Un mensonge d'état

L'annonce de la hausse du coût du tarif régulé de l'électricité est accompagnée dans les médias des "avantages" des salariés du groupe EDF. Quand cessera-t'on de mentir aux usagers ? Il est urgent de stopper la politique du gouvernement. Nous assistons à la mort du service public.

C'est un mensonge d'état. La hausse des prix pour les usagers du tarif régulé de l'énergie (+ 5,9%)  a été voté. Les arguments légitimant cette augmentation sont pitoyables. On parle encore de "coût" du travail, des "avantages" faramineux des salariés du groupe EDF qui ne paient pas l'électricité et blablabla...

Premièrement le tarif agent, est partie intégrante du salaire des Industries Électriques et Gazières (IEG). Les salaires (net) sont plus faibles que dans le privé, on compense ce manque à gagner par un salaire en nature, le tarif historique (de 1946) de l'électricité. Supprimer le tarif agent revient à baisser le salaire des agents.

Ensuite si le tarif augmente c'est sans rapport avec la masse salariale. Les tarifs régulés d'EDF-GDF étaient simplement les moins élevés du marché européens. La nationalisation de 1946 a permis l'accès à l'énergie à toutes et tous, avec une péréquation tarifaire qui fait que n'importe où sur le territoire, l'usager paye le même tarif. Un service public n'a pas à être rentable. 

Nous avions un vrai service public, des prix régulés et tout le monde en bénéficiait sur un pied d'égalité. On casse un système égalitaire pour le profit de quelques-uns... Au détriment de tous.

L'ouverture à la concurrence censée faire baisser les prix provoque l’effet inverse. On augmente le prix du tarif régulé pour permettre la concurrence ! Des concurrents pour la plupart créés artificiellement (Poweo) pour avoir des offres, une concurrence suffisante à l'ouverture du marché. (écouter Henri Sterdyniak)

Le néolibéralisme est une catastrophe : sociale, écologique et économique.

Il faut reprendre le contrôle, la gestion de nos industries, de l'énergie, renationaliser d'urgence et sortir du marché. Arrêtons de se faire concurrence entre salariés, le capital nous exploite, nous vole, il faut récupérer ce qui nous appartient et redistribuer correctement les richesses, mener une politique industrielle d'envergure pour la transition énergétique aux bénéfices de tout-e-s (et de la planète).

Faire porter sur les salariés tout les maux de la politique économique, c'est une recette vieille comme le monde, aucune alternative au néolibéralisme n'est audible (écouter Monique Pinçon Charlot), quand on sait qui contrôle les médias, l'évidence s'impose.

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