jpm2
chercheur de Vérité
Abonné·e de Mediapart

20 Billets

0 Édition

Billet de blog 10 juil. 2012

Jacques Treiner, Jean-Marc Jancovici et le foisonnement éolien

jpm2
chercheur de Vérité
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

          A la suite d'un nouveau débat avec Jacques Treiner dans ce fil de commentaires, il me semble utile de "publier" ici  une analyse à ce sujet que j'avais faite il y a quelques semaines dans le blog d'Oliver Danielo, objectifterre.

  Olivier Danielo avait "à l'époque" annoncé dans son blog, en s'appuyant pour cela sur les études à ce sujet d'Andresen et al., que "dans une Europe alimentée uniquement par des énergies renouvelables, disposant d'un réseau électrique de qualité, les besoins en stockage d'énergie pour les moments où la production directe est insuffisante par rapport aux besoins n'avaient pas besoin d'être élevés: il suffirait de pouvoir stocker, à l'échelle européenne, 6 heures de production seulement pour "faire la soudure" dans tous les cas de figure". Cette étude a été faite à partir d'une simulation prenant en compte la réalité météorologique européenne (qui conditionne bien évidemment les productions éolienne et photovoltaïque), de manière fine, sur une durée suffisamment longue de 8 ans.

  Face à cette affirmation, Jacques Treiner avait "fait l'ingénu", en posant "naïvement" la question suivante:
« Mais, si vous n'avez qu'une réserve d'énergie que pour 6 heures seulement,  comment ferez-vous si le vent s’arrête, en hiver et par temps couvert, pendant plusieurs jours ? ».
Jacques Treiner feint de voir dans cette situation un problème insoluble, discréditant les scénarii "100% renouvelables pour l'Europe entière". 

  En l'occurrence, il n'est absolument pas perturbé par le fait que le gouvernement danois ait adopté cet objectif (sans doute les danois ont-il oublié qu'en hiver, parfois, il n'y a pas de vent?)  ni par l'existence d'une étude commandée par la communauté européenne qui dit, elle aussi, la faisabilité d'un tel projet, ni, enfin, par l'existence d'un projet similaire aux Etats-Unis (80% de renouvelables en 2050)... Non! Jacques Treiner n'écoute que son bon sens "paysan" (avec tout le respect que j'ai pour ceux qui font fructifier la Terre!) , "s'il n'y a pas de vent, il n'y a pas d'énergie éolienne, alors, on serait le bec dans l'eau"... Voila!

   En fait, Jacques Treiner n'a "juste" pas compris, plus exactement il refuse d'admettre que la solution à ce problème  se trouve (en partie, l'autre étant dans l'utilisation intelligente de plusieurs types d'énergie (éolien mais aussi hydraulique, biomasse...) et dans celle de moyens de stockage, notamment les STEP) dans ce qu'on appelle "l'effet de foisonnement", qui sera donc l'objet de ce billet. Cours particulier pour monsieur Treiner! ... et pour ceux que le sujet intéresse!


  Pour bien comprendre cet effet, il me semble utile de revenir sur un document publié par l’association pro-nucléaire "Sauvons le Climat" de monsieur Treiner (merci à eux !  :- ) ) et reprise, par exemple,  par Jean-Marc Jancovici sur son site manicore, sur cette page .
Voici ce document :

foisonnement éolien en Europe de septembre 2010 à Mars 2011 © Hubert Floccard, Sauvons le Climat

Je reproduis le commentaire de ce graphe fait par JM Jancovici :
Puissance injectée heure par heure sur le réseau par l'ensemble des éoliennes d'Europe, à quelques exceptions près, entre le 1er septembre 2010 et le 28 mars 2011. L'effet de "foisonnement" n'est clairement pas constaté à l'échelle du continent européen. La puissance installée est de 65000 MW, qui n'est jamais atteinte (le maximum se situe aux 2/3), et le minimum s'établit à un peu moins de 4% de la puissance installée (en septembre).
Source Hubert Flocard, Sauvons le Climat, novembre 2011
Le commentaire de JM Jancovici est très négatif : il insiste sur le fait que la puissance maximale (65 GW, la puissance de 65 réacteurs nucléaires… quand même ! ) n’est jamais atteinte (ce qui est une évidence et n’est nullement un problème). De fait, la puissance maximale atteinte est de 40 GW "seulement", la puissance moyenne est d’environ 15 GW … ce qui est pourtant tout à fait encourageant/ un bon début : cela veut quand même dire que l'industrie éolienne actuelle produit autant d'énergie que 15 réacteurs nucléaires... ce qui est, évidemment, loin d'être négligeable!

    Jean-Marc Jancovici insiste sur le minimum à 4%… mais ne parle pas des durées des « trous dans la production» correspondant.

      Or, ce graphe montre que ces "trous dans la production", le chiffon rouge brandis par les défenseurs de l'énergie nucléaire qui disent "mais enfin, un avenir 100% renouvelables, vous n'y pensez pas, ce n'est pas sérieux, c'est tout simplement IMPOSSIBLE!", sont , à l’échelle européenne, à la fois rares et courts: Le seul « trou » un peu important, sur une période de 7 mois, dure… environ 3 jours, du 1er au 4 Septembre 2010.
   

  3 jours sans vent(*)... un problème insurmontable?

(*): Et encore: il faut relativiser cette affirmation, comme on le verra ci-dessous: une formulation plus juste serait "3 jours sans vent en Allemagne et en Espagne... un problème insurmontable"?

Contrairement à ce que monsieur Treiner feint de penser, la réponse à cette question est: NON, ce n'est pas un problème insurmontable... et ce, pour de très nombreuses raisons!

    La première de ces raisons est qu'un avenir 100% renouvelables pour l'Europe ne sera pas un avenir 100% éolien! L'énergie éolienne sera, certes, une énergie majeure... mais il y aura aussi l'énergie photovoltaïque, l'énergie hydraulique, la biomasse... or, ces deux dernières énergies présentent des possibilités de "pilotage" de la production pour s'adapter à la demande tout à fait intéressantes.

    Mais ce n'est pas tout! Il reste encore les capacités de stockage, et aussi: ce fameux effet de foisonnement.
Jean-Marc Jancovici, sur son site manicore, prétend que le graphe présenté ci-dessus ne montre pas d’effet foisonnement (L'effet de "foisonnement" n'est clairement pas constaté à l'échelle du continent européen)… or, c'est très exactement le contraire!, comme on va le voir ci-dessous.  
Entrons un peu dans le détail, à l’aide de quelques zooms.

Zoom 1 4 Février 2010 © Hubert Floccard, Sauvons le Climat

Zoom 1 sur le 4 Février : les différentes productions européennes.


  Le 4 Février, il y a du vent sur l’Europe… du Nord ! On constate, de bas en haut, la présence :
- d’une forte production en Allemagne/Autriche (en bleu);
- d’une production française (en rouge)… nettement plus modeste, mais qui est à son maximum ; cela provient tout simplement du fait que la puissance installée en France est beaucoup plus faible que celle installée en Allemagne… ce qui changera dans les années à venir, espérons-le !
- d’une production espagnole (en vert) à peu près équivalente à la française… mais qui est très loin de son maximum, que l’on peut voir le 20 Janvier. A vue d’œil, la production le 4 Février n’est qu’un tiers de la production maximale : le vent n’est pas très fort en Espagne… pendant qu’il est fort en Allemagne !
- on voit ensuite la production danoise (en violet) , puis on devine une petite production irlandaise en bleu ciel et enfin une production anglaise (enfin, United Kingdom ) en orange assez modeste… ce qui va sans doute beaucoup changer dans les années à venir, aussi : les anglais ont en effet des projets d’éolien offshore immenses, dont on peut voir une liste ici (un total de 30 GW, juste pour l ‘Angleterre !):
   La puissance totale en action en Europe à ce moment est de 30 GW, 30 réacteurs nucléaires… pas mal du tout !
   Donc, première constatation : comme on peut s’en douter, le vent ne souffle pas partout de la même façon: en l’occurrence, la faible production espagnole de ce moment est (plus que) compensée par une forte production dans le reste de l’Europe !

zoom 2 15 Janvier au 2 Février © Hubert Floccard, Sauvons le Climat zoom JPM2


Zoom 2 : du 15 Janvier au 2 Février 2011.
Sur ce deuxième exemple, on voit le cas qui fait tant peur à Jacques Treiner : 15 Jours sans vent … (à quelque chose près, quand même), en Allemagne, entre le 17 Janvier et le 2 Février. Bon, il y a bien un toute petite « pointe » de vent le 25 Janvier, mais on va la négliger.
  15 jours sans vent… est-ce la fin du monde ?

L’Allemagne doit-elle construire une puissance gaz équivalente à la puissance éolienne installée, pour prendre le relai en l’absence de vent ?


Le 1er Février, calme plat en Allemagne… la catastrophe ?
 
     La réponse à toutes ces questions est : Non !


   Car, on le constate : au milieu de ce « trou » allemand… il y a une très forte production en Espagne !,  du 20 au 25 Janvier notamment.  Il y a aussi une forte production (par rapport à la puissance installée) en France du 25 au 28 Janvier. Il y a de la production au Danemark et en Angleterre le 18 Janvier, en Angleterre et en Irlande le 30 janvier… le 1er Février, trou en Allemagne… mais production tout à fait satisfaisante en Espagne !
   
    Au final, et c’est ça, l’effet de foisonnement, le « trou » majeur de 15 jours en Allemagne, donc à une échelle « locale » « finit », à l’échelle européenne, donc « à grande échelle » en… 4 trous… beaucoup plus partiels  (la puissance immédiatement disponible ne chute pas en-dessous de 5 GW) et plus courts. Il ne « reste » du trou de 15 jours… que 4 petits trous : un très partiel (il reste 8 GW) le 18 janvier, un plus marqué le 19 (5 GW), un le 26-27 Janvier à 8 GW, un dernier partiel à 8 GW du 29 Janvier au premier Février.
 Donc : Le foisonnement diminue la durée et la « vigueur » des trous… auxquels il devient alors possible de répondre, entre autres par des technologies de stockage à assez court terme.
« Bon, mais il reste des trous de 2 jours… 6 heures de stockage, ça n’est pas suffisant , alors ».
La réponse est : pour l’instant et si on ne considère que l'énergie éolienne, oui ... mais ça va changer/ ça va être de moins en moins vrai dans les années qui viennent!

   En effet, le foisonnement que l'on peut constater pour l'instant n'est du qu'à ... DEUX source seulement, en l'occurrence l'Allemagne et l'Espagne... et deux sources seulement, c'est encore un peu court!
  En effet, ces deux zones sont les seules à avoir pour l'instant un potentiel conséquent. Les autres zones (France, UK, Irlande, Danemark... et tous les autres pays d'Europe!) ont des potentiels et donc des productions trop faibles pour pouvoir « peser » vraiment sur le graphique. MAIS ça va changer dans les années à venir, au fur et à mesure du développement des énergies renouvelables, et donc ici de l'éolien, dans ces différentes zones.

Et de fait, avec un peu de perspicacité, on peut facilement voir dès à présent «ce qui se passera dans l’avenir »…sans s’appeler madame Irma ! Il suffit pour cela, tout simplement, d’amplifier les composantes fournies par les pays qui ont pour l’instant une puissance installée trop faible pour peser.


Et ainsi: 

- si on triple ou quadruple la production française, cela va « tuer » dans l'exemple précédent le trou le plus marqué, celui du 19 Janvier ; car, ce jour-là, la France est en train de produire !


      -  si on augmente la production du Danemark et de l’Angleterre, on va « affaiblir encore » le premier trou, du 18 Janvier ;

      - de même, une production danoise augmentée « écornerait » le trou du 29 au 1 le 29;

       - une augmentation de la production anglaise ferait de même le premier Février;

résultat des courses ? du « trou » de trois jours du 29 Janvier au premier Fevrier, il ne resterait plus …qu’un trou à la fois moins prononcé et très court, le 30 Janvier !

     Donc:

                      1) le "foisonnement" de la seule énergie éolienne existe;

                       2) il  sera à l'avenir d'autant plus efficace que différentes "régions" européennes seront en mesure de contribuer de manière significative à la production commune.Et c'est évidemment ce vers quoi on se dirige: La France va (enfin!) démarrer des projets éoliens offshore d'envergure, l'Angleterre également, le Danemark, qui a adopté un objectif de 100% d'énergies renouvelables toutes énergies comprises (électricité, chauffage, industrie, transports) en 2050 va encore renforcer ses parcs, etc, etc.
CONCLUSION :
Ce graphe, fort intéressant démontre donc, au contraire de ce qu’écrit JM Jancovici, l’effet de foisonnement du cumul des productions de différentes « régions » : sur la courbe de puissance totale, on voit que les « trous » sont beaucoup plus … nombreux… mais surtout beaucoup plus courts ! que sur la courbe d’un seul pays, l’Allemagne , par exemple.
   Et ce n’est pas tout… car cette courbe ne prend en jeu qu’une seule des ENR –V : l’éolien ! Or, dans quelques années, il faudra ajouter à cette courbe celle du photovoltaïque, dont la production va devenir très significative, au fur et à mesure de la baisse du prix de cette énergie. Or, le photovoltaïque, ça produit… tous les jours ! Donc, les « trous » qui restent vont être « hachés » par des productions importantes… quotidiennes !

    Quant au cas de figure "catastrophe" qu'envisage monsieur Treiner (plusieurs jours sans vent, avec de gros nuages noirs parfaitement immobiles dans le ciel...)... c'est tout simplement un cauchemar, mais jamais une réalité! Quand le ciel est couvert, on est en phase de dépression, et il y a alors du vent; et quand on n'a pas de vent, alors on a un anticyclone...et un ciel dégagé, favorable à la production photovoltaïque!

    J'ai eu l'occasion de vivre début Juin cette excellente complémentarité entre l'énergie éolienne et l'energie solaire en passant un week-end en Suisse près de la centrale photovoltaïque du Mont Soleil, auprès de laquelle  sont implantées de grandes éoliennes qui (de mon point de vue) ne font qu'embellir le site, d'une grande beauté . Le samedi, grand beau temps: les éoliennes tournaient au ralenti, voire pas du tout... mais le photovoltaïque "donnait" à plein! Le dimanche, changement de décor: pluie, brouillard... et vent sur les crètes! production sans doute ridicule sur les panneaux... mais les éoliennes brassaient, brassaient, majestueusement dans le brouillard... elles, elles "donnaient", dans le vent! Et j'ai eu beau prêter l'oreille, je n'ai entendu aucun bruit...

 

    
 


    Et au final… oui!, monsieur Treiner : des STEP de forte puissance mais de faible capacité, 6 heures seulement, suffiront à faire le « balancing », le complément, le lissage des trous, courts, qui resteront.
     Pour être complet, rappelons, qu’il faudra, évidemment, pour que la production espagnole soit « transférée » en Allemagne et réciproquement, qu’il existe à l’échelle européenne… et si possible même au-delà, donc, « du Maroc au Kazahstan » (deux pays qui présentent de grandes capacités d'éolien terrestre, donc bon marché), un réseau permettant le transfert de grandes puissances d'un point à l'autre de ce très grand ensemble. Un tel réseau existe déjà partiellement, mais il faudra sans doute « l’étoffer » encore. Est-ce impossible ? Bien sûr que non ! Gregor Czisch propose, par exemple, de construire des lignes de courant continu de 800 000 V (actuellement, le réseau THT est du 400 000 V alternatif), permettant de transférer avec peu de pertes (3% de pertes sur 1000 kilomètres, 10% de pertes sur 3000 kilomètres... de quoi traverser l'Europe d'un bout à l'autre!), sur de grandes distances, une puissance de… 13 GW par ligne, la puissance de 13 réacteurs nucléaires « dans un seul fil » ! Avec un tel réseau, on peut donc transférer une très grande puissance, de quoi répondre aux besoins d’un pays entier. Le jour, l’énergie  transférée est immédiatement consommée, car il y a des besoins ; et la nuit… on transfère aussi  : on remplit alors les STEP du pays momentanément « sans vent »… lesdites STEP étant « revidées » le lendemain, pour répondre aux besoins diurnes... par exemple.  Et ainsi de suite...
    Avoir l’esprit gagnant (winner), ne pas se laisser démoraliser (« esprit looser », selon Olivier Danielo ;-) ) par d’apparentes difficultés… qui sont, en réalité, parfaitement solubles ! Est-ce impossible ?
    Il paraît que les français… vont bien… et qu’ils sont pourtant le peuple le plus démoralisé de la planète !
   Monsieur Treiner… pourriez-vous ne pas contribuer à cette dépression chronique, objectivement peu justifiée, avec vos propos anti-ENR démobilisants ? Bien sûr, si vous le faisiez, ça affaiblirait le soutien à l’industrie nucléaire… mais ça serait bon pour le pays… non ?
     
   Bien cordialement,
                   JPM2

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Palestine
Israël envoie l’armée contre sept ONG palestiniennes et provoque un tollé
En pleine campagne électorale, le ministre de la défense israélien a donné son feu vert à une opération militaire en Cisjordanie contre sept organisations majeures de la société civile palestinienne. Des consuls européens et des experts de l’ONU réaffirment leur soutien aux organisations ciblées.
par Sarah Benichou
Journal
Discriminations sexistes à l’entrée de prisons : des retraits de soutiens-gorge imposés à des avocates
Cela fait une décennie que des avocates signalent des retraits de soutiens-gorge imposés par des surveillants quand elles se rendent en prison. Depuis la diffusion d’une note par l’administration pénitentiaire en juillet 2021 interdisant cette pratique, au moins quatre avocates ont rapporté avoir été ainsi « humiliées ».
par Sophie Boutboul
Journal
Rénovation thermique des bâtiments : les bailleurs sociaux à la peine
Un rapport que vient de publier l’Agence nationale de contrôle du logement social montre que seuls 6,8 % du parc social ont fait l’objet d’une rénovation thermique ces dernières années, avec des résultats en matière de performances énergétiques encore très insuffisants.
par Lucie Delaporte
Journal — International
Chine et États-Unis entrent dans un nouveau cycle de tensions économiques
La crise taïwanaise a prouvé la centralité de la compétition entre Pékin et Washington. Sur le plan économique et historique, c’est aussi le produit des errements de la gestion par les États-Unis de leur propre hégémonie.
par Romaric Godin

La sélection du Club

Billet de blog
Les perdus de Massiac
Par quel bout le prendre ? Dénoncer l'incompétence catastrophique et l'inconséquence honteuse de la SNCF ou saluer les cheminots qui font tout leur possible pour contrebalancer l'absurdité du système dont ils sont aussi victimes ? L'État dézingue d'abord chaque secteur qu'elle veut vendre au privé de manière à ce que la population ne râle pas ensuite...
par Jean-Jacques Birgé
Billet de blog
« Le chemin de fer est un trésor public et une solution pour demain »
[Rediffusion] Dans « Un train d'enfer », Erwan et Gwenaël Manac'h offrent une enquête graphique dense, caustique et très réussie sur la SNCF qui lève le voile sur une entreprise d’État attaquée de toute part, un emblème, à réformer sans doute, mais surtout à défendre. Conversation déliée avec Erwan.
par Delaunay Matthieu
Billet d’édition
Entretien avec Manuel Bauer, réalisateur du film documentaire « Vida férrea »
Entretien réalisé par Alice Langlois qui a mené un terrain anthropologique dans la région minière traversée par le film et le critique de cinéma Cédric Lépine, à l'occasion de la présentation du film « Vida férrea » à Visions du Réel, festival international du film documentaire de Nyon (Suisse) en 2022.
par Cédric Lépine
Billet de blog
Relancer les trains de nuit et améliorer l'infrastructure créera des emplois
[Rediffusion] Lorsque le voyageur se déplace en train de nuit plutôt qu’en avion, il génère davantage d’emploi. La relance des trains de nuit peut ainsi créer 130 000 emplois nets pendant une décennie pour la circulation des trains, la construction du matériel et l’amélioration des infrastructures. Bénéfice additionnel : les nouvelles dessertes renforceront l’attractivité des territoires et l’accès à l’emploi.
par ouiautraindenuit