Comment faire avec le FN en ce moment ?

Nous avons un souci : le FN a décidé de briser l’unité nationale par manque de réception d’un carton officiel d’invitation.Ce souci, nous l’avons rencontré sur Orléans. Nous nous sommes appelés, chaque responsable de parti ou d’ONG, assos : UMP, PCF, PS, UDI, ATTAC, EELV, etc. Nous nous sommes posés deux questions : comment répondre aux nombreuses demandes reçues pour l’organisation d’un nouveau moment de recueillement collectif, sans donner l’impression que nous nous faisions une publicité inacceptable et comment devait-on réagir avec le FN.

Nous avons un souci : le FN a décidé de briser l’unité nationale par manque de réception d’un carton officiel d’invitation.

Ce souci, nous l’avons rencontré sur Orléans. Nous nous sommes appelés, chaque responsable de parti ou d’ONG, assos : UMP, PCF, PS, UDI, ATTAC, EELV, etc. Nous nous sommes posés deux questions : comment répondre aux nombreuses demandes reçues pour l’organisation d’un nouveau moment de recueillement collectif, sans donner l’impression que nous nous faisions une publicité inacceptable et comment devait-on réagir avec le FN.

A la première question, la solution a été vite trouvée : la municipalité d’Orléans invite les citoyen-nes à une marche et chacun de nous appelle à la rejoindre, dans la dignité, sans drapeau, ni banderole.

La deuxième question fut plus ardue, chacun l’a posé à l’autre : on fait quoi ? Une vraie réflexion collective sans animosité, posée, une volonté d’unité mise dans la balance face aux diverses déclarations de ce parti. Si nous l’excluions, il se victimiserait. Mais finalement, l’invitation par l’institution républicaine qu’est la municipalité nous a dégagé de la décision : chacun-ne, en tant que citoyen-ne, choisit de venir.

Mais au niveau national, le pataquès est arrivé, des déclarations, des pièges que ce sont tendus eux-même des politiques, et la controverse revient, à en dégoûter chaque citoyen-ne.

Oui il y a eu des déclarations abusives de dirigeants de gauche. Oui la droite s’est retrouvée piégée. Oui ça a merdé.

Mais en ce moment, comme si j’avais reçu un choc dernièrement (…), je me sens dans un état de réflexion, de peser chaque geste, chaque parole. Et j’ai vu défiler sur les réseaux sociaux, la bêtise, la haine. J’ai vu des choses outrancières, des écrits indignes… signées par des membres du FN, de l’extrême-droite, de partis proches du FN, de groupuscules appelant à voter Marine Le Pen.

Juan Sarkofrance a fait un inventaire des dégueulasseries brunes, on peut en lire jusqu’à la nausée sur son blog. Comme il le dit si bien : sur Twitter, l’union nationale n’existait pas au sein de la fachosphère, et ce, dès les premières heures qui ont suivi le drame.

Rappelez-vous des premières heures, des premières déclarations de responsables du FN. Après les attentats qui ont tué 12 personnes au siège de Charlie Hebdo mercredi matin, Marine Le Pen a estimé, jeudi matin, nécessaire de relancer le débat sur la peine de mort. Les corps étaient encore chauds que la nationaliste polémiquait déjà. Le Pen de mort…

Dès les premières heures, elle et son parti se sont engouffrés dans la polémique comme le relate Le Parisien ou encore Mediapart.

Avez-vous vu ce tweet de Julien Rochedy, ancien président des jeunes FN ?

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Ce tweet qui s’amplifie de dégoût lorsqu’on voit que le Bloc Identitaire en tire des t-shirts pour se financer sur les cadavres.

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Répugnant encore cet article du blog FdeSouche titrant Liberté d’expression : Quand Charlie Hebdo voulait interdire le FN, le jour même du massacre à Charlie Hebdo.

Le FN et sa Présidente ont cherché la polémique dès les premiers moments, elle est bien là la récupération politique.

« Et toi tu en penses quoi de la venue du FN à la marche à Orléans ? », m’a-t-on demandé. « Ils peuvent venir, mais doivent nous montrer des signes de sincérité », ai-je répondu.

Je ne vois pas la sincérité, j’en doute, mais rien n’interdit chaque membre de ce parti à venir anonymement, sans étiquette, pour se recueillir dignement, comme nous le ferons à Orléans, Paris et partout en France.

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