Trois nouveautés aux editions ACRATIE

Editions ACRATIE Vient de paraître https://editionsacratie.com/

 

 

 

 

 

 

Chroniques de Gaza mai-juin 2016

Sarah Katz / Pierre Stambul

100 pages  – 10 euros  

ISBN : 978-2-909899-54-1

 

La Bande de Gaza n’est pas située sur la Lune. Elle commence à 60 Km de Tel-Aviv, la ville occidentale, vitrine de l’occupant. Qui se soucie des deux millions de Palestinien-ne-s enfermé-e-s depuis 10 ans sur un minuscule territoire ? Pas la grande majorité des médias qui ignorent la bande de Gaza et contribuent souvent à la diffamer : « terroristes », « intégristes », « liste noire » …

Comment est-il possible qu’après 3 grands massacres (Plomb Durci 2008-9, Piliers de la Défense 2012, Bordure Protectrice 2014) qui ont tué plus de 4000 personnes, en ont laissé handicapées plusieurs milliers, ont rendu inhabitables des quartiers ou des villages en provoquant l’exode de toute la population et ont pulvérisé en priorité l’appareil productif pour tenter de transformer définitivement les Gazaouis en assistés, tout continue comme avant ? Le blocus de Gaza est un crime ignoble. Gaza est une société normale dans une situation totalement anormale.

Nous avons pu séjourner à Gaza du 23 mai au 9 juin 2016 dans le cadre de la deuxième mission « Éducation et partage solidaire ». Notre tâche essentielle a été de recueillir un maximum d’informations et de témoignages dans tous les domaines : la vie quotidienne, les associations, les partis politiques, la religion, les agriculteurs, les pêcheurs, la société civile, la jeunesse, les Bédouins, le système éducatif… Auprès de nos amis proches, nous avons recensé les besoins les plus urgents en matière de collaboration ou de solidarité.

Si quelqu’un vous dit « les Palestiniens pensent que … », ne l’écoutez pas ! Vous constaterez que, dans cette cage, les avis, les réactions, les façons d’être ou de penser sont très diverses.

Si quelqu’un associe à Gaza le mot de terroriste, indignez-vous ! Ces stéréotypes sont criminels et contribuent à maintenir la cage fermée.

 

 

Le syndicalisme de La Révolution prolétarienne entre 1925 et 1939Contribution à l’histoire du mouvement ouvrier français

17 euros – 220 pages

ISBN 978-2-909899-53-4

 

La Révolution prolétarienne fut un élément essentiel du débat historique mené́ autour du syndicalisme qui a marqué́ l’entre-deux-guerres, et qui aujourd’hui encore continue à̀ alimenter une fraction non né́gligeable du courant ouvrier révolutionnaire.
La Ré́volution russe à̀ ses débuts, la scission syndicale de 1922 et le débat idé́ologique qui n’a pas manqué́ de s’instaurer autour des rôles respectifs attribué́s au Parti et au syndicat ont é́clairé de manière particulière les lignes de fracture entre un syndicalisme ré́volutionnaire qui perdait de sa pugnacité́ et un anarcho-syndicalisme qui se proposait d’être une alternative ré́elle, en situation, face aux pré́tentions d’un syndicalisme « politique ».


 

 

 

Sionisme et antisémitisme dans les années trente, La doctrine du Bund polonais dans les textes, «Non, nous ne sommes pas un peuple élu ! » Traduction Enguerrand Massis

 

150 pages (18,5 X 25) – 15 euros – ISBN : 978-2-909899-52-7

 

De la fin du XIXe siècle au génocide, les bourgades juives d’Europe orientale sont frappées de plein fouet par la modernisation industrielle, l’explosion de l’antisémitisme et l’émigration (4 millions de Juifs fuient vers l’Europe de l’Ouest et l’Amérique). C’est dans ce contexte qu’est fondé à Vilnius, en 1897, le Bund, Union générale juive des travailleurs de Lituanie, de Pologne et de Russie. Social-démocrate, le Bund est combattu par les communistes bolcheviques et ses cadres seront éliminés sous Staline. Partisan de la doïkeyt (en yiddish l’“icitude”, c’est-à-dire le refus de fuir) et d’une autonomie culturelle en Russie et en Pologne, le Bund s’oppose à l’émigration et à l’implantation juives en Palestine prônées par les militants sionistes. Ce puissant mouvement politique n’a pas survécu à l’extermination de sa base sociale par l’Allemagne nazie et ses alliés.

Les articles, publiés dans les années trente en polonais ou en  Yiddish et traduits ici pour la première fois, nous montrent à quel point le débat sur le sionisme et l’antisémitisme qui secouait alors le mouvement juif est d’une actualité encore brûlante. Parti révolutionnaire marxiste dans le fond et de culture juive dans la forme, le Bund a écrit une des pages les plus originales de l’histoire des mouvements d’émancipation contre le cpitalisme et de lutte contre l’antisémitisme.

Les auteurs

Militants du Bund, Journalistes ou chroniqueurs, quelques-uns parvinrent à échapper au régime nazi, les autres furent liquidés par Staline.

 

 

 

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