Macron démission!

Ce slogan fait écho à l’injonction de Stéphane Hessel « Indignez-vous ! ». Ce soulèvement n’est pas un Objet Politique Non Identifié, il est le surgissement du politique au sens noble du terme. La révolte originaire d’où surgit dans les consciences, comme autant d’exigences, ce que requiert la dignité de tout un chacun: des conditions de vie décentes.

Macron démission !

Le scandale !

Sur les ronds-points, sur les places, dans les rues, dans les manifestations, sur les barricades, sur Internet, sur les tracts, un slogan se crie et s’écrit : Macron démission ! Deux mots qui précipitent, au sens chimique du terme, le sentiment viscéral d’un rejet devenu collectif. Slogan dont la radicalité ne porte pas seulement sur le sens, mais aussi sur l’intensité émotionnelle d’une vague de fond qui le soulève et le presse : celle de la rage quand ce n’est pas la haine. Repris sur l’ensemble du territoire national, il devient à sa frange, une émeute et distille un climat insurrectionnel. Et cette radicalité se double d’une prétention inouïe : celle de surgir sans prévenir, celle de prendre la parole sans la demander et sans « expertise », celle de se passer des institutions habilitées à parler publiquement : gouvernement, partis politiques, syndicats, associations, médias. Celle de vouloir s’inscrire dans la Constitution à travers le RIC… pas moins !

De quoi être troublé, déstabilisé même ! Comment une démocratie peut-elle connaître une telle contestation ? Comment un Président élu, charismatique à souhait, premier de cordée, jeune et intelligent, à la parole facile et cultivée, aux raisonnements brillants et subtils — bien sous tous rapports — peut-il susciter un tel rejet, nourrir de tels affects ?

La première réaction est immédiate : s’offusquer, se scandaliser. Comme la grande majorité des médias, avec maints éditoriaux, images et vidéos justifiant et nourrissant le scandale : « les journalistes doivent se rappeler qu’ils ne sont pas de simples observateurs, mais qu’ils font partie des élites dont le rôle est aussi de préserver le pays du chaos[1]». Comme la posture autoritaire d’un gouvernement se dressant contre la violence avec fermeté et autorité quand les manifestations tournent à l’émeute. Comme les intellectuels de services qui y vont de leur plume acérée : « L’alibi de la justice est souvent le paravent des passions les plus basses : l’envie, la jalousie et la haine impuissantes, comme disait Stendhal de la France après la Révolution[2]. » Écrits qui parfois témoignent d’une intelligence proprement sidérante : « Un pays pauvre est d’abord un pays qui n’a plus de riches[3]. »

Les réactions ne tardent pas et se multiplient : grands discours, propos offusqués, déclarations solennelles, scènes de violence tournant en boucle sur les médias, mesures prises dans la précipitation, armes de défense utilisées comme arme de combat, grenades lacrymogènes à profusion (plus de 10 000 pour la manifestation parisienne du 1er décembre), véhicules blindés et canons à eau, multiplications des mutilations causées par les forces de l’ordre, interpellations massives ; mais rien n’y fait, les manifestations se répètent d’un samedi à l’autre et le cri retentit toujours et encore : Macron démission !

Une vague de fond

Puisque rien n’y fait, retournons la question sur nous-mêmes : se pourrait-il que quelque chose nous échappe ? Tentons de changer de posture ! Laissons de côté cette bonne conscience prompte à s’offusquer en trouvant dans cette condamnation même une occasion de plus de jouir de l’autosatisfaction et de l’entre-soi d’une classe privilégiée. Laissons de côté le ton mielleux et faussement compatissant de celui qui sait et qui juge les convulsions du petit peuple du haut de sa prétention sociale. Faisons un pas de côté ; ne prenons plus l’événement de face, mais regardons-le de profil, pour le mettre en perspective.

Le mouvement surgit sans crier gare… certes ! Pourtant les études, les articles, les livres, les reportages sont nombreux à dire, justifier, expliquer la souffrance grandissante des gens modestes dont le travail trop discret assure la vie du pays. Depuis 20 sinon 30 ans, les grèves se multiplient, les syndicats se mobilisent, les manifestations se succèdent, les associations interpellent... Et les gouvernements successifs restent sourds : « les manifestations ne font plus de bruit », disait avec mépris Sarkozy. Chômage de masse, précarisation, pauvreté et misère se répandent[4]. Un nombre grandissant de personnes se pressent autour des soupes populaires, comme en temps de guerre. Les conditions de travail qui se durcissent, les inégalités se creusent de manière obscène… Cette violence subie se transforme en désespoir et se retourne contre les victimes elles-mêmes lorsqu’elle ne trouve pas d’issues possibles : dépressions, burn-out et suicides au travail. Leur nombre nous interdit de les réduire à des faits divers, ils sont devenus les symptômes d’une société malade. Un psychiatre[5] interrogé sur les suicides au travail avouait son étonnement à la télévision : il se demandait comment il y en avait si peu !

La souffrance est là comme une vague de fond dont nos responsables politiques ne tiennent pas compte, qui grossit et se creuse, et dispose secrètement les esprits à la révolte, à la sédition, à l’insurrection. Si bien que la stupeur face aux manifestations ne dit pas tant l’inattendu de la crise sociale que l’aveuglement d’une classe sociale repliée sur ses privilèges. Le refus de prendre acte du référendum sur le TCE en 2005 fut la manifestation la plus éclatante de cette cécité terrifiante.

Le film de Ken Loach — Moi Daniel Blake[6] — met en scène la condition contemporaine du travailleur pauvre en Angleterre. Le personnage central, Daniel, la cinquantaine passée, fait un malaise durant son travail. Le médecin diagnostique un problème cardiaque : il lui enjoint d’arrêter de travailler. L’administration lui fait faire un bilan médical sous forme de QCM : note 12. Il faut 14 pour pouvoir prétendre à une aide sociale, il doit donc se remettre au boulot s’il ne veut pas se retrouver à la rue. Dans ses recherches, il sympathise avec une jeune mère célibataire qui finit par se prostituer pour offrir à son fils des conditions correctes de vie. Et Daniel, à son insu, témoigne d’une autre issue à la misère qui l’attend : il ne vend pas son corps pour survivre, il y laisse sa peau. Macron nous donne l’occasion, en live, de vivre le film. Une vidéo[7] le montre, fringant et souriant, dans un de ces bains de foule qu’il affectionne pour montrer sa proximité avec le petit peuple. Une dame âgée lui adresse la parole, hésitante et manifestement gênée. Elle avoue enfin maladroitement le montant de sa retraite : 500 €. Toujours aussi pertinent et vrai, Macron lui répond sans hésitation : « vous n’avez pas assez cotisé » et poursuit son bain de foule. Cette citoyenne est condamnée à vivre sa vieillesse dans la misère, sans autre forme de procès. La logique comptable du gouvernement engendre une banalisation du mal justifiée par les chiffres, les calculs et les courbes de nos experts. Pendant ce temps, la richesse s’accumule de manière obscène entre les mains des riches. « Le pognon fou dépensé pour les pauvres » ne sert à rien, il est certainement mieux entre les mains des riches.

Paroles de violence

C’est ainsi que l’on voit poindre une forme de violence invisible qui s’ajoute à la misère matérielle et à l’isolement, qui ne brise pas les os comme un Flash-ball, mais déchire l’esprit et révulse les consciences. Nous savons depuis Socrate que la seule alternative à la violence est le dialogue : les mots à la place des coups, le débat au lieu du combat. Les mots pour élaborer un monde commun dans lequel tout un chacun s’ouvre à lui-même et à autrui. Pour Ricœur la démocratie repose sur des espaces publics de délibération. Mais l’histoire témoigne d’une perversion de cette fonction du langage dans les relations comme dans la politique. Les études sur la perversion narcissique montrent comment le langage se transforme en arme redoutable grâce à laquelle le pervers domine et détruit sa victime. Il a même le génie de faire passer la réaction de sa victime pour une violence qui justifie ainsi son comportement. Au niveau politique Viktor Klemperer [8] analysait l’évolution du langage sous le régime nazi. L’évolution de sens des mots, la disparition de certains, l’accumulation des euphémismes façonnaient les mentalités : « La langue (…) dirige aussi mes sentiments, elle régit tout mon être moral d’autant plus naturellement que je m’en remets inconsciemment à elle ».

Les mots savants qui impressionnent, les belles formules enrobées de sourires, les raisonnements subtils qui séduisent l’esprit prennent les couleurs de la vérité, de l’écoute, du bon sens et de l’intelligence… pour cacher l’inavouable. Au point qu’il faut prendre à la lettre le sens inverse de ces discours pour en saisir la vérité. Aux manifestants qui hurlent leur colère, Macron répond, sans sourciller, qu’il a « bien entendu » « l’impatience » ; qu’il a bien compris la demande, l’envie même, d’aller encore « plus loin dans le changement », de se montrer « encore plus radical dans les méthodes et les manières de faire ». Quand les discours officiels contredisent aussi frontalement les cris auxquels ils sont censés répondre, la parole qui devrait rassembler se transforme en bombe à retardement. La distorsion radicale entre les mots et ce qu’ils sont censés dire engendre la rage et la haine.

Le premier de cordée excelle dans cette perversion de la parole : il prend l’initiative d’un débat national. Son discours introductif se veut chaleureux, à l’écoute, compréhensif et ouvert ! Comme si rien ne s’était passé depuis son élection : le mépris des syndicats, l’imposition brutale de lois contestées, la dégradation des services publics et de la politique sociale, l’affaire Benalla, les réfugiés, la répression policière… et la politique fiscale en faveur des plus riches, dont la suppression de l’ISF est le symbole.

Le grand débat national se doit être ouvert à toutes les questions… il n’y a pas de tabou… sauf le tabou qui suinte de toutes les décisions du Président : « on ne détricotera pas ce qui a été réalisé en dix-huit mois ». Quand, bien en face, il nous souhaite pour 2019 « de ne pas oublier qu’on ne bâtit rien sur des mensonges » tout en sermonnant : « nous nous sommes installés dans un déni parfois flagrant de réalité », nous prenons légitimement peur, le cynisme prend une telle ampleur que l’on hésite à poser un diagnostic psychiatrique[9].

Le président entend réaliser le vœu de vérité qui l’anime. Mais l’histoire ne se passe jamais comme on l’a prévue, la vérité surgit là où on ne l’attend pas : dans les failles du discours, sans crier gare, échappant à la maîtrise de la pensée. L’écoute et la compréhension maintes et maintes fois proclamées s’éclipsent derrière des propos qui jaillissent comme des lapsus, irrépressibles et répétitifs. A l’adresse des ouvrières de chez Gad qui sont « pour beaucoup des illettrées », des ouvriers de Lunel qui n’ont pas compris « que la meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler », de ces gens « qui ne sont rien », de ceux qui « préfèrent aller foutre le bordel », et sans parler de ceux qui « déconnent »… Ces failles révèlent la vérité du bonhomme : son mépris souverain pour les gens modestes, les invisibles. Les déclarations de Macron sont un tissu subtil de mensonges dont l’accumulation invraisemblable cache la profondeur du mépris qui l’anime.

Le surgissement du politique

Ainsi mis en perspective, le mouvement des gilets jaunes ne provoque pas tant la panique que le soulagement : ouf ! Enfin un événement politique à la hauteur de la crise qui se prépare depuis quatre décennies. Une souffrance quotidienne, devenue insupportable, ose prendre la parole et passer à l’acte. Un Non volontaire, opiniâtre, têtu lancé à la figure des politiciens et de ses experts. « Ça suffit ! trop, c’est trop ; on n'en veut plus ! votre cirque est terminé ! »  L’injonction de Stéphane Hessel « Indignez-vous[10] » prend une dimension collective et visible : il devient cri et soulèvement populaire. Cette violence sociale trop longtemps et trop souvent retournée inconsciemment contre soi-même se fraye enfin un chemin, à tâtons, plus ou moins adroitement, mais avec détermination. Une espérance se fait jour, des solidarités se nouent, des projets collectifs prennent corps, des fêtes s’animent, des analyses se structurent jusqu’à vouloir s’écrire dans la Constitution. Les invisibles accomplissent leur citoyenneté en prenant part à la vie de la cité. Ils n’ont pas de costume, mais sont à leur place autour de la flamme du soldat inconnu dont la mémoire est volée par ceux qui ne meurent pas sur le champ de bataille.

Ce mouvement n’est pas un Objet Politique Non Identifié, il est au contraire le surgissement du politique au sens noble du terme, la révolte originaire d’où surgit dans les consciences, comme autant d’exigences, ce que requiert la dignité de tout un chacun. L’acte premier qui fonde la vie sociale et justifie le politique. Si on entend par le politique, l’art de vivre ensemble, de rendre possible ce qui est nécessaire pour que tout citoyen puisse vivre dignement et correctement : « Ce mouvement n’appartient à personne et à tout le monde. Il est l’expression d’un peuple qui, depuis quarante ans, se voit dépossédé de tout ce qui lui permettait de croire à son avenir et à sa grandeur [11]». Déclaration qui fait écho aux propos de Simone Weil lors de la grève des ouvrières métallos de 1936 : « Tous ceux qui sont étrangers à cette vie d’esclave sont incapables de comprendre (…) Dans ce mouvement, il s’agit de bien autre chose que de telle ou telle revendication particulière, si importante soit-elle (…) Il s’agit, après avoir toujours plié, tout subi, tout encaissé en silence pendant des mois et des années, d’oser se redresser, se tenir debout. Prendre la parole à son tour[12]. »

On a beau jeu de critiquer la maladresse de telle ou telle doléance du sein de son confort, à l’abri de ses coffres-forts et d’un entre-soi privilégié. Le cri est le surgissement du politique arraché au marécage de la politique. Cet événement témoigne d’une lucidité qui jette une lumière crue sur l’aveuglement de nos élites.

Le petit peuple ne manque pas nécessairement d’intelligence comme le laisse supposer l’argument décisif et récurrent de nos hommes politiques depuis plus de 20 ans : « ils n’ont pas compris, nous n’avons pas été assez pédagogues », suggérant implicitement la bêtise du peuple et l’intelligence des élites habillée de modestie. Le refus de changer de cap proclamé par Macron a bien été compris : c’est tout simplement cela que les Gilets jaunes refusent. Ils ont bien saisi le cœur de la politique de Macron. L’injustice fiscale en faveur des riches, l’invitation lancée aux jeunes à devenir riche, le pognon fou donné aux pauvres, le mépris pour les gens modestes… tout est mis en œuvre pour sécuriser l’argent des riches. L’annulation de l’ISF n’est pas une maladresse, elle révèle tout simplement le ressort de sa politique, conformément à son itinéraire intellectuel et professionnel.

Un très vieux texte formule avec concision cette logique : « On donnera à celui qui a et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas, on ôtera même ce qu’il a ! [13]». Les gilets jaunes l’ont bien compris : la question de l’ISF est au cœur du combat engagé. Symboliquement, mais aussi économiquement. Sur une année, actuellement, l’activité de la bourse contribue pour 3,8 % à l’investissement des entreprises. Au niveau de l’activité globale : pour 0,3 %. L’essentiel de l’activité boursière est un jeu de spéculations qui mine l’économie réelle[14].

De la radicalisation

Quand le conflit est bloqué, il y a toujours une alternative possible et risquée : la dernière. Le départ d’un des protagonistes, celui qui focalise le mécontentement. Et comme Macron assure la plus haute responsabilité politique, il n’y a pas d’autre autorité que celle qui fonde le politique en démocratie qui puisse le mettre à la porte : le peuple. C’est ce que nous apprend le cours d’histoire sur la Révolution française à l’école.

La radicalité du slogan Macron démission perd alors son caractère inconvenant, sinon scandaleux ; il devient une évidence et une espérance, l’issue incontournable qui témoigne de la pertinence politique de ce mouvement. Car, enfin, quelle est la radicalité première qui a engendré une telle résistance populaire, si ce n’est celle de Macron qui répète à l’envie à l'envi : « En aucun cas, je ne changerai de politique ». Selon le Larousse, le verbe radicaliser se définit ainsi : rendre un groupe, son action, plus intransigeants, plus durs, en particulier en matière politique et sociale. Et l’adjectif radical : qui présente un caractère absolu, total, définitif. Radicalité politique d’autant plus dure qu’elle repose sur une base électorale particulièrement faible : à 79 % de taux de participation et à 45 % de vote utile (mesurés par un sondage Opinionway), les 24,1 % de Macron au premier tour donnent un soutien réel de 10,47 % des inscrits lors des dernières élections présidentielles. La radicalité est la traduction politiquement correcte d’un régime autoritaire, sinon totalitaire : celui qui ne supporte aucune alternative.

Les gilets jaunes adaptent spontanément leur réponse à la réponse implacable du président. La radicalité de Macron engendre la radicalité des Gilets jaunes. Et dans ce sillage, la violence de la répression engendre et aggrave la violence des manifestants comme le dit explicitement un haut responsable des forces de l’ordre lors d’un entretien sur le caractère réactionnel de la violence : « c’est nous, l’institution, qui fixons le niveau de violence de départ. Plus la nôtre est haute, plus celle des manifestants l’est aussi[15]. »

Le dimanche 27 janvier 2019, le nombre des mutilés[16] parmi les manifestants, les passants et journalistes et les lycéens est proprement invraisemblable : 1 décès, 159 blessures à la tête, 18 éborgné-es, 4 mains arrachées. Le gouvernement transforme les manifestations en champ de bataille et fait l’éloge des forces de l’ordre. Le néolibéralisme s’épanouit. Notre président écoute son peuple !

 

Jean-Paul Sauzet

-----------------------------------------------------------------------

Dernière publication :

L’ère du profit

Editions l’Harmattan, Paris, décembre 2018.

 

Toute culture est une tentative de juguler la violence. Prônant une liberté sans limites, faisant de l’égoïsme une vertu sociale et de la propriété privée un droit naturel et inaliénable, le capitalisme libère une passion qui ne tolère aucun obstacle : l’appât du gain. Il réduit toutes choses en marchandises : l’homme et la nature. La radicalité de cette passion engendre les crises sociales et les catastrophes naturelles. L’avenir de l’humanité passe par une révolution qui imposera des limites à l’accumulation de la richesse.

-----------------------------------------------------------------------

[1]Elie Cohen et Gérard Grumberg, « Les Gilets jaunes : une double régression », Telos, 7 décembre 2018, www.telos-eu.com

[2]Pascal Bruckner, Le figaro, 10 décembre 2018.

[3]Nicolas Doze, BFM TV, 5 décembre 2018.

[4]Près de 8,9 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté en 2015, selon la définition européenne.

[5]Marie Pezé : La mécanique du burn out, France 5, 14 février 2018.

[6]Kenn Loach, Moi Daniel Blake, 2016.

[7]Colombey-les-Deux-Églises, à l’occasion du soixantième anniversaire de la Ve République.

 

[8]Viktor Klemperer, Langue du Troisième Reich, carnet d’un philologue, paru en 1947.

[9]Frédéric Lordon, Les forcenés, Les blogs du monde diplomatique, 8 janvier 2019.

[10]Dans cet essai, Stéphane Hessel appelle à ne pas accepter le creusement des inégalités de richesse, critique la politique d’immigration des gouvernements de Fillon, regrette le poids du monde financier dans les choix politiques et dénonce l’affaiblissement de l’héritage social du Conseil national de la Résistance (sécurité sociale et régime de retraite). Wikipédia.

[11]Allocution adressée par trois « gilets jaunes » au « peuple français et au président de la République Emmanuel Macron » le 15 décembre, place de l’Opéra à Paris.

[12]Simone Weil, « La vie et la grève des ouvrières métallos », La Révolution prolétarienne, Paris, 10 juin 1936.

[13]Matthieu, 13,10-17

[14] Frédéric Lordon, Démontage d’un enfumage. Youtube.com

[15]Propos d’un « haut responsable des forces du maintien de l’ordre, recueilli par Laurent Bonelli, dans « Pourquoi maintenant ? », Le monde diplomatique, janvier 2019.

[16]Fil Twitter de David Dufresne, journaliste indépendant.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.