La fin de l’Europe est programmée
A l’heure ou Boris Johnson prend le pouvoir au Royaume Uni et ou la très conservatrice Ursula Van Der Leyen(CDU) les rênes de la Commission Européenne, les dirigeants Européens désorientés, ne voient pas comment faire le grand écart.
Malgré toutes les apparences, ce n’est pas le Royaume Uni qui sera responsable de la fin de l’Europe. Mais la sortie de la Grande Bretagne mène à se poser des questions existentielles sur le « Machin » Européen.
Si la Grande Bretagne sort de l’UE, c’est avant tout parce prises entre des injonctions contradictoire, elle n’a pas su ou pu répondre aux questions et aux attentes des britanniques. Au moment de voter, pour ou contre l’Europe de l’UE, ils ont voté pour l’Europe sans UE.
D’un coté le manque d’ambitions sociales, laisse sur le carreau un nombre grandissant de personnes, de l’autre des règlements alambiqués et incompréhensibles ne permettent pas aux entrepreneur d’initier des projet tellement les règlements s’entassent.
Mais Quid du reste de l’Europe ?
D’un point de vue financier nous constatons d’un trimestre à l’autre l’écart entre les taux de refinancement des états(spreads) entre les pays qui respectent la règle des 3% et les pays dit du sud qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts, … la Grèce, Portugal, Espagne, France, pour ne citer qu’eux.
Hors France et Italie, les autres pays sont passés de sociétés agraires à des sociétés de service tourisme, sous-traitance et montage…. C’est dire que les besoins de ces pays pour s’adapter à un niveau France, Benelux, Allemagne est énorme. Tant d’un point de vue sociétal, évolution des mentalités d’un mode féodal à un mode qu’on pourrait dire citoyen, qu’au niveau des infrastructures et des niveaux de qualifications des travailleurs.
Pour l’Italie la situation est a mi-chemin entre les pays dit du sud et la France. Pour la France, on a un pays qui était fortement industrialisé et s’est tourné vers le tourisme et autres services. A la sortie de la guerre, dans un contexte de forte natalité, les Français ont mis en place tout un ensemble de services et d’assurances sociales pour améliorer l’ensemble des conditions de vie de la population. Aujourd’hui les conditions sont très différentes et le cout du maintien, de l’entretien et de la rénovation de ces services est pour ainsi dire affolant. A ce titre l’on voit que le nouvel hôpital de Nantes n’a même pas l’ambition de renouveler à l’identique les capacités de la médecine, mais un service dégradé, en espérant que le privé voudra reprendre l’autre partie.
Voilà donc le mouvement de fond de l’État Français en réaction à son environnement, d’un coté la pression sociale, de l’autre la pression financière. Le délitement lent mais régulier du niveau de protection sociale des français quelque soit les partis au pouvoir, les pousse dans la nostalgie d’une autre France et c’est l’extrême droite qui récolte les fruits de la casse sociale. Du coté financier, l’on constate les mesures de colmatage, l’État Français, dans un contexte où l’économie se dégrade sans cesse et dans le besoin d’assurer le reliquat de protection et service sociaux prends les solutions court termistes les plus aberrantes possibles, Ventes des autoroutes pour une bouchée de pain, Vente des stock d’or à contre cycle, d’où un manque à gagner de plus de 20%, Alstom , et maintenant va puiser dans la caisse du logement pour les salariés. Mais Pourquoi tant de conneries ? Pour faire court.
Pour résumer, en UE nous avons un ensemble de pays qui courre derrière le train, mais parce qu’ils sont obligés par la règle des 3% de déficit, négocié par Mitterrand mis en œuvre dans le traité de Lisbonne, ne seront jamais capable d’y monter, mais voient au contraire le train s’éloigner.
De l’autre coté, nous avons l’Allemagne qui respecte tous les critères, et même les dépasse. Le système d’échange mis en place par l’Allemagne lui permet en effet de transférer dans les pays à bas cout les taches les moins « robotisables » et donc celles qui engendrent le moins les plus values, pour ne garder que le travail ou les gains de productivité sont élevés. Dans ce transfert, les pays receveurs sont doublement perdants. D’un coté les taches qu’ils réalisent sont facilement délocalisables, il y donc une pression constante à la baisse sur les salaires. Il n’y a pas de transfert de connaissances ou de « montée » en gamme des jobs. La production de l’usine exportée par le pays, est hors TVA +20% en moyenne, mais pour recevoir les usines, en ensemble d’infrastructures est indispensable, interconnexions routières de niveau européen, c’est a dire des routes et autoroutes ou les camions peuvent circuler à leur vitesse maximale.
Ces couts d’infrastructure sont pris en charge par les pays receveur, mais les bénéficiaires sont avant tout les allemands par le jeux des couts de transfert et de la répartition de la TVA.
D’autre part limités par des règles très strictes, les infrastructures allemandes se dégradent vite et fortement, à la lueur du scandale du diesel, l’on voit toute la faiblesse de l’investissement en Allemagne, qui maintenant doit concurrencer une Chine autrement plus performante dans les techniques en développement, électricité, électronique, robotique… C’est tout à fait le cas de sociétés comme Nokia, qui du jour au lendemain sont passé de numéro 1 mondial à faire valoir…
Pour résumer, on voit que la règle des 3% de déficit budgétaire, d’un coté crée un fossé qui ne fait que s’agrandir entre les différents états, et de l’autre cette même règle à piégé les meilleurs élèves dans un jeux de dupes, qui les dessert autant que tout les autres. Ma conclusion est donc que l’Union Européenne dans sa forme actuelle n’est pas viable et mène tous les acteurs vers une catastrophe certaine, ce qui me fait dire que la « La fin de l’Europe est programmée » sans compter l’aide bienveillante de nos meilleurs amis.