Les charognards (suite)

Et pour faire suite à mon précédent billet la perle du jour sur le site de france tv

Louis Caprioli a été sous-directeur chargé de la lutte contre le terrorisme à la Direction de la surveillance du territoire (DST, devenue DCRI) de 1998 à 2004. Spécialiste des réseaux islamistes en Afrique du Nord et en Europe, il est aujourd'hui conseiller spécial chez Geos, société de sécurité privée.

Il réagit aux derniers rebondissements de l'affaire Mohamed Merah

Q: A la fin de la semaine s'ouvre à Paris le procès d'Adlène Hicheur. Incarcéré depuis 2009, ce physicien du Centre européen de recherche nucléaire (Cern) est jugé pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", rapporte RTL. Ce genre de procédure préventive va-t-il se généraliser ?

R: Il y a un vrai paradoxe : d'un côté, les gens ne sont pas d'accord avec le fait qu'on interpelle des gens qui "n'ont rien fait" et de l'autre, ils reprochent aux services de renseignement français de n'avoir pas arrêté quelqu'un comme Mohamed Merah avant son passage à l'acte.

On sait qu'Adlène Hicheur échangeait des courriers électroniques avec un cadre d'Al-Qaïda au Maghreb islamique [et qu'un attentat contre le 27e bataillon de chasseurs alpins de Haute-Savoie était en projet, selon les enquêteurs]. Malgré ce qu'affirme son avocat, les enquêteurs doivent bien avoir vu des choses dans ces e-mails, sinon il ne serait pas jugé.

Un exemple parmi d'autre ou à force d'assener des mensonges on finit par les faire passer pour la vérité. Un attentat était en projet, rien que ca...

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