieux pourquoi il fallait à tout prix supprimer le premier de ces mots, ce qui a été fait. C’est pourquoi il est important de le rétablir.

       Contrairement à l’Antiquité, dans la démocratie commerciale les lois sont les mêmes pour tous, maîtres et esclaves, mais elles n’ont pas le même effet pour chacun. Elles garantissent l’accès à la communication par les commerçants et elles en éloignent à jamais les esclaves. Dans la démocratie commerciale, l’esclave est un esclave de droit.

       Dans l’Antiquité, l’opposition entre la richesse et la pauvreté n’avait pas lieu entre les maîtres et les esclaves mais parmi les hommes libres, entre aristocrates et démagogues ou entre patriciens et plébéiens. Les pauvres n’étaient pas esclaves et même certains esclaves pouvaient être riches sans être libres pour autant.

       Aujourd’hui il n’y a plus d’aristocrates, mais seulement des démagogues (il faut flatter l’esclave-citoyen) et l’opposition entre la richesse et la pauvreté a lieu entre les hommes libres et les esclaves. Aujourd’hui le pauvre n’est pas seulement pauvre, il est aussi esclave. Il concentre sur lui des maux qui étaient répartis dans l’Antiquité.

       Les démocraties ont toujours été jusqu’à ce jour celles de propriétaires régnant sur des esclaves. Pourquoi en serait-il autrement dans la démocratie bourgeoise ? En 1789 en France, les bourgeois ont pris ce qui leur manquait encore de pouvoir et ils ont passé les deux siècles qui ont suivi à mettre au point l’État nécessaire à ce pouvoir. De même que le mot esclave a été pompeusement supprimé, le mot propriétaire fut discrètement passé sous silence. La General Motors et I.B.M. n’auraient plus de propriétaires, paraît-il, et pas de conseil d’administration non plus. Or les seuls riches véritablement riches sont les propriétaires du capital et non les employés supérieurs, révocables à vue (les voilà ces fameux délégués révocables à tout instant chers aux tenants de la démocratie directe) qui exercent un pouvoir qu’ils ne possèdent pas et qui tremblent pour leur place. Un manager est un esclave qui commande à d’autres esclaves, le management est le commandement des esclaves par d’autres esclaves. Cela se pratiquait déjà sur les grands domaines romains. Certes on offre des ponts d’or à certains managers, mais à certains gladiateurs aussi, dans l’Antiquité. Avec un peu de chance, ils pouvaient même se taper l’impératrice. " Ceux qui vont mourir t’enfilent. " De même que durant la féodalité on pouvait dire " Nulle terre sans seigneur ", on peut dire aujourd’hui nul capital sans propriétaire. Évidemment ce n’est pas la farce du capitalisme populaire qui démentira cet adage. Depuis l’époque de Balzac et de Marx les petits rentiers l’ont toujours dans le cul, bien fait. Le comble de la supercherie réside dans le fait qu’une partie du financement du grand commerce est assurée par l’épargne des esclaves.

       La démocratie commerciale moderne, prétendument représentative, est en fait une oligarchie où les commerçants, sous le couvert d’une représentation universelle, sont seuls représentés. La fausse facture est encore le meilleur bulletin de vote. Même avec un parlement d’instituteurs socialistes, tel qu’on peut le voir aujourd’hui en France, seuls les commerçants sont représentés au gouvernement.

       Une chose est certaine, tant les maîtres que les esclaves sont également privés de communication directe. Les maîtres sont donc autant dénués d’humanité que leurs esclaves, ils sont autant privés de qualités individuelles. D’une certaine manière les maîtres sont aussi esclaves de la communication mais comme on l’est d’une femme fatale dans un film de Sternberg et ce ne doit pas être particulièrement déplaisant. Aujourd’hui la communication s’est tellement et totalement éloignée que toute communication directe est impossible. Les maîtres sont seulement les prêtres inspirés de la communication. Comme le pieux Xénophon, ils sacrifient chaque jour. Mais il n’y a plus de banquet comme celui décrit par Platon et Xénophon.

       Je vais résumer en quelques mots ma vision du monde. Les esclaves sont des chiens. Leurs maîtres sont des porcs. Mais le monde est beau. (Du moins les jours ouvrables, car rien n’est plus répugnant que le grouillement des esclaves désœuvrés, à pied ou en voiture.) C’est comme si Stanley Kubrick et Francis Coppola l’avaient mis en scène ! Tout porcins que soient les maîtres pris individuellement, la divinité à laquelle ils sacrifient est belle et ils ne sont pas prêts à mettre le monde à feu et à sang pour des clopinettes utilitaristes mais pour une fatale beauté. Marx avait compris et dit que l’argent ne développait aucune qualité chez l’individu et qu’inversement il n’en réclamait aucune. Le bourgeois est l’homme sans qualité. L’argent les a toutes. Balzac a longuement illustré ce fait. Ce qu’un commerçant peut faire, tout le monde peut le faire. Marx avait également remarqué qu’avec l’argent, seulement, le zèle au travail ne connaît plus de borne car l’argent est exaltant contrairement aux tristes prêches utilitaristes des degauches. S’il faut changer le monde, c’est seulement pour connaître quelque chose de plus beau et de plus exaltant que l’argent. Les grands " révolutionnaires " Hitler et Goebbels l’avaient bien compris. Ils promettaient aux esclaves allemands d’être comme des dieux. Je me réjouis de voir avorter lamentablement les unes après les autres toutes les tentatives hypocritement fondées sur les préceptes utilitaristes et qui finissent toujours par se soumettre platement aux exigences du commerce. On peut voir enfin, depuis presque dix ans, ce qu’ont fait ces fameux socialistes. Fort heureusement rien, absolument rien sinon péter dans la soie et se répandre en doucereuses paroles consolatrices et en vertueuse indignation républicaine. C’est tout ce qu’auront eu leurs imbéciles d’électeurs, et c’est un moindre mal. Les bourgeois sont déjà des faux-culs, les bourgeois roses sont des faux-culs doubles. Pourquoi ces républicains-là seraient-ils moins esclavagistes que ceux de Rome ? Ils le sont autant mais en plus, ils sont hypocrites. Cependant, lesdits socialistes ont beaucoup fait pour la liberté du commerce et c’est très bien ainsi (impôts sur les bénéfices commerciaux non distribués ramenés à 35% notamment). Ces forcenés de l’État ont dû mettre de l’eau dans leur château-latour.

       Il y a deux partis dominants dans le monde, celui du commerce et celui de l’État, et partout dans le monde, le parti de l’État file doux. L’État est bien devenu ce que Marx disait qu’il deviendrait, l’auxiliaire zélé et l’humble serviteur du commerce. Le seul rôle de l’État moderne est de garantir la liberté du commerce et seulement la liberté du commerce et donc, accessoirement, la liberté des commerçants. Et cette liberté doit être garantie aussi bien contre les excès des commerçants que contre les protestations des esclaves. L’État moderne est la police des commerçants.

       S’ils n’y prennent garde, les esclaves de l’Est vont bientôt accéder à l’esclavage motorisé qu’ils pourront juger sur pièces. Les peuples de l’Est n’ont pas recouvré la liberté, comme le proclame la canaille journalistique (si les journalistes le disent c’est donc faux). Ils ont seulement retrouvé la liberté du commerce ou plutôt, la liberté du commerce a su les retrouver, ce qui est toujours mieux que rien. Je dis merde à ceux qui confondent la liberté, qui est l’accès de tous à la communication, avec la liberté du commerce, qui est l’accès des seuls commerçants à la communication. Je dis merde à ceux qui confondent la démocratie avec la démocratie commerciale. Je suis cependant, avec Marx, un partisan de la liberté du commerce, car seul son triomphe sans partage peut poser fondamentalement la question de la liberté tout court. Aujourd’hui, I.B.M. a vaincu. Dans cette nouvelle et planétaire guerre de sécession (l’U.R.S.S. esclavagiste n’a pas réussi à faire sécession du reste de l’humanité commerciale), les partisans de l’esclavage moderne ont vaincu ceux d’un esclavage archaïque rhabillé en moderne. Et ce qui est bon pour I.B.M. est bon pour la liberté car il est aujourd’hui possible d’assigner une cause unique au malheur. Il n’y a plus de commode repoussoir. Le malheur n’est plus à Moscou ou à Johannesburg, il est ici, il est partout. Partout, désormais, règne la liberté selon I.B.M. Une des conséquences non négligeables de la piteuse défaite de tous ceux qui se réclamaient de Marx, despotes de l’Est ou petits cons gauchistes de l’Ouest, est qu’on va enfin pouvoir le lire, ce que j’ai entrepris, pour ma part, depuis plus de trente ans. Tout le monde, évidemment, ne peut pas lire Marx. M. Peyrefitte ne pourra jamais.

*

       J’ai entrepris mes recherches dans l’unique but de répondre à la question : pourquoi dans un monde si beau où abondent les camps de concentration et les missiles de croisière, la communication directe est-elle impossible ? Je suis arrivé à la conclusion que ce qui empêche les hommes de communiquer est la communication même (et, bien évidemment, je ne veux pas parler de la " communication " de l’enculé Séguéla).

       Ou bien le monde est composé de différentes choses juxtaposées, la production, la consommation, la distribution, les moyens de production, le droit, la culture, la liberté, la communication. Alors on peut très bien être employé et libre. Mais l’impossibilité de la communication directe ne s’explique pas.

       Ou bien la production et la consommation sont des apparences et seule la communication est réelle, la communication est la seule chose. Ainsi le voulait Hegel et Marx ne l’a pas compris. Alors on ne peut être employé et libre, l’impossibilité de la communication directe s’explique facilement, la notion hégélienne d’aliénation prend tout son sens, le malheur a une seule cause. Le malheur est d’ailleurs un bien grand mot, n’est pas malheureux qui veut. Dans ce monde, même le malheur est un privilège refusé au plus grand nombre. Il faudrait plutôt parler d’hébétude car aujourd’hui l’esclave pacifié ne connaît même plus son malheur. Freud a découvert que la névrose est la cause du malheur qui ne parvient pas à la conscience. D’ailleurs, puisque la communication commerciale est aussi bien un spectacle de la liberté, l’esclavage ne se voit pas. Le spectacle de la liberté est identiquement l’invisibilité de l’esclavage. Beaucoup d’esclaves se croient libres, certains veulent même le paraître, tels les esclaves branchés. L’esclave qui sait qu’il est esclave connaît au moins la liberté à défaut de la posséder.

       Jean-Pierre Voyer.

       (N° 1, juillet-août 1991.)

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