je suis coupable,
ne me le reproche pas!
tu fais vibrer mon coeur,
ta fièvre m’envahis.
Je n'arrive plus à résister,
Je lève mon verre,
et je ne peux prononcer
« Salud » , tu es maintenant décédé.
Ne me tourmente plus
Laisse moi dormir en paix
toutes les nuits, ton souffle
dans mes oreilles vient me tourmenter.
Tu m'appelles, comme si j'étais ton objet
et pourtant, tu es à moi.
Quand je veux, je viens
et contre mon coeur
je te serre. A mon regret,
tu est devenu ma chose.
J'aurais aimé, ma main
sur tes cheveux passer.
Ta nuque contre moi presser.
Et mon front contre le tien
sentir mon coeur contre ta poitrine
caresser ton visage,
respirer ton souffle.
Le temps, la vie nous a séparé.
Tes ennemis, de pédé
on voulu t'accabler
alors en hommes courageux
par derrière, ils t'ont tué.
Dans la terre d'Andalousie
ils ont voulu te semer
pour ne jamais te retrouver.
C'est à l'encre, qu'ils se sont déshonoré.
Ne leur en tiens par rigueur
tous les ans, que dieu veux
concombre et tomates juteux,
que tes cendres fertilisent
aux coins de leur lèvres
coule, coule ton jus si apprécié.
De ta vigueur gitane,
les figuiers donnent tous les ans
les merveilles et le lait
qui piquent leur lèvres d'amants satisfaits.
Je voudrais encore une fois
entendre de ta bouche
le souffle de la vie,
de tes mains l'encre a jaillit.
De tes mains un nouveau paradis.
Mais pour mieux t’apprécier,
en ce jour je résiste encore,
et d'amour je te promet
qu'en castillan je te croquerais.
Comme une vierge, je résiste
pour vivre plus intensément
les fruits de notre amitié
qu'en andalou tu as semé.